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Books are my Wonderland - Page 3

  • Romance Challenge de Susan Lee

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    • romance challenge,susan lee,corée du sud,littérature coréenne,passion corée,hanguk,korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Romance Challenge ?

       "La version anglaise est dans ma wishlist coréenne depuis longtemps et j'ai été ravie d'apprendre qu'il sortait en français. Les éditions Robert Laffont ont eu la gentillesse de me l'envoyer en numérique."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Irene est une experte en romance sur les réseaux sociaux. Elle pourrait en parler pendant des heures ! Pourtant, alors qu'elle doit décrocher un nouveau contrat de partenariat, elle se met à douter. Et si on se rendait compte qu'elle n'a jamais été amoureuse en vrai ? Une seule solution, trouver l'amour au plus vite..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Même si je ne suis pas trop romance et que je préfèrerais qu'on nous en traduise des coréennes (et non pas américano-coréennes), j'ai beaucoup aimé le début. J'adore l'idée d'une héroïne qui parle de livres en ligne, il est évident que ça me parle, et j'ai aimé qu'elle regarde la vie à travers les codes de la romance, qui est sa passion. À part quelques tropes, je n'y connais pas grand chose, mais ça m'a vraiment amusée de découvrir tout ça. Là où ça a commencé à se gâter, c'est quand les deux héros entrent en compétition avec leur romance challenge justement. Le but est de cocher le plus de cases possibles avec ces fameux tropes en multipliant les rendez-vous. Franchement, la façon dont les personnes impliquées dans ces rendez-vous sont uniquement des instruments dans le jeu des deux héros me dérange. Mais ce n'est pas laromance challenge,susan lee,corée du sud,littérature coréenne,passion corée,hanguk,korean lit seule chose qui m'a gênée malheureusement. Je n'ai jamais accroché avec le héros que je trouve arrogant et j'en ai marre qu'on romantisme des comportements comme la jalousie excessive (il est quand même à deux doigts de frapper un autre garçon sans raison) ou le fait qu'il 's'inspire' très lourdement de son travail en ligne mais c'est parce qu'il l'admire donc c'est mignon. Non. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé qu'à chaque fois qu'elle s'ouvrait à lui, il minimisait ses ressentis et comparait systématiquement à ce qu'il vivait lui et qui était bien plus grave. Bref, si c'est le genre d'homme qui vous fait rêver, moi pas.

       PS : la présentation du livre qui dit "une délicieuse romance qui rend hommage aux amoureux de la lecture et de Jane Austen", c'est non aussi. Non, non, non. Et je vous épargne mon avis sur la couv française."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai envie de dire que tout cela confirme une fois de plus que la romance n'est pas faite pour moi mais pourquoi ce serait moi le problème ? J'aime les romances et les belles histoires d'amour dans les livres, les films, les dramas et dans la vie bien sûr. J'aimerais juste que dans ce genre en particulier, on soit un peu plus exigeant sur ce qu'on propose. Je ne dénigre pas la romance, au contraire, je pense qu'elle devrait se respecter un peu plus elle-même."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Romance Challenge" ?

  • 2333 d'Ed Park

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    • ed park, 2333, occupation japonaise, science fiction, science-fiction coréenne, SF coréenne, littérature coréenne, Corée du Sud, passion hanguk, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec 2333 ?

       "Encore un roman repéré en anglais et que j'ai eu la joie de voir édité en français, qui m'attirait pour sa complexité et son genre inclassable. Je remercie beaucoup les éditions Actes Sud de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Après une soirée trop arrosée, Soon Sheen trouve un manuscrit dans sa sacoche. Il l'emmène un siècle plus tôt, lors de la colonisation japonaise en Corée et de la création du Gouvernement Provisoire en protestation. Replonger dans ce récit va alors devenir une obsession..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je sens que je vais avoir autant de mal à écrire ma chronique que j'en ai eu à lire ce roman. Et pourtant, ne vous méprenez pas, ça ne veut pas dire que je n'ai pas aimé. J'étais prévenue, c'est un récit exigeant, avec différentes histoires, à différentes époques, différents styles d'écriture. Et franchement, j'ai aimé chacune d'entre elles. J'en ai même adoré certaines. Le manuscrit m'a passionnée, comme c'est souvent le cas avec l'histoire de la Corée, j'ai appris plein de choses et passé du temps à chercher fébrilement sur mon téléphone, ce qui était réel et ce qui relevait de la fiction. C'est sûrement l'un des points qui a ralenti ma lecture d'ailleurs, sans la rendre moins interessante pour autant. Mais la raison pour laquelle ce livre a traîné des semaines sur ma table de chevet, c'est surtout que je ne comprenais pas le lien entre les histoires, que je n'arrivais pas à voir vers quoi on se dirigeait. Il m'a fallu plus de la moitié du roman pour que ce soit enfin le cas, et peut-être que je suis un peu longue à la détente, mais ça fait beaucoup. Après ça, tout est devenu bien plus facile et chaque nouveau lien débloqué en devenait presque jubilatoire."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je pense que l'auteur s'est un peu perdu lui aussi en cours de route. Il a tellement soigné son univers et  ses recoupements qu'il semble avoir oublié où il voulait en venir. Pourtant, l'idée est bien là, elle se dessine entre les lignes et elle n'est pas mauvaise du tout mais elle tombe à plat. Quand on met autant le lecteur à l'épreuve, qu'on lui demande autant d'efforts et d'investissements, il s'attend à un feu d'artifice final, pas à un pétard mouillé."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "2333" ?

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  • Programme Éternité d'Anton Hur

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    • programme éternité, Anton Hur, science-fiction, science fiction coréenne, sf, littérature coréenne, korean lit, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Programme Éternité ?

       "Anton Hur traduit régulièrement les auteurs coréens vers l'anglais et il avait même écrit quelques mots interessants pour accompagner la sortie de Love in the Big City. J'avais donc très envie de lire son premier roman que j'ai reçu de la part des éditions Albin Michel Imaginaire."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Pour soigner des cancers incurables, une équipe de chercheurs et médecins Sud-Africains met au point une thérapie à base de nanotechnologies. Seul problème, quand ça fonctionne, le patient accède à une forme d'immortalité..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "La science-fiction est un genre qui m'attire mais dans lequel j'ai toujours du mal à trouver des romans qui me séduisent vraiment. Je suis donc loin d'être une spécialiste. Ici encore, j'ai à la fois ressenti un grand intérêt pour tous les thèmes évoqués, et ils sont nombreux, et essentiels, et d'actualité et une trop grande distance avec les personnages. J'ai toujours l'impression qu'il y a une certaine froideur dans la SF et ici, la nature même des héros, et le fait qu'on change de narrateur à chaque chapitre, a encore accentué le phénomène et j'ai eu du mal à vraiment m'impliquer dans ce qui pouvait leur arriver. L'écriture elle-même n'est pas des plus accessibles. La poésie, le langage, y tiennent une place importante et Anton Hur explore les limites et les différences entre l'homme et la machine. Qu'est-ce qui fait de nous ce que nous sommes ? Qu'en restera-t-il quand nous ne serons plus là ? C'est une fresque ambitieuse quoi qu'il en soit, même si elle m'a un peu perdue parfois."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Est-ce que quoi ce soit se termine réellement ou est-ce que tout n'est qu'un éternel recommencement ? Une chose est sûre avec cette lecture, c'est que je ne suis sûre de rien, même pas d'avoir vraiment aimé ou non."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Programme Éternité" ?

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