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Books are my Wonderland - Page 4

  • Les Voleurs d'Innocence de Sarai Walker

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    • les voleurs d'innocence, Sarai walker, totem, gallmeister, roman gothique, la famille chapelMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Voleurs d'Innocence ?

       "C'est un roman dont je guettais la sortie poche depuis longtemps. La belle couverture, les excellents avis que j'ai pu lire dessus, l'ambiance gothique promise... De plus, je suis amoureuse de la collection Totem de Gallmeister mais là, ils se sont surpassés et je suis ravie d'avoir pu recevoir ce livre."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dans les années 50, une petite ville près de New-York, une maison victorienne surnommée le gâteau de mariage, une fortune acquise dans le sang, un père absent, une mère folle et six filles aux noms de fleurs et au destin tragique. C'est la famille Chapel..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est le meilleur livre que j'ai lu depuis longtemps. Gros coup de coeur ! Il rassemble 100% des éléments qui font d'un roman un excellent roman. C'est vraiment très bien écrit, et bien traduit, c'est joli, c'est fluide mais surtout, c'est envoûtant. En nous donnant dès les premières pages les éléments tragiques principaux de l'intrigue, l'autrice nous happe dans son histoire et personnellement, je n'arrivais plus à le lâcher. On sait que quelque chose d'horrible va se passer, on ne veut pas regarder mais on ne peut pas s'en empêcher. On aimerait que les évènements s'accélèrent et on tourne les pages de plus en plus vite. La construction est sans faille, l'ambiance, pesante, le décompte des filles Chapel, terrible. Pour les premières, c'est la fascination qui domine, pour les deux suivantes, les regrets arrivent, l'incompréhension, un sentiment de gâchis... Mais le pire, c'est sans hésitation pour la dernière, la tristesse nous submerge, avec un sentiment d'urgence aussi pour Iris. Ils viennent te chercher Iris, fuit !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Vous n'imaginez pas à quel point je ne voulais pas quitter l'héroïne. J'aurais voulu rester encore un peu avec elle, en savoir plus sur la suite mais je sais également que cette fin est parfaite comme elle est. Et je ne raterai pas les futures publications de Sarai Walker, c'est certain."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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  • Mémoires d'une Reine de Corée de Dame Hong

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    • mémoires d'une reine de corée, dame Hong, littérature coréenne, passion corée, Corée du Sud, passion hanguk, dynastie yiMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mémoires d'une Reine de Corée ?

       "Depuis que je m'intéresse à la littérature coréenne, c'est un des livres qui revenait le plus souvent, qui était le plus plébiscité, j'ai donc été absolument ravie d'apprendre que Picquier rééditait enfin leur version épuisée de cet ouvrage."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dame Hong, était la belle fille du roi Yeongjo, la femme du prince Sado, et la mère du roi Sunjo. Qui de mieux placée qu'elle pour nous plonger dans les intrigues de la dynastie Yi et nous conter le destin de son mari..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Quelques mots sur l'édition : cette version-ci a été traduite depuis l'anglais et non depuis le coréen. Comme c'est une ancienne version, ça se justifie assez facilement par le contexte mais je ne vais pas rentrer dans les détails ici. Il est à noter également que le texte coréen est beaucoup plus long et a ici été tronqué. Depuis, une version complète et traduite du coréen a été édité en France chez Imago mais je ne savais pas tout cela au moment de faire mon choix malheureusement.

       Pour ce qui est du récit, il est passionnant pour deux raisons. La période de la dynastie Yi est riche en évènements et marquera la Corée durablement de son empreinte, quand on s'intéresse à ce pays, on ne peut donc que s'y intéresser. Et avoir un témoignage d'une de ses reines est tout simplement inespéré. Il ne faut pas croire pour autant que ce témoignage est impartial, loin s'en faut. Il n'est pas non plus toujours fluide, exempt d'exagération et de répétitions. Cela s'explique aussi par le fait que ce sont plus un ensemble de documents et lettres rassemblées que réellement des mémoires à proprement parlé. J'avoue que j'aurais peut-être préféré une version romancée pour ce qui est de la forme. Mais cela nous permet aussi de voir notre héroïne tiraillée entre la vérité et sa loyauté, sa colère et son éducation... Quant aux évènements eux-mêmes, ils sont assez terrifiants."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'aurais évidemment aimé en savoir encore plus, et avoir notamment la suite du texte mais cela reste un récit fascinant et j'ai hâte maintenant de me plonger dans des romans qui se situeraient à cette époque précise."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Mémoires d'une Reine de Corée" ?

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  • Mauvaises Herbes de Keum Suk Gendry-Kim

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    • mauvaises herbes, keum suk gendry kim, bande dessinée, album graphique, manhwa, littérature coréenne, femmes de réconfort, corée du sud, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mauvaises Herbes ?

       "Cet album a failli rejoindre ma PAL a de nombreuses reprises, notamment pour mon anniversaire l'année dernière, mais en version anglaise, étant épuisé en français. Jusqu'à ce que Futuropolis est la bonne idée de le réimprimer et la gentillesse de me l'envoyer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "C'est la véritable histoire de Lee Oksun, une femme de réconfort, une esclave sexuelle, une survivante, une héroïne, une mauvaise herbe..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Pour le contexte, les femmes de réconfort sont des coréennes, souvent très jeunes (très très jeunes), enlevées pendant la seconde guerre sino-japonaise par ces derniers, pour servir d'esclaves sexuelles aux soldats. C'est un sujet qui me passionne depuis ma découverte de la Corée et qui reste encore brûlant aujourd'hui puisque les rares survivantes attendent toujours des excuses du gouvernement japonais et manifestent devant l'ambassade tous les mercredis depuis trente ans !

       Alors lire le témoignage de l'une d'entre elles, prête à nous confier son calvaire avec un courage qu'on ne peut qu'admirer, ça me paraissait indispensable. Et sous la plume de Keum Suk Gendry-Kim, c'est fait avec respect, délicatesse et pudeur, sans rien nous cacher pour autant. Quant aux dessins, ce n'étaient pas forcément ce qui m'attirait le plus dans cet album graphique au départ, ce n'est pas le style que je préfère mais au terme de ma lecture, je peux dire qu'ils sont ce qui vient souligner et mettre en valeur à la perfection l'histoire.

       Même si c'est une lecture difficile, même si j'ai versé quelques larmes, j'ai beaucoup aimé."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai apprécié la note de l'autrice à la fin de l'album, qui vient confirmer ce que j'ai pensé du roman et d'elle-même, de sa façon de raconter les faits, aux antipodes d'un autre livre que j'ai lu sur le sujet, Filles de la Mer, qui versait dans le sensationnalisme et que je ne recommande pas."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Mauvaises Herbes" ?

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