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Lire et Apprendre

  • Matin Brun de Franck Pavloff

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    • matin brun, Franck pavloff, montée du fascisme, fascismeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Matin Brun ?

       "C'est au cours d'une discussion avec des passionnés de littérature que j'ai entendu parler pour la première fois de Matin Brun et j'ai tout de suite eu envie de découvrir ce texte. En l'achetant avec une amie, elle m'a dit en avoir entendu parler la même semaine, je me suis dit que c'était un signe."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'Etat Brun est la norme, on doit s'y conformer. Au début, Charlie et son ami n'y voit pas d'inconvénient majeur, ça ne leur demande pas beaucoup d'efforts. Jusqu'à ce que ça devienne plus personnel et que la peur s'installe..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un texte que l'on donne normalement à lire aux élèves du collège et je comprends parfaitement pourquoi. Il s'agit d'une métaphore du fascisme, une explication tellement simple qu'elle est parfaite pour expliquer ce concept aux enfants, pour en montrer les mécanismes insidieux et même pour en rire, pour dédramatiser et faire ressortir le côté ridicule de la situation. Il montre aussi comme il est facile, par de petits gestes et petites lâcheté, de se laisser entraîner un pas après l'autre vers le pire à venir. Pour un adulte en revanche, je ne suis pas sûre que cela apporte grand chose même si cela remet sûrement les idées en place. Le texte ne fait que quelques pages, alors je ne regrette pas de l'avoir lu, et cela me permettra de le recommander aux plus jeunes autour de moi, mais ce n'est pas l'écrit frappant auquel je m'attendais pour ma part."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai malgré tout hâte de lire la Vague, sur le même thème, souvent donné également à lire au collège, dont l'histoire et sa dimension de psychologie sociale, la spécialité que j'ai choisi dans mes études, m'attire depuis des années."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "Matin Brun" ?

  • Conversations avec Marilyn de W.J. Weatherby

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    • Marilyn Monroe, w.J. Weatherby, conversations avec marilyn, marilyn Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Conversations avec Marilyn ?

       "J'ai tourné autour, j'ai hésité un moment, j'adore Marilyn depuis toujours mais je n'aime pas, parfois, la façon dont elle est représentée. Je sélectionne donc mes lectures soigneusement. Puis j'ai craqué, face aux bonnes critiques, et je remercie les éditions Seghers de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "W.J. Weatherby ne s'intéressait pas du tout à Marilyn lorsqu'il l'a rencontrée pour la première fois. C'est peut-être pour cela qu'elle finira par lui accorder plusieurs entretiens officieux dont il parlera des années plus tard..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Toute la première moitié pose le contexte. L'auteur était un grand admirateur d'Arthur Miller (et pas vraiment de sa femme) et c'est pour cela qu'il s'est retrouvé sur le tournage des désaxés. Il nous raconte divers entretiens, le déroulé des choses et ce qui l'amènera finalement à partager un verre avec Marilyn à plusieurs reprises dans un bar. Je comprends l'utilité de cette partie du texte mais je ne peux pas dire qu'elle m'ait passionnée. Je trouve aussi que l'auteur déploie beaucoup d'énergie à essayer de nous convaincre de son indifférence face à cette icône hollywoodienne. La deuxième moitié de l'ouvrage, en revanche, est passionnante, entièrement dédiée à Marilyn, à ses mots, à ce qu'elle était vraiment derrière tous ses artifices. On y aperçoit ses failles bien sûr, son manque de confiance en elle mais aussi son humilité, sa simplicité, ses aspirations et son intelligence. N'en déplaise à certains, Marilyn était une femme brillante. C'est émouvant à plus d'un titre, quand elle se livre sur ce qu'elle aimerait faire à 50 ans, ou elle aimerait être quand elle sera vieille, pour nous qui savons bien qu'elle ne sera plus là depuis longtemps... Mais c'est quand elle s'attarde pour parler à une vendeuse de roses dans la rue que j'ai versé ma petite larme. Bref, malgré quelques réflexions de l'auteur sur son âge et son physique dont je me serais bien passée, j'ai adoré."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Le texte n'est pas récent et je me demande si certains faits évoqués par l'auteur sont de simples rumeurs de l'époque ou ont été prouvées depuis mais cela me donne envie de me pencher à nouveau sur la fin de sa vie. Et de revoir les désaxés aussi évidemment."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres sur Marilyn ICI

     

    Alors, vous craquez pour "Conversations avec Marilyn" ?

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  • Le Narwal de Pierre-Emmanuel Roux

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    • le narwal, le narval, le narwal ogles tribulations coréennes d'un baleinier français, atelier des cahiers, pierre-emmanuel roux, Corée du Sud, histoire de la corée, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Narwal ?

       "L'Atelier des Cahiers est l'une des maisons d'édition indépendantes qui publie exclusivement des ouvrages sur la Corée et je suis très admirative de leur travail. Ils ont eu la gentillesse de m'envoyer leur parution du mois de juin."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1851, un baleinier français, le Narwal, s'échoue sur les côtes de la Corée, un pays encore très fermé et méconnu. Une expédition va alors se mettre en route dans l'espoir de sauver l'équipage..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais vraiment espéré que cela se lise tel un roman comme ça peut être le cas dans ce genre de récit d'aventure mais malheureusement ça reste plutôt factuel et manque peut-être un peu de fluidité. Ça n'en est pas moins interessant sur de très nombreux point, à commencer par l'histoire des premières relations entre la Corée et la France bien sûr. On découvre comment vont être traités les naufragés, le système administratif coréen en place et les préjugés que les occidentaux pouvaient avoir à l'époque. Ce que j'ai particulièrement aimé c'est l'honnêteté de l'auteur sur l'attitude de la France qui, sans surprise, est celle d'une puissance colonialiste qui a depuis longtemps décidé qu'elle valait mieux que les autres. Franchement, voir à quel point nous avons réécrit ensuite ce qu'il s'était passé, notamment à travers des articles de journaux mensongers et largement relayés, m'a d'abord énervée pour finir par m'amuser, grâce à la façon dont l'auteur présente les choses. C'est nous qui sommes ridicules dans l'histoire (et la Corée en sort plutôt grandi même s'ils ne sont pas parfaits non plus), et notamment le consul qui se vante partout d'avoir sauver l'équipage (mais de quoi, on ne sait pas)."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je suis très heureuse d'avoir découvert cette histoire et maintenant que nous connaissons les faits, fruit d'un travail de recherche colossal je pense, je ne peux m'empêcher de penser à nouveau que cela ferait un excellent roman."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

     

    Alors, vous craquez pour "Le Narwal" ?

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