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Lire et Imaginer

  • Le Roman Ivre d'Isabelle Stibbe

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    les passes-murailles, Robert laffont, isabelle stibbe, le roman ivre, les trois mousquetaires, dumas

    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Roman Ivre ?

       "J'aime vraiment beaucoup cette collection des Passes-Murailles, autant son principe que ses réalisations. Il s'agit ici du cinquième opus et n'ayant eu qu'une seule déception au cours de mes quatre lectures précédentes, il m'a semblé que c'était une bonne raison de poursuivre ma découverte."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Un soir, en rentrant chez elle, Camille se fait agresser et se réveille dans les bras d'Athos, le héros des trois mousquetaires. Lorsqu'elle se retrouve enfin de nouveau dans son monde, son escapade ne lui semble pas moins réel pour autant et le phénomène va même se répéter..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Voilà donc ma deuxième déception. Il y a tellement de choses dans ce roman qu'il n'a plus ni queue ni tête. Nous avons l'histoire de Camille dans le présent, son métier d'avocate, son agression, son fiancé jaloux, puis Camille auprès d'Athos et suivant ses aventures et ça aurait été bien que ça s'arrête là. Malheureusement nous avons également des cours d'Histoire inutiles, des dialogues entre l'auteur et sa fille qui lit par-dessus son épaule, l'auteur qui s'adresse directement au lecteur... Non seulement aucun de ses éléments superflus ne m'a plus mais en plus, en si peu de pages, le récit principal se délite et se noie complètement au milieu du reste. Finalement, plus rien n'a d'importance et n'accroche l'intérêt du lecteur."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Le point positif c'est que les dernières lignes sont amusantes. Absurdes mais amusantes. En revanche, que l'auteur envisage que son héroïne épouse son fiancé après avoir ridiculisé ce personnage pendant tout le roman et nous avoir dépeint un homme d'une jalousie maladive, autant vous dire que ça m'a passablement énervée."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques de la collection Les Passe-Murailles ICI

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  • Un Chant d'Enfant de Raphaël Gérard

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    un chant d'enfant, Raphaël gérard, dystopie, roman jeunesse

    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Un Chant d'Enfant ?

       "Une amie connaît le jeune auteur et, bien consciente de mon amour de la lecture, m'a gentiment offert le premier tome de cette trilogie."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Maëlle, petite fille Brune de huit ans, vit avec la marraine qu'on lui a attribué et passe ses journées dans la mine. Surveillée par les Blonds, elle travaille pour la Maison Princière dirigée par les Roux. Sa vie ne semble pas pouvoir dévier de cette trajectoire jusqu'au jour où d'étranges évènements vont commencer à se produire à chaque fois qu'elle chante."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Commençons par être honnête : quand le livre vous a été offert, que l'auteur est l'ami de votre amie, que l'éditeur ne vous dit absolument rien, que la couverture ne vous plait pas, vous n'attendez pas grand chose de votre lecture non ? Et bien, je peux dire que mes préjugés ont pris une bonne claque. Je me suis régalée. D'abord l'histoire est originale et très poétique en elle-même. Ses personnages sont attachants et si certains sont assez typiques de ce genre de romans, d'autres sont complètement inattendus et nous touchent profondément, comme la jeune Zoé. Enfin, nous suivons différents points de vue et à chaque fois que nous passons de l'un à l'autre, nous pouvons nous en rendre compte dès les premières lignes. Le vocabulaire, la façon de parler, la vision, tout s'adapte au personnage, démontrant un talent pour l'écriture chez ce jeune auteur que peu de ses condisciples, même très connus, possèdent. En bref, j'ai vraiment été bluffée. Malheureusement, il y a un gros "mais". Il y a un personnage un peu irréel qui fait de la poésie et de longs discours. Ce sont des chapitres complètement à part, qui n'apportent pas grand chose, et heureusement, parce que j'ai fini par ne plus les lire tellement ils sont barbants. Mais avec un bon éditeur et un tout petit peu de remaniement, ce roman pourrait vraiment faire son chemin."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Le deuxième petit bémol est sur la fin. Même si c'est une trilogie, j'aime bien quand chaque tome à une fin propre et ce n'est pas la cas ici mais ça ne m'empêchera pas de lire la suite."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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  • Smoke de Dan Vyleta

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Smoke ?

       "Nan mais vous avez vu cette couverture ? Et puis l'histoire, le cadre, l'époque ont fait le reste. Il me fallait ce livre !"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Et si nos mauvais actes et nos mauvaises pensées étaient visibles ? Si une fumée s'échappait de nous à chaque fois que nous mentions ? C'est ce qu'il se passe dans cette Angleterre du XIXe siècle où seuls les aristocrates ne fument pas, disciplinés depuis leur plus jeune âge. À moins que tout cela ne soit qu'un vaste mensonge..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "L'idée de départ est fascinante, originale et les premières pages nous emportent facilement par leur originalité et leurs personnages. Le mystérieux Thomas, son indomptabilité, son passé trouble ne peuvent que faire mouche et on a hâte d'en savoir plus sur tout cet univers. Si cet intérêt ne s'est jamais démenti tout au long de ma lecture, il y a tout de même eu des passages plus difficiles. L'histoire comme l'écriture sont trop denses en quelques sortes. Parfois on se demande où on va, on s'embourbe dans des histoires secondaires, on part dans un sens, puis dans l'autre, on tourne en rond dans des détails inutiles. Cela rend la lecture laborieuse et c'est dommage parce qu'avec plus de simplicité, elle gagnerait en force. On passe également du point de vue d'un personnage à l'autre sans jamais vraiment le ressentir dans l'écriture et on ne cesse donc de s'interroger sur qui parle. Je l'ai d'autant plus remarqué que je venais de lire Un Chant d'Enfant de Raphaël Gérard, où l'auteur alterne également les points de vue mais cette fois-ci avec brio. Le ton, le vocabulaire change à chaque fois et on sait tout de suite qui nous raconte son histoire. Pourtant lui n'a qu'une obscure petite maison d'édition pour vendre son livre, preuve s'il en faut que quelque chose ne tourne vraiment pas rond au royaume du livre. Bref, je vous reparle de ce roman au cours du mois mais finissons-en avec le dernier souci de Smoke : je n'ai jamais réussi à me prendre d'affection pour l'héroïne ce qui, vous l'admettrez, est plutôt handicapant."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Attention spoiler ! Je ne vois pas d'autres solutions que de vous résumer la fin pour vous expliquer à quel point je l'ai trouvé absurde : les héros essaient d'empêcher un évènement tout au long du livre pour finalement décider de le déclencher eux-même. Et, cerise sur la gâteau, ça finit comme ça, sans qu'on sache s'ils ont pris la bonne décision ou pas. Merci !"

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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