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la bête noire - Page 4

  • Ragdoll de Daniel Cole

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Ragdoll ?

       "Je continue à guetter chaque sortie de la Bête Noire et celui-ci paraissait au-dessus du lot. D'ailleurs, il me semble n'avoir vu que des chroniques positives à son sujet."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'inspecteur Wolf, récemment réintégré dans la police, est appelé sur une scène de crime où l'on vient de découvrir un corps composé de six victimes différentes. Une enquête déjà éprouvante pour un flic à la dérive... Ajoutez à ça que le corps se trouve dans l'immeuble en face du sien et pointe sa fenêtre du doigt et vous obtiendrez une situation explosive..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "J'ai adoré l'entrée en matière qui nous plonge directement dans les remous de l'histoire et nous dépeint Wolf sous un jour peu flatteur mais qui nous touche directement au coeur malgré tout. J'ai lu le reste du livre presque d'une traite, ce qui est un bon indicateur à la fois de la qualité de son écriture et de son intrigue. L'épaisseur des personnages est particulièrement intéressante, il y a ceux que l'on aime, ceux que l'on déteste mais il y aussi toutes les nuances qui motivent le comportement humain. En bref, on se dirigeait aisément vers un coup de coeur si seulement... Je lis beaucoup de thrillers et il y a donc de nombreuses ficelles que je commence à connaître. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est que l'auteur arrive à me balader et à m'étonner et la seule chose que je déteste, c'est l'emploi d'un procédé que je trouve malheureusement de plus en plus répandu : mentir au lecteur. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans vous spoiler mais ce fut pour moi la douche froide en approchant de la fin de constater que l'auteur avait choisi cet angle d'attaque. Je me suis sentie flouée."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Même si je suis déçue du dénouement, je ne suis pas sûre de résister à une suite, ne serait-ce que pour savoir comment l'auteur s'en sort avec les éléments qu'il a déjà posé. Et pour retrouver le héros aussi bien sûr..."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques de la Bête Noire ICI 

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  • La Prunelle de ses Yeux d'Ingrid Desjours

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Prunelle de ses Yeux ?

       "Un nouveau Ingrid Desjours, un nouvel opus de la Bête Noire, deux bonnes raisons pour lire ce livre sans tarder."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Gabriel est aveugle depuis la nuit la plus atroce de sa vie. Pourtant, il n'a aucun problème médical, le choc psychologique est le seul responsable et il n'a pas renoncé à retrouver la vue. Pour cela, il devra effectuer un voyage douloureux dans son passé et demandera à Maya d'être son guide sans lui avouer qui il est... "

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Le début, et mes précédentes lectures du même auteur, me laissaient dans l'attente de quelque chose d'un peu plus tordu et je ne sais pas trop si c'est bien ou non que ce ne soit finalement pas le cas. Mais le vrai problème c'est que très vite, on devine assez facilement chaque nouveau rebondissement et je n'ai été que très peu surprise au cours de ma lecture. Ce n'est donc pas l'intrigue qui nous pousse à tourner les pages mais heureusement, le personnage principal est intrigant, attachant et tout simplement irrésistible. Ingrid Desjours est comme toujours maître dans la psychologie de ses protagonistes et dans l'exploration de la nature humaine et pour moi, ça, c'est un vrai régal."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "J'ai aimé la fin même si, là encore, je n'ai pas été scotchée. J'ai lu plusieurs livres de l'auteur au cours de l'année qui s'est écoulée et je constate le même effet que j'avais déploré avec Maxime Chattam, à savoir qu'au bout d'un moment, on commence à connaître les mécaniques de l'auteur et à ne plus être surpris. Pour moi, cet opus est en-dessous des précédents mais je ne doute pas qu'il en fera frissonner plus d'un."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques sur la collection de la Bête Noire ICI

    et les autres chroniques des romans d'Ingrid Desjours par LÀ.

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  • L'Affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec L'Affaire Léon Sadorski ?

       "Depuis les débuts de la Bête Noire, j'ai beaucoup apprécié toutes ses parutions et j'aime généralement beaucoup les romans qui se déroulent au cours de la Seconde Guerre mondiale. Deux raisons pour ne pas passer à côté de ce roman."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Avril 1942, le destin de l'inspecteur Sadorski, collabo et antisémite, sous l'Occupation allemande..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Il y a peu de façons de le dire, j'ai détesté. Inutile de me sauter dessus tout de suite, voir de m'insulter, je suis consciente que beaucoup ont adoré, que le livre est pré-selectionné pour le Goncourt mais je ne peux pas contrôler mon ressenti, désolée. Premier point négatif, la quatrième de couverture nous dévoile plus de la moitié du livre et pas la plus intéressante selon moi, lui ôtant donc le seul élément qui aurait pu me garder accrocher, la surprise, la découverte. La suite effectivement, avec son semblant d'enquête policière, enfin, aurait pu plus me plaire mais c'était trop tard, j'étais perdue pour toujours. Si je suis fascinée par ce qui façonne l'histoire des gens, je n'ai pas fait des études de psychologie pour rien, je ne vois aucun intérêt en revanche à me vautrer dans ce que peut faire et dire de pire la nature humaine sous l'effet conjugué du groupe, de la propagande et... de sa propre nature bien sûr. Certains diront que c'est un devoir de mémoire peut-être, personnellement je n'ai pas besoin de ça pour me souvenir, et je suis justement trop consciente des mécanismes psychologiques en jeu pour permettre de juger qui que se soit. Enfin, quand un auteur vous donne le nom de toutes les rues que l'inspecteur traverse pour vous dire qu'il est allé au boulot, je sais que ce n'est pas un roman pour moi. Plus d'un passage donne plus l'impression de lire des archives qu'un roman. C'est d'ailleurs déjà ce qui ne m'avait pas plu dans le précédent, j'aurais mieux fait de m'en souvenir plus tôt. Sans parler des listes de noms, de qui a fait quoi et quand, nombreuses et longues qui ne sont pour moi pas moins mesquines que les petites lettres de dénonciation de Sadorski."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Même sur la fin je suis déçue, la vengeance n'étant accomplie qu'à moitié mais inutile d'en rajouter je crois. Et je finirai donc en rappelant que tout ce qui ne m'a plu m'est propre, que je n'ai pas la vérité universelle mais que c'est également mon droit de ne pas avoir aimé (oui, je suis fatiguée de me faire engueuler parce que je n'ai pas apprécié un livre, maintenant je prends les devants)."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez ma chronique d'Avis à mon Exécuteur et après, c'est promis, j'arrête de lire Romain Slocombe.

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