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Books are my Wonderland - Page 6

  • En Caravane d'Elizabeth von Arnim

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    • elizabeth von Arnim, en caravane, littérature anglaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec En Caravane ?

       "J'avais d'autres livres de cette autrice en tête, que je voulais lire en priorité, notamment Vera, et puis je n'ai pas résisté finalement à celui-ci, à sa sortie poche en français, aux bons avis sur les réseaux et à son air de vacances."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "À l'invitation de sa voisine dont il est sous le charme, le Baron Otto von Ottringen décide de passer ses vacances en Angleterre, en caravane, et nous raconte, à son retour, cette désagréable expérience..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est le quatrième roman d'Elizabeth Von Arnim que je lis et ce qui me frappe le plus, c'est à quel point ils sont différents à chaque fois, à quel point son oeuvre est riche. Cela me fascine et une chose est certaine, je n'ai pas fini de l'explorer. Ici, le narrateur est donc un homme et quel homme ! Il est absolument odieux. Moralisateur, misogyne au possible, antisémite... Il ne lui manque aucune qualité. Évidemment, l'autrice n'en fait son héros que pour mieux s'en moquer, le ridiculiser et le premier tiers est vraiment drôle. Mais qui ne finit pas par se lasser d'écouter se plaindre un tel personnage, qui ne rit plus la dixième fois qu'il entend que la femme est la propriété de son mari, doit se taire et ne pas bouger, sauf pour le servir... Pas moi en tous cas. Alors oui, au milieu du roman, j'en avais plus qu'assez de lui, et le récit n'évoluait pas assez à mon goût, ne proposait pas assez de péripéties pour me divertir. Si je reconnais l'excellence de la plume, je pense qu'une nouvelle aurait été plus efficace dans ce cas précis. Et puis, les choses commencent à évoluer dans le dernier tiers, et le baron essuie quelques rebuffades mais trop peu à mon goût et aucunes qui ne l'atteignent vraiment."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je trouve cette fin assez triste finalement et je ne sais pas dire si c'est ce que voulait l'autrice ou si le lecteur était censé s'amuser jusqu'au bout mais je ne peux m'empêcher d'avoir de la peine pour la femme du baron évidemment."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "En Caravane" ?

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  • Li Chin de Shin Kyung-Sook

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    • li chin, sin kyung-sook, littérature coréenne, Corée du Sud, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Li Chin ?

       "C'est un des premiers romans coréens que j'ai repéré et certainement un de ceux qui me tentait le plus. Malheureusement, il est maintenant épuisé. Alors quand je suis tombée dessus sur Vinted, je n'ai pas hésité. En tous cas, pas longtemps."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Li Chin est danseuse à la cour de la Reine Min, en Corée du Sud et pas n'importe quelle danseuse, la plus appréciée de toutes. Mais un autre destin l'attend. L'envoyé français tombe amoureux d'elle et avec lui, elle va découvrir Paris..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un petit pavé et j'ai trouvé la première partie un peu longue. C'est très certainement du au fait que l'on commence avec le départ de Li Chin pour la France, avant de revenir en arrière et moi, je ne voulais pas revenir en arrière. Même si cela permet d'établir le contexte et de mettre en lumière le contraste entre les deux pays à la fin du 19' siècle, je le répète, c'était un peu long. Mais à partir du moment où la danseuse arrive en France, le récit est tout simplement passionnant. C'est très amusant de retrouver le Bon Marché, le Louvre et Maupassant dans un roman coréen pour commencer mais ça ne s'arrête pas là. Même si beaucoup de choses sont amenées avec subtilité, comme souvent dans la littérature de ce pays, j'ai trouvé l'autrice plutôt généreuse avec les français. Mais ne vous y trompez pas, le racisme est bien là, sous-jacent. Et ça ne l'empêche pas non plus de rappeler certains faits comme l'existence de l'imprimerie en Corée avant Gutenberg ou les demandes d'aide à la France qui ont été systématiquement ignorées... Et quand on sait un peu ce qu'il s'est passé à cette époque, et jusqu'à l'annexion de la Corée en 1910 par le Japon, on ne peut que tourner les pages de plus en plus en vite pour savoir ce que chacun va devenir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Même s'il s'agit ici d'un roman, Li Chin a vraiment existé, tout comme Collin du Plancy, la reine Min et bien d'autres personnages. Leur destin n'appartenait donc pas complètement à l'autrice mais j'ai beaucoup aimé la façon dont elle a réussi à leur rendre justice il me semble. Maintenant, je rêve d'un roman sur la dernière reine de Corée, qui a vécu tant d'évènements terrible et décisifs pour son pays."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Li Chin" ?

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  • Le Garde, le Poète et le Prisonnier de Lee Jung-Myung

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    • le garde le poète et le prisonnier, lee jung-myung,littérature coréenne,corée du sud,hanguk,passion corée du sud,polar coréen, japon, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Garde, le Poète et le Prisonnier ?

       "Il faisait partie de ma longue liste de romans coréens que je souhaitais découvrir un jour sans que ce soit une priorité absolue. Mais quand je tombe sur ce genre de livres habituellement introuvables en librairie, c'est une chance qui ne se refuse pas."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1944, dans le pénitencier de Fukuoka, un gardien réputé pour sa cruauté est retrouvé assassiné. Watanabe, jeune recrue de la prison, va recevoir l'ordre d'enquêter mais ce qu'il va découvrir ira bien au-delà de ce qu'il recherchait..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un livre surprenant dans lequel j'ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais. D'abord, c'est un livre qui parle de livres, de littérature, de son importance, de la rédemption par la poésie aussi, du poids des mots et c'est magnifique. Malgré tout, j'ai parfois eu du mal à rester dans l'histoire qui se déploie vraiment très lentement, où l'enquête reste très secondaire, pour finalement nous apporter toutes les réponses et tous les rebondissements dans le dernier quart de notre lecture. J'ai adoré bien sûr cette dernière partie mais j'ai vraiment regretté que toutes ces bonnes idées n'aient pas été mieux exploitée, plus tôt, cela aurait permis d'instiller la tension et le suspense qui manquent au reste du roman et d'obtenir un récit mieux équilibré. L'autre problème, c'est qu'il s'agit de la traduction d'une traduction alors à chaque fois que l'on a un poème ou une jolie tournure de phrase, et ça arrive souvent, je ne pouvais m'empêcher de me demander à quel point nous étions loin de l'original, des mots choisis par l'auteur. Quelle frustration quand même !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme je l'ai dit, j'ai adoré la fin et toutes ses révélations, j'ai aimé bien sûr également en apprendre toujours plus sur ce qu'ont pu subir les coréens pendant l'occupation japonaise mais ce livre ne se limite pas à ça. À lire en écoutant Verdi."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Le Garde, le Poète et le Prisonnier" ?

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