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littérature coréenne

  • Death's Game 1 et 2 d'Honeychan et Lee Wonsik

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    • death's game, honeychan, lee wonsik, manhwa, manga coréen, Corée du Sud, passion corée, hanguk, littérature coréenneMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Death's Game ?

       "J'avais commencé à lire ce webtoon en ligne et puis le drama est arrivé et j'ai mis ma lecture de côté. J'ai finalement pu m'y replonger grâce à une masse critique Babelio."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Choi Yijae a l'impression d'avoir tout raté dans sa vie. Après, une énième déception, il prend la décision de mettre fin à ses jours mais la mort ne l'entend pas de cette manière et décide de le punir en le condamnant à mourir encore 12 fois..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'aime beaucoup le principe de départ, ainsi que les dessins, c'est ce qui m'avait rendue curieuse de découvrir ce manhwa mais depuis j'ai vu l'adaptation et j'avais peur de ne rien y trouver de plus. Même si les premières vies ne sont pas toutes identiques, l'esprit reste en effet le même, mais plus j'avançais, plus j'avais envie d'en découvrir plus sur ces différences. C'est finalement la dernière vie que l'on découvre dans le premier tome qui m'a définitivement conquise. Dans le drama, tout est un peu glamourisé, ici le héros se retrouve dans la peau d'un homme usé, pathétique et au lourd passé et j'ai vraiment aimé la façon dont c'était traité et comme la suite était justement sur le point de sortir, je me suis jetée dessus. Elle a confirmé mon envie de continuer à découvrir chacune de ces nouvelles vies et on s'éloigne encore un peu du drama (ou plutôt, c'est le drama qui s'éloigne du manhwa...). Certains dialogues manquent quand même un peu de subtilité à mon goût et l'intrigue dans son ensemble semble moins travaillée pour le moment. À suivre."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme il ne devrait y avoir que 5 tomes, je n'ai pas vraiment d'hésitation à continuer cette série et je pense que pour certains aspects, je préfèrerai les choix faits dans le manhwa et pour d'autres, ceux faits dans le drama, mais c'est bien là tout l'intérêt !"

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Mémoires d'une Reine de Corée de Dame Hong

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    • mémoires d'une reine de corée, dame Hong, littérature coréenne, passion corée, Corée du Sud, passion hanguk, dynastie yiMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mémoires d'une Reine de Corée ?

       "Depuis que je m'intéresse à la littérature coréenne, c'est un des livres qui revenait le plus souvent, qui était le plus plébiscité, j'ai donc été absolument ravie d'apprendre que Picquier rééditait enfin leur version épuisée de cet ouvrage."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dame Hong, était la belle fille du roi Yeongjo, la femme du prince Sado, et la mère du roi Sunjo. Qui de mieux placée qu'elle pour nous plonger dans les intrigues de la dynastie Yi et nous conter le destin de son mari..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Quelques mots sur l'édition : cette version-ci a été traduite depuis l'anglais et non depuis le coréen. Comme c'est une ancienne version, ça se justifie assez facilement par le contexte mais je ne vais pas rentrer dans les détails ici. Il est à noter également que le texte coréen est beaucoup plus long et a ici été tronqué. Depuis, une version complète et traduite du coréen a été édité en France chez Imago mais je ne savais pas tout cela au moment de faire mon choix malheureusement.

       Pour ce qui est du récit, il est passionnant pour deux raisons. La période de la dynastie Yi est riche en évènements et marquera la Corée durablement de son empreinte, quand on s'intéresse à ce pays, on ne peut donc que s'y intéresser. Et avoir un témoignage d'une de ses reines est tout simplement inespéré. Il ne faut pas croire pour autant que ce témoignage est impartial, loin s'en faut. Il n'est pas non plus toujours fluide, exempt d'exagération et de répétitions. Cela s'explique aussi par le fait que ce sont plus un ensemble de documents et lettres rassemblées que réellement des mémoires à proprement parlé. J'avoue que j'aurais peut-être préféré une version romancée pour ce qui est de la forme. Mais cela nous permet aussi de voir notre héroïne tiraillée entre la vérité et sa loyauté, sa colère et son éducation... Quant aux évènements eux-mêmes, ils sont assez terrifiants."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'aurais évidemment aimé en savoir encore plus, et avoir notamment la suite du texte mais cela reste un récit fascinant et j'ai hâte maintenant de me plonger dans des romans qui se situeraient à cette époque précise."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Mauvaises Herbes de Keum Suk Gendry-Kim

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    • mauvaises herbes, keum suk gendry kim, bande dessinée, album graphique, manhwa, littérature coréenne, femmes de réconfort, corée du sud, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mauvaises Herbes ?

       "Cet album a failli rejoindre ma PAL a de nombreuses reprises, notamment pour mon anniversaire l'année dernière, mais en version anglaise, étant épuisé en français. Jusqu'à ce que Futuropolis est la bonne idée de le réimprimer et la gentillesse de me l'envoyer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "C'est la véritable histoire de Lee Oksun, une femme de réconfort, une esclave sexuelle, une survivante, une héroïne, une mauvaise herbe..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Pour le contexte, les femmes de réconfort sont des coréennes, souvent très jeunes (très très jeunes), enlevées pendant la seconde guerre sino-japonaise par ces derniers, pour servir d'esclaves sexuelles aux soldats. C'est un sujet qui me passionne depuis ma découverte de la Corée et qui reste encore brûlant aujourd'hui puisque les rares survivantes attendent toujours des excuses du gouvernement japonais et manifestent devant l'ambassade tous les mercredis depuis trente ans !

       Alors lire le témoignage de l'une d'entre elles, prête à nous confier son calvaire avec un courage qu'on ne peut qu'admirer, ça me paraissait indispensable. Et sous la plume de Keum Suk Gendry-Kim, c'est fait avec respect, délicatesse et pudeur, sans rien nous cacher pour autant. Quant aux dessins, ce n'étaient pas forcément ce qui m'attirait le plus dans cet album graphique au départ, ce n'est pas le style que je préfère mais au terme de ma lecture, je peux dire qu'ils sont ce qui vient souligner et mettre en valeur à la perfection l'histoire.

       Même si c'est une lecture difficile, même si j'ai versé quelques larmes, j'ai beaucoup aimé."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai apprécié la note de l'autrice à la fin de l'album, qui vient confirmer ce que j'ai pensé du roman et d'elle-même, de sa façon de raconter les faits, aux antipodes d'un autre livre que j'ai lu sur le sujet, Filles de la Mer, qui versait dans le sensationnalisme et que je ne recommande pas."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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