"Des années que je veux lire Steinbeck sans oser me lancer, que j'hésite parce que certains sont des pavés, d'autres sont mal notés ou les éditions ne me plaisent pas... Et puis Bérangère a tranché pour moi en m'offrant ce roman qui a immédiatement rejoint ma courte pal et je l'en remercie."
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Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"Dans les États-Unis des années 30, George et Lennie, deux ouvriers agricoles liés par une amitié singulière, essaient de gagner assez d'argent pour s'acheter une petite ferme à eux. Mais Lennie, simple d'esprit, à le chic pour s'attirer des ennuis..."
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Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"Ce roman, c'est une claque à laquelle je ne m'attendais pas. Je l'ai commencé en rechignant un peu, certaine de voir venir la plus grande partie de l'intrigue dès les premières pages et encore plus certaine que ça ne pouvait que mal finir. Je ne m'étais trompée sur aucun de ces deux points mais ce qui compte ici, c'est la réalisation, magistrale, le style et la façon dont elle nous est racontée cette fameuse histoire. Peut-être que l'avoir écouté en version audio, narré par Lorant Deutsch et Jacques Gamblin entre autre casting de choix, a encore amplifié l'expérience pour ce roman théâtre qui se prêtait parfaitement à l'exercice. En tous cas, je ne peux que vous le recommander. J'ai beaucoup aimé les thèmes abordés, clairs et touchants, sur la solitude des petites gens et la mise à l'écart de tous ceux qui sont différents. J'y suis toujours très sensible. Et la relation entre les deux personnages principaux est simple, juste et magnifique. Je précise quand même que je suis très étonnée que l'on fasse lire ce roman au collège étant donné les termes employés, le racisme et la misogynie ambiants que je n'ai pas trouvé remis dans leur contexte dans le dossier qui suivait le texte."
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Et comment cela s'est-il fini ?
"C'est bouleversant. J'ai pleuré. Beaucoup."
Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...
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