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Books are my Wonderland - Page 3

  • Le Narwal de Pierre-Emmanuel Roux

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    • le narwal, le narval, le narwal ogles tribulations coréennes d'un baleinier français, atelier des cahiers, pierre-emmanuel roux, Corée du Sud, histoire de la corée, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Narwal ?

       "L'Atelier des Cahiers est l'une des maisons d'édition indépendantes qui publie exclusivement des ouvrages sur la Corée et je suis très admirative de leur travail. Ils ont eu la gentillesse de m'envoyer leur parution du mois de juin."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1851, un baleinier français, le Narwal, s'échoue sur les côtes de la Corée, un pays encore très fermé et méconnu. Une expédition va alors se mettre en route dans l'espoir de sauver l'équipage..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais vraiment espéré que cela se lise tel un roman comme ça peut être le cas dans ce genre de récit d'aventure mais malheureusement ça reste plutôt factuel et manque peut-être un peu de fluidité. Ça n'en est pas moins interessant sur de très nombreux point, à commencer par l'histoire des premières relations entre la Corée et la France bien sûr. On découvre comment vont être traités les naufragés, le système administratif coréen en place et les préjugés que les occidentaux pouvaient avoir à l'époque. Ce que j'ai particulièrement aimé c'est l'honnêteté de l'auteur sur l'attitude de la France qui, sans surprise, est celle d'une puissance colonialiste qui a depuis longtemps décidé qu'elle valait mieux que les autres. Franchement, voir à quel point nous avons réécrit ensuite ce qu'il s'était passé, notamment à travers des articles de journaux mensongers et largement relayés, m'a d'abord énervée pour finir par m'amuser, grâce à la façon dont l'auteur présente les choses. C'est nous qui sommes ridicules dans l'histoire (et la Corée en sort plutôt grandi même s'ils ne sont pas parfaits non plus), et notamment le consul qui se vante partout d'avoir sauver l'équipage (mais de quoi, on ne sait pas)."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je suis très heureuse d'avoir découvert cette histoire et maintenant que nous connaissons les faits, fruit d'un travail de recherche colossal je pense, je ne peux m'empêcher de penser à nouveau que cela ferait un excellent roman."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Le Narwal" ?

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  • The Salmon Who Dared to Leap Higher de Ahn Do-Hyun

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    • the salmon who dared to leap higher, ahn do-hyun, littérature coréenne, littérature jeunesse, Corée du Sud, hanguk, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Salmon who Dared to Leap Higher ?

       "J'ai longtemps essayé de trouver ce roman dans sa version française,  parue chez Picquier, mais il fait partie de ces livres coréens épuisés qui sont devenus des perles rares. J'ai donc fini par craquer pour la version anglaise qui venait d'être rééditée."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors que les saumons remontent la rivière, en quête de leur lieu de naissance, l'un d'entre eux a du mal à trouver sa place et s'interroge plus qu'il ne le devrait sur le sens de leur expédition..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Il s'agit d'un livre pour la jeunesse, joliment illustré, et je regrette vraiment qu'il ne soit plus possible de le trouver en français (je crois même qu'il existait dans une version album, avec des images en couleur), parce que j'aurais adoré l'offrir autour de moi. C'est vraiment une jolie lecture pour les plus jeunes, qui rappelle l'importance de vivre pour vivre, dans le présent, sans chercher une raison à tout ou attendre toujours plus. Je trouve que c'est un très beau message. Il y est question également de persévérance, de courage et de nager à contre-courant aussi parfois. Enfin, l'écologie, représentée ici par la survie des saumons, l'importance de la nature et le devoir de la respecter, est au coeur du récit. Pour un adulte, cette lecture pourra paraître un peu trop naïve et légère peut-être mais je pense que chaque roman nous apporte ce que l'on est prêt à accueillir et aucune des valeurs citées précédemment ne sont si universelles et répandues malheureusement qu'elles n'aient plus besoin de nous être rappelées à nous aussi."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je suis ravie d'avoir découvert cette douce histoire et d'avoir nagé et sauté au côté des saumons pendant quelques pages et, au risque de me répéter, j'espère d'autant plus que Picquier nous le proposera à nouveau dans ses différents formats français un jour. Je croise les doigts."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "The Salmon Who Dared to Leap Higher" ?

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  • Korean Monster Agency de Bae Yeram

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    • korean monster agency,bae yeram,folklore coréen,healing book coréen,young adult,littérature coréenne,corée du sud,passion hanguk,korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Korean Monster Agency ?

       "Toujours à l'affût des nouvelles sorties, surtout les coréennes, je suis tombée sur cette parution et j'ai tout de suite été enthousiasmée. C'est tout ce que j'aime, avec du folklore coréen et une couverture absolument canon. Je remercie beaucoup les éditions Hauteville de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "La Korean Monster Agency protège la population des monstres ou parfois, les monstres de la population. Bonui n'a aucune aptitude dans ce domaine, elle, son truc, c'est les fantômes et pourtant, c'est là qu'elle a toujours voulu travailler, au grand désespoir de son patron et de ses collègues. Mais parfois, la différence est justement ce dont on a besoin..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais un peu peur de me lancer parce que j'avais vu des critiques plutôt mitigées voire négatives et finalement, je ne suis pas du tout d'accord avec elles. D'abord, ce n'est pas décousu, nous suivons les deux héroïnes au fil de différentes missions à chaque chapitre, face à de nouveaux monstres, mais avec des éléments en fil rouge également. Je pense aussi que les déceptions viennent du fait que les frontières entre les genres sont ici assez floues. On s'attend sûrement à du pur fantastique avec beaucoup de scènes d'action et de rebondissements et ce n'est pas vraiment le cas, même s'il y en a. Le livre sait être imaginatif, combattif et glauque même parfois quand c'est nécessaire mais le rythme reste assez lent, le ton doux et on est dans une forme de healing book fantastique plutôt. L'héroïne, peu sûre d'elle et de sa place dans le monde, est extrêmement touchante et pour ma part, je l'ai adorée, et au cours du roman, elle fera preuve d'une belle évolution. Les valeurs d'entraide et de courage, et d'autres sûrement encore que j'oublie, m'ont également séduites."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Vous l'avez compris, c'est très différent d'autres romans que j'ai pu lire sur le folklore coréen comme The God and the Gumiho mais j'ai beaucoup aimé quand même. Je ne sais pas si une suite est prévue d'ailleurs mais ce serait chouette."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Korean Monster Agency" ?

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