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  • The Ten Thousand Doors of January d'Alix E. Harrow

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    • the ten thousand doors of January, fantasy, the in english please challenge, Alix E. HarrowMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Ten Thousand Doors of January ?

       "Voilà bien l'exemple d'un craquage totalement futile et entièrement imputable à Instagram ! Si vous arrivez à résister à une couverture aussi sublime, moi pas. Mais je ne voudrais pas me faire passer pour plus superficielle que je ne le suis, ce roman avait également de super critiques et son auteur a gagné plusieurs prix en Fantasy... Prometteur donc !"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "January Scaller grandit dans la maison du riche Mr Locke, sous sa protection et entourée de pièces de musée que son père ramène régulièrement de ses voyages autour du Monde. Mais alors qu'on lui demande d'être une gentille fille et de savoir rester à sa place, elle ne rêve que d'aventures et de découvrir ce qui se cache réellement derrière cette porte bleue qu'elle a ouvert, enfant, et qui sentait la mer..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je n'irais pas jusqu'à dire que je n'ai pas aimé ce livre mais disons qu'il a échoué à retenir mon attention. J'ai apprécié ma lecture mais je ne ressentais aucune urgence à la poursuivre et c'est d'autant plus dommageable que je l'ai lu en anglais. Le livre a donc traîné en longueur et je déteste passer trop de temps sur le même livre.

       Pour moi, c'est comme si l'auteur s'était trompée d'histoire. Elle nous raconte celle de January, une jeune fille qui pendant longtemps s'ennuie et ignore tout des mondes qui l'entourent et on s'ennuie avec elle. J'aurais tellement préféré suivre Adelaïde, qui a passé une grande partie de sa vie à voyager à travers les portes, à traquer les histoires pour les déceler, à découvrir de nouveaux mondes tous plus extraordinaires les uns que les autres. Voilà qui aurait retenu mon attention, sans aucun doute. C'est amusant parce qu'à la fin du roman, on retrouve une interview de l'auteur et elle explique qu'elle a placé son histoire dans notre monde parce qu'elle manquait d'imagination pour la placer ailleurs et je crois bien qu'elle a effectivement mis le doigt sur le soucis principal. Elle a eu cette idée géniale de portes entre différents mondes mais elle n'a finalement pas su la développer à mon goût."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Ça reste un livre sympa et j'ai finalement aimé l'histoire contrairement à ce qu'on pourrait croire. J'aurais d'ailleurs sûrement plus apprécié encore si je l'avais lu en français, une grande partie du problème vient donc de moi. Mais malgré tout, c'est un roman qui n'exploite pas tout son potentiel et ça, ça m'agace toujours un peu."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "The T'en Thousand Doors of January" ?

  • The Telephone Box Library de Rachael Lucas

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    • the telephone box library, rachael Lucas, feelgood book, Sarah McMenemyMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Telephone Box Library ?

       "Je l'ai découvert grâce à ma dealeuse d'envies, Emjy. Et doublement, qui plus est. D'abord parce que c'est sur son compte que je l'ai vu et que je suis tombée amoureuse de la couverture, illustrée par la talentueuse Sarah McMenemy, et ensuite parce qu'elle a eu la gentillesse de me l'envoyer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Après des années de pression et de travail acharné, Lucy se voit obligée de lever le pied à cause de sa santé. Elle décide alors de s'isoler six mois dans un petit village des Cotswolds, afin de se reposer et de faire quelques recherches sur la Seconde Guerre Mondiale..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai adoré l'ambiance de ce village anglais, j'avais sans cesse envie d'y retourner, de me blottir dans ce cadre rassurant, avec ses habitants emblématiques, ses traditions, ses commérages... C'est indéniablement le point fort du roman. Pour ce qui est de l'histoire, c'est moins réussi j'en ai peur. J'ai trouvé que l'intrigue était vraiment lente à démarrer, et à progresser d'ailleurs. Il y a aussi peu de suspense dans le dénouement qu'il y en a dans les secrets de guerre de la vieille Bunty que l'on devine aisément. Cela manque donc de tension, d'une raison qui nous pousserait à tourner les pages plus vite et bizarrement, le constat est le même du côté du héros. Franchement, on a bien envie de secouer tout ça, lui compris, parce que bon, le flegme anglais ça va bien cinq minutes mais quand sa fille adolescente sèche les cours, lui ment les yeux dans les yeux et qu'il lui dit juste de ne pas recommencer, pitié !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est bien sûr mignon tout plein sur la fin et il y a plein de petites choses très chouettes tout au long du roman également, comme le chat qui s'appelle Darcy, les chiens très présents ou l'histoire de la cabine téléphonique bien sûr, disons juste qu'il ne faut pas en attendre trop."

     

        Mlle Alice, merci pour cette cinquième participation au challenge "In English, please", et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "The Telephone Box Library" ?

  • The Warden d'Anthony Trollope

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    • the warden, Anthony Trollope, thirkell, les chroniques de barsetshre, barstshire, the warden, le directeur, lire en VO, the in english please challengeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Warden ?

       "Bien qu'il s'agisse d'un style de livre et d'écriture totalement différents, les romans d'Angela Thirkell, que j'aime beaucoup, se déroulent autour de la ville imaginaire de Barsetshire, créée de toutes pièces par Anthony Trollope. Il était donc naturel que je finisse par vouloir découvrir l'endroit sous la plume de son auteur légitime, en commençant par le premier volet des "Chroniques de Barsetshire", The Warden (Le directeur, en français)."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Mr Harding, après une longue carrière au service de l'Église d'Angleterre, se voit récompenser d'une position bénéficiant d'un revenu confortable et d'une somme de travail très limitée. Mais la période est au changement et la gestion des biens du clergé est de plus en plus souvent remise en cause. Quand le directeur va à son tour être accusé de profiter de sa position et d'encaisser plus que son dû, son existence va en être ébranlée..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ma principale déception vient du fait que ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Ce que j'aime particulièrement dans nombre de romans anglais, c'est cette ambiance de village peuplé de personnages hauts en couleurs et attachants. C'est ce que je venais chercher à Barsetshire alors que le roman tourne quasi exclusivement autour de cinq ou six protagonistes, et presque tous d'une même famille. Je retrouve également ce qui m'avait marqué dans Miss Mackenzie, du même auteur, cette propension à nous compliquer la tâche quand il s'agit d'apprécier les personnages. Le seul que Trollope épargne ici est Mr Harding pour lequel on se prend finalement d'affection mais même là, se joue une ambiguïté. Doit-on ou non soutenir sa cause ? L'auteur lui-même semble incapable de trancher (et je comprendrai mieux pourquoi en lisant la postface). On a trop peu d'éléments sur l'essentiel et beaucoup trop sur l'inutile à mon goût... Mais petit à petit, Mr Harding s'affirme et le lecteur a alors envie d'être derrière lui pour le soutenir dans sa démarche, la seule du roman à être menée pour les bonnes raisons..."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai quand même aimé ce roman, qui pousse énormément à la réflexion sur de nombreux sujets : la place de chacun, la gestion du clergé, le pouvoir de la presse mais par-dessus tout, l'importance d'agir en conscience et en accord avec ses valeurs. Cependant, je recherche toujours ce même équilibre et cette même justesse dans la conclusion d'un roman et il me semble qu'ici, ce qui sont punis ne le méritaient pas vraiment et ceux qui ont agi sans réfléchir sont un peu trop récompensés."

     

        Mlle Alice, merci pour cette sixième participation au mois anglais et cette troisième participation au challenge "In English, please", et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres d'Anthony Trollope ICI

    et celles d'Angela Thirkell, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Le Directeur" ?