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Books are my Wonderland

  • We Have Always Lived in the Castle de Shirley Jackson

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    • lecture d'halloween, roman noir, shirley jackson, we have always lived in the castle, nous avons toujours vécu au châteauMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec We Have Always Lived in the Castle ?

       "J'ai entendu parlé de Shirley Jackson a plusieurs reprises en cherchant des lectures d'Halloween. Ses livres sont disponibles en français d'ailleurs mais je ne tombais jamais dessus en librairie. Finalement, j'ai craqué pour cette édition anglaise à la couverture assez parlante."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "La famille Blackwood a toujours vécu là mais jamais elle ne s'est abaissée à fréquenter les gens du village. Aujourd'hui, plus de six ans après le drame, les seuls membres restants de la famille, sont plus isolés que jamais, reclus dans leur maison, cachés aux yeux de tous..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Dès les premières pages, cet ouvrage est extrêmement addictif. Impossible de le lâcher. Il y a d'abord toute cette haine ressentie autour des héroïnes qui nous semble si injuste, et tout ces secrets que l'on devine à demi mais que l'on attend de nous voir révélés. À chaque fois que l'on pense que le récit ralentit, un nouvel évènement survient. Il n'y a aucun temps mort dans ce roman par ailleurs assez court. On se prend au jeu, on sait que quelque chose cloche et pourtant on reste aux côtés de deux soeurs Blackwood. C'est d'ailleurs essentiellement la narratrice, la plus jeune des deux, qui installe ce climat dérangeant. Sans cesse, je dois essayer de me rappeler qu'elle a dix-huit ans alors qu'elle parle et qu'elle agit comme une enfant de douze ans, comme si elle était restée bloquée à l'âge du drame..."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La révélation principale n'est absolument pas une surprise mais je ne suis pas sûre que l'auteur souhaitait qu'elle en soit une, tous les éléments étaient quand même assez clairement sous nos yeux. Après, je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue par cette fin parce que je ne peux pas m'empêcher d'être une optimiste et d'espérer toujours mieux, toujours un peu plus."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "We Have Always Lived in the Castle" ?

  • Vocation Fatale d'Anne Perry

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    • vocation fatale, Anne Perry, monk, saga monk, policier anglais, Angleterre victorienneMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Vocation Fatale ?

       "Il s'agit ici du quatrième volet des aventures de William Monk, que j'avais envie de poursuivre depuis longtemps. De plus, il semblerait qu'une nouvelle fois il devienne difficile de trouver les premiers tomes, une bonne excuse donc pour ne pas tarder à les acquérir."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Un meurtre a été commis au Royal Free Hospital et Lady Callandra, en tant qu'administratrice, a eu la malchance de découvrir le corps. Alors que les soupçons de la police se dirigent très rapidement vers le Docteur Beck, l'un de ses amis très chers, Callandra demande à Monk d'enquêter de son côté..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "La construction de ce roman sort du schéma habituel du roman policier. Nous avons tout d'abord une première enquête, puis arrive la principale, bien différente, qui se déroule en deux parties, dont une pendant le procès du meurtrier présumé. J'ai aimé ces différentes phases, les changements de points de vue et d'enjeux mais j'ai quand même trouvé que l'histoire s'étirait un peu en longueur. Cela était d'autant plus accentué qu'il est très facile pour le lecteur de comprendre le mobile du crime dès le début, là où les enquêteurs ne le découvrent que dans les toutes dernières pages. Peut-être est-ce également le côté 'mondain' que l'on retrouve habituellement, qui m'a un peu manqué ici, l'intrigue se déroulant essentiellement à l'hôpital, un endroit des plus sordides à cette époque. Mais même si ce n'est pas le meilleur des Anne Perry que j'ai lu, c'est malgré tout une lecture vers laquelle j'avais sans cesse envie de revenir, avec des personnages que j'ai toujours grand plaisir à retrouver."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je dois dire que je n'ai pas du tout vu venir cette fin, ce qui est toujours un peu très positif pour un roman policier, il faut le dire. J'ai aimé le retournement de situation ainsi que la tension que cela ne manque pas de créer dans les dernières pages même si je n'ai pas pu m'empêcher d'être tristes des conséquences de cette culpabilité."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques de la saga Monk ICI

    et toutes celles des livres d'Anne Perry par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Vocation Fatale" ?

    Catégories : Lire et Enquêter 0 commentaire
  • The Dutch House d'Ann Patchett

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    • ann patchett, lire en vo, the dutch houseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Dutch House ?

       "C'est encore une histoire d'Instagram et de jolies couvertures que vous commencez à connaître. De plus, Ann Patchett est encensée par la critique et j'avais vraiment envie de découvrir sa plume."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Danny nous raconte son enfance, et celle de sa soeur Maeve. Grandir à "The Dutch House", les samedis juste entre son père et lui, sa nouvelle belle-mère qui ne les a jamais aimés... Puis l'âge adulte, et tout le reste..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Pour dire toute la vérité, quand j'ai reçu ce livre, j'ai un peu regretté de l'avoir commandé. Tout à coup, il me faisait un peur... Et puis je l'ai commencé et je n'ai plus eu le temps de m'interroger. J'ai été séduite dès les premières pages. Tout d'abord, c'est bien écrit mais dans un anglais complètement fluide, à tel point que j'ai rapidement oublié que je ne lisais pas dans ma langue maternelle et ça, c'est toujours un réel plaisir (d'autant que le niveau de complexité ne fait pas la qualité...). Mais surtout, l'histoire de ce frère, de cette soeur, de cette maison, qui est presque le personnage principal du livre, la palette d'émotions que l'auteur nous fair ressentir : la fascination, la tendresse, l'indignation, la colère, la tristesse... J'ai adoré par-dessus tout la belle relation entre Danny et sa soeur Maeve, l'amour qu'ils se portent mutuellement envers et contre tous mais j'ai regretté la grande indulgence de l'auteur envers les parents des héros. C'est tellement plus facile de mettre la faute sur la belle-mère quand c'est pour moi la lâcheté du père qui est la première responsable de la situation. Quant à l'idée que l'on peut tout pardonner à une mère, même d'avoir abandonné ses enfants, je ne suis pas sûre d'avoir assez d'indulgence en moi. Mais Ann Patchett a un talent indéniable pour ne pas idéaliser ni le monde, ni les hommes et les dépeindre avec brio, tout en nous aidant à accepter ces imperfections."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Là encore, j'ai pensé que je n'aimerais pas la fin. Je suis adepte, dans les romans, à défaut de pouvoir l'obtenir dans la vraie vie, des choses qui s'équilibrent. J'aime que les personnages aient ce qu'ils méritent et plus je tournais les pages, plus il m'était difficile de continuer à y croire. Pourtant, en refermant le livre, j'étais tout à fait satisfaite de cette boucle bouclée, sûrement ai-je lâchée prise moi aussi au fil des pages. C'est un roman très mélancolique mais qui fait malgré tout du bien. Je le conseille les yeux fermés et j'espère qu'il bénéficiera bientôt d'une traduction française."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "The Dutch House" ?