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Lire et Imaginer

  • Radar de Rief Larsen

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Radar ?

       "J'avais été très intrigués par L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet mais je n'avais pas eu l'occasion de le lire, je me suis donc dit que j'allais tenter l'aventure avec le nouvel opus du même auteur."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1975, un jeune couple blanc met au monde un enfant noir comme le charbon. Sa mère n'aura alors de cesse de trouver ce qui "cloche" chez son fils et l'emmènera chez tous les médecins du pays. Jusqu'au jour où une troupe de théâtre scientifique installée dans le Grand Nord norvégien lui dit qu'elle peut le guérir..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "J'aimerais vous parler des aspects positifs de ma lecture mais en toute honnêteté, même s'ils existent, ils sont noyés sous le négatif. Ce livre est sans fin, absurde, part dans tous les sens, vous raconte la vie de plusieurs personnages différents en remontant à chaque fois aussi loin que possible dans son arbre généalogique. Vous me connaissez, j'ai fini par sauter des pans entiers de l'histoire sans jamais en ressentir le manque mais tout en gardant mon inébranlable optimisme. J'attendez donc avec impatience l'apothéose, le moment où tous ces destins se croiseraient pour cheminer ensemble et nous offrir leur histoire pleine de poésie. Mais il arrive trop tard et n'apporte rien de plus, tout reste absurde et toutes les questions que vous vous posez restent en suspens. Et si vous vous êtes pris d'affection pour certains personnages, ce qui franchement n'est pas gagné, tant pis pour vous, vous ne saurez rien de leur destin."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Après avoir lu 719 pages d'absurdités, c'est le summum de la déception et de la frustration. Aucune fin, aucune réponse. Alors, je sais, certains me diront que je n'ai pas compris la beauté du concept défendu dans le livre et dont il est la représentation vivante mais je vous rassure, j'ai saisi, c'est juste que ça ne m'atteint pas ou que je suis complètement passée à côté selon le point de vue. En tous cas, en refermant ce livre, je soupire sur les heures que je lui ai consacré et qui ne me seront jamais rendues."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain... 

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  • Red Queen de Victoria Aveyard

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Red Queen, le pouvoir est un jeu dangereux ?

       "J'avais déjà vu passer les jolies couvertures de cette série et j'étais bien tentée mais avec les dystopies, j'ai toujours peur de tomber sur quelque chose de trop jeunesse et j'ai du mal à me laisser tenter. L'occasion s'est finalement présentée lorsque j'ai remporté ce titre à la dernière masse critique Babelio."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Mare Barrow est une Rouge, cela veut dire qu'elle est banale et que sa vie se déroulera au service des Argents, sûrement condamnée à mourir dans leur guerre sans fin. Mais si elle se découvrait un pouvoir aussi extraordinaire que ceux que détiennent les Argents, serait-elle alors capable de sauver les siens ou ne deviendrait-elle qu'un instrument de plus dans les mains de la famille royale ?"

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Red Queen est pour moi une bonne dystopie, qui se lit facilement mais qui souffre malgré tout de plusieurs points faibles. Tout d'abord, mélangez Hunger Games et, surtout, la Sélection est vous obtenez ce livre. Attention, je ne dis pas du tout que l'auteur a copié, c'est normal de retomber toujours sur le même genre d'éléments dans ce style d'histoires mais ayant lu et adoré les deux titres précédemment cités (et c'est pas de bol parce que j'en lis pas tant que ça dans ce domaine), celui-ci manquait pour moi de nouveauté et d'originalité. Si j'avais découvert le livre de Victoria Aveyard en premier, je l'aurais sûrement adoré. Malgré tout, il y a quand même encore quelque chose qui m'aurait agacée dans n'importe quel contexte et il s'agit de l'héroïne (oui, c'est ballot quand même). Cette fille dont tous les garçons tombent amoureux et qui tombe amoureuse de tous les garçons, pitié quoi ! Il en résulte, mais ce n'est sûrement pas la seule raison, un manque d'empathie cruelle pour Mare qui a heureusement été compensé chez moi par un autre personnage."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Attention, j'ai peur de vous spoiler donc ne lisez pas ceci si vous voulez découvrir cette série ! La fin amène un retournement de situation que je n'avais pas vu venir, sûrement parce que je suis un peu naïve. Cela paraît donc être une bonne nouvelle non ? Et bien non. Pour moi, l'auteur se tire une balle dans le pied en sacrifiant le seul personnage que j'ai apprécié pendant toute ma lecture et du coup, franchement, pas sûre du tout de lire la suite. Quant aux révélations sur qui est mort et qui ne l'est pas, honnêtement ça c'était gros comme une maison !"

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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  • Quelque Chose de Pourri au Royaume d'Angleterre de Robin Cook

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Quelque Chose de Pourri au Royaume d'Angleterre ?

       "Il suffit généralement que le mot Angleterre figure dans le titre pour que je sois perdue. En voilà un nouvel exemple."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Richard Watt, ancien journaliste politique, a perdu son emploi après avoir ridiculisé le nouveau premier ministre Jobling aux tendances dictatoriales. Il s'est installé depuis en Italie avec sa compagne, regardant sombrer son pays de loin, à moins que Jobling n'est la rancoeur tenace..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "J'aime beaucoup ce genre de livre même si je suis à peu près sûre qu'il ne fait pas autant réfléchir le lecteur que ce qu'on pourrait penser. À mon avis, chacun y trouvera la confirmation de ce qu'il veut croire et passera à côté des indices qui tendent à prouver le contraire, moi y compris certainement. Malgré tout, dans cette époque d'incertitude, il n'est pas inintéressant de se pencher sur cette fiction des années 70, mais toujours tristement actuelle, dépeignant une Angleterre basculant dans le totalitarisme. Ce que j'ai regretté en revanche, ce sont les longueurs et les langueurs des cents premières pages durant lesquelles je me suis plutôt ennuyée. Mais passé ce cap, pas de doute, on peut difficilement abandonné le héros avant de savoir enfin à quelle sauce il sera mangé, même si plus l'histoire avance, plus l'impact est difficile à supporter pour moi."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "L'auteur nous explique que sans espoir, l'homme n'est rien, ce en quoi je suis on ne peut plus d'accord avec lui et du coup, franchement, je ne comprends pas bien cette fin qui me pousserait plutôt, finalement, à déconseiller cette lecture."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain... 

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