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Books are my Wonderland - Page 6

  • Le Garde, le Poète et le Prisonnier de Lee Jung-Myung

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    • le garde le poète et le prisonnier, lee jung-myung,littérature coréenne,corée du sud,hanguk,passion corée du sud,polar coréen, japon, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Garde, le Poète et le Prisonnier ?

       "Il faisait partie de ma longue liste de romans coréens que je souhaitais découvrir un jour sans que ce soit une priorité absolue. Mais quand je tombe sur ce genre de livres habituellement introuvables en librairie, c'est une chance qui ne se refuse pas."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1944, dans le pénitencier de Fukuoka, un gardien réputé pour sa cruauté est retrouvé assassiné. Watanabe, jeune recrue de la prison, va recevoir l'ordre d'enquêter mais ce qu'il va découvrir ira bien au-delà de ce qu'il recherchait..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un livre surprenant dans lequel j'ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais. D'abord, c'est un livre qui parle de livres, de littérature, de son importance, de la rédemption par la poésie aussi, du poids des mots et c'est magnifique. Malgré tout, j'ai parfois eu du mal à rester dans l'histoire qui se déploie vraiment très lentement, où l'enquête reste très secondaire, pour finalement nous apporter toutes les réponses et tous les rebondissements dans le dernier quart de notre lecture. J'ai adoré bien sûr cette dernière partie mais j'ai vraiment regretté que toutes ces bonnes idées n'aient pas été mieux exploitée, plus tôt, cela aurait permis d'instiller la tension et le suspense qui manquent au reste du roman et d'obtenir un récit mieux équilibré. L'autre problème, c'est qu'il s'agit de la traduction d'une traduction alors à chaque fois que l'on a un poème ou une jolie tournure de phrase, et ça arrive souvent, je ne pouvais m'empêcher de me demander à quel point nous étions loin de l'original, des mots choisis par l'auteur. Quelle frustration quand même !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme je l'ai dit, j'ai adoré la fin et toutes ses révélations, j'ai aimé bien sûr également en apprendre toujours plus sur ce qu'ont pu subir les coréens pendant l'occupation japonaise mais ce livre ne se limite pas à ça. À lire en écoutant Verdi."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur les polars coréens, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Le Garde, le Poète et le Prisonnier" ?

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  • Les Orchidées Rouges de Shanghai de Juliette Morillot

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    • les orchidées de Shanghai,juliette morillon, littérature coréenne, Corée du Sud,hanguk, passion corée, femmes de réconfortMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Orchidées Rouges de Shanghai ?

       "J'ai adoré l'essai de Juliette Morillot sur la Corée du Sud, c'était vraiment passionnant, alors j'ai été ravie d'apprendre que ce roman épuisé de l'autrice, sur un sujet qui me tient à coeur, allait enfin être réédité."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Sangmi n'a que quatorze ans lorsqu'elle est enlevée à la sortie de l'école, en 1937, par l'occupant japonais. C'est ici que sont destin de femme de réconfort commence..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Cette partie de l'histoire de la Corée me touche particulièrement. Ces très jeunes filles coréennes, entre 10 et 19 ans, qui ont été prostituées de force par les soldats japonais, attendent toujours aujourd'hui des excuses officielles. C'est une histoire terrible qui a besoin d'être racontée mais il est très difficile de le faire avec respect, sans verser dans le glauque et c'est pour cela que j'avais peur de me lancer dans cette lecture. J'ai adoré les 100 premières pages, j'ai été tout de suite happée, touchée par l'héroïne et l'écriture de l'autrice. Je pensais que j'allais le dévorer, qu'on se dirigeait vers un coup de coeur. Puis les choses ont commencé à se dégrader. J'ai d'abord cru qu'en entrant dans le vif du sujet, la lecture devenait naturellement plus difficile mais ce n'était pas seulement cela. Les longueurs se multiplient, les détails inutiles avec et on décroche, on se détache même de Sangmi et de ce qu'elle subit alors que ça devrait être le contraire. Mais surtout, plus je tourne les pages, plus je trouve tout cela ridicule. Ce roman aurait du être un roman chorale, un florilège de femmes, de leurs souffrances et de leurs histoires. Au lieu de ça, c'est Sangmi qui subit tout, qui a tout vu et tout vécu. Elle a été femme de réconfort, dans les pires bordels comme auprès d'un riche protecteur, elle a été espionne et traductrice, elle était là à Nankin, elle était là quand l'attaque sur Pearl Harbor se profilait, elle était parmi les cobayes des expérimentations japonaises aussi et dans l'une des villes bombardées de virus mortels... Elle était absolument partout. On dirait que l'autrice a pris une liste de toutes les exactions japonaises, et Dieu sait s'il y en a, et qu'elle a coché ses cases au fur et à mesure."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "À Hiroshima évidemment ! Quand (attention spoiler) à l'instant où elle va retrouver son père, la bombe tombe droit sur elle et que Sangmi, seule survivante et décidément indestructible, sauve un bébé en coupant le cordon ombilical avec ses dents, j'ai juste ri en fait."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • La Langue et le Couteau de Kwon Jeong-Hyun

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    • la langue et le couteau, Kwon Jeong-hyun, littérature coréenne, Corée du Sud, Picquier, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Langue et le Couteau ?

       "Aux éditions Picquier, de nombreux ouvrages coréens ont été publiés au fil des ans mais il n'est pas toujours facile de les trouver encore aujourd'hui alors quand je tombe dessus, je n'hésite pas une seconde, et ce fut le cas de celui-ci..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Trois personnalités, un soldat, un cuisinier et une jeune femme, trois nationalités, un japonais, un chinois et une coréenne, trois prismes différents pour observer l'effondrement de l'occupation japonaise..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai beaucoup aimé le parti pris de départ, celui d'avoir ces trois personnalités si différentes, aux intérêts divergents, qui vont s'affronter ou s'entraider mais aussi de raconter l'occupation japonaise d'une manière vraiment originale, à travers la nourriture. J'ai d'ailleurs apprécié tous ces passages, qui mettent l'eau à la bouche, et l'escalade dans la relation malsaine du commandant et du cuisinier est très prenante. Mais en dehors de ça, l'intrigue est un peu faible à mon goût, même l'arrivée imminente des forces soviétiques ne distille pas la peur qu'elle devrait, n'installe pas la tension qui aurait pourtant été bienvenue, peut-être parce que le Commandant lui-même ne s'en préoccupe pas. Finalement, tout est raconté de manière si détachée, que l'on a du mal à avoir de l'empathie pour l'un ou pour l'autre. Je ressors donc de cette lecture un petit peu mitigée, sans trop savoir ce que j'en ai pensé, et sans être trop sûre de m'en souvenir longtemps."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est là que se concentre toute l'action et que l'histoire devient interessante mais on reste dans le côté un peu étrange et déroutant de ce récit."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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