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Books are my Wonderland - Page 7

  • Captive de Margaret Atwood

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Captive ?

       "Pourquoi ai-je eu envie de lire ce livre alors que j'ai peu aimé mes deux précédentes expériences avec cet auteur, vous demandez-vous ? Parce que je suis une éternelle optimiste et que je cherche toujours à comprendre ce qui a pu m'échapper."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1859, Grace est déjà en prison depuis quinze ans lorsqu'un jeune docteur, spécialiste des maladies mentales, vient de nouveau l'interroger, cherchant à comprendre si elle a vraiment oublié les deux meurtres dont on l'accuse ou si elle feint son état..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "J'ai plutôt été récompensée de ma persévérance puisque c'est sans conteste le roman de l'auteur que j'ai préféré (en comparaison avec La Servante Écarlate et C'est le Coeur qui Lâche en Dernier). Je maintiens malgré tout que Margaret Atwood est bien meilleure pour trouver des idées, voire pour être en avance sur son temps, que pour les mener à bien. Ici encore, nous avons droit à des citations, des poèmes, des extraits et des lettres qui ne présentent pas tous un réel intérêt et des détails à n'en plus finir qui nous assomment sans pour autant faire monter la tension. Mais évidemment, l'attrait de la vérité et du mensonge, l'envie de savoir si cette femme nous ment, nous manipule ou si elle n'est qu'une victime, l'empathie et la méfiance qui se mêlent, tout cela est irrésistible. Il faut que l'on sache si elle est coupable, il faut que l'on sache si elle va être libérée, il faut que l'on sache si le docteur Jordan va résister à ses charmes... Tous ces ingrédients suffisent largement à nous faire tourner les pages les unes après les autres, toujours en sautant quelques passages pour ma part."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Je dois dire que toutes les surprises prévues pour la fin m'ont plutôt déçues. Disons que je n'ai pas trouvé les idées mauvaises mais pas géniales non plus. D'ailleurs, si on doit être honnête, on aimerait que Grace soit libérée parce qu'on a appris à la connaître et qu'on l'apprécie mais je ne suis pas sûre que l'on souhaiterait la même chose si on nous présentait son cas sans affect, mais je ne peux en dire plus sans vous spoiler. En tous cas, si vous souhaitez découvrir l'auteur, je vous recommande sans hésiter cet opus-ci plutôt qu'un autre.

       Un dernier mot pour dire que j'ai enchaîné avec la série, curieuse de voir ce qu'ils en auraient fait et c'est assez conforme, si ce n'est qu'ils élaguent beaucoup, là où on pourrait penser qu'une série à plutôt intérêt à faire durer le suspense, ce qui confirme mon ressenti que beaucoup d'éléments sont inutiles. Dans l'ensemble, je l'ai donc trouvé sympathique même si je regrette que les mêmes acteurs jouent le rôle de personnages que l'on découvre enfant et que l'on suit jusqu'à la quarantaine passée..."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres de Margaret Atwood ICI 

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  • Une Poignée de Cendres d'Evelyn Waugh

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Une Poignée de Cendres ?

       "Encore l'un de ses auteurs incontournables que Pavillons Poche rééditent joliment et que je voulais découvrir depuis longtemps."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Tony et Brenda Last forment un couple charmant que tout le monde envie. Seulement voilà, Brenda commence à s'ennuyer à la campagne et décide de multiplier les séjours à Londres pour sortir et s'amuser avec son nouvel amant pendant que son fils et son mari l'attendent avec impatience..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "La quatrième de couverture parle de "cruauté indicible, en même temps que d'une folle drôlerie". Si j'ai bien perçu le premier, je cherche encore le second. À moins que le lecteur ne soit censé rire du malheur du personnage principal, ce qui, j'en ai bien peur, est bien le propos. Personnellement, m'amuser des déboires d'un mari trompé par une femme égoïste et insensible, simplement parce qu'il est trop amoureux et trop naïf pour voir ce qui se passe sous son nez mais aussi parce qu'il est noble et que donc, il l'a sûrement mérité, très peu pour moi. Il y a un côté absurde qui aurait pu effectivement être amusant si ce n'était pas toujours au dépend de la même personne, une fois encore. Si se moquer des anciennes valeurs édouardiennes pouvait sûrement paraître comique dans les années 30, je crois que l'état de notre société actuelle nous pousse plutôt à regretter qu'il ne reste pas plus de traces d'un certain niveau de moral."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "L'auteur propose deux fins différentes, ce qui est original, mais aucune des deux ne m'a plue, toujours pour les mêmes raisons, qui n'ont rien à voir avec les talents d'écriture d'Evelyn Waugh évidemment."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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  • Constantinople de Baptiste Touverey

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Constantinople ?

       "Je suis toujours attentive aux nouvelles sorties de Robert Laffont et j'ai été attirée par ce choix d'édition qui change un peu de ce qu'ils sortent habituellement je trouve et qui m'a intrigué."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'empereur Phocas, surnommé l'usurpateur, est assailli de toutes parts et son trône ne tient plus qu'à un fil tandis que l'armée de Nicétas se rapproche dangereusement de Constantinople et que son beau-fils Prisque complote dans son dos..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Trop vanter les mérites d'un ouvrage sur sa quatrième de couverture n'est pas toujours une brillante idée et ici, clairement, me vendre Constantinople comme un thriller historique étourdissant dans la veine d'House of Cards, c'était franchement mal inspiré. Dans cette histoire, tout le monde complote contre tout le monde pour récupérer Constantinople, le problème c'est qu'aucun des protagonistes ne le fait véritablement pour de bonnes raisons et nous donne envie d'espérer pour lui. Cela dit, ce n'est pas une excuse parce que si on compare justement avec House of Cards, le héros a beau être un salaud, Michael Dobbs nous donne envie de le voir réussir dans ses plus noirs complots. Ici, l'auteur est bien peu généreux avec ses personnages dont on ne fait que survoler l'histoire et la personnalité et les quelques scènes qui auraient été interessantes sont tout simplement passées sous silence. Dans ces conditions, les interminables stratagèmes des uns et des autres ont du mal à captiver notre intérêt et les chapitres excessivement courts ne m'ont pas plus aidés à tourner les pages plus vites. Il m'a fallu attendre 350 pages pour m'attacher à un personnage avec un minimum d'honneur et de passif et enfin trembler pour lui..."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "À partir de là, j'ai dévoré les derniers chapitres et j'ai aimé ma lecture mais la route qui m'y amena fut tout de même bien longue."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

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