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Lire des Romans

  • Le Présage de Peter Farris

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    • le présage, littérature américaine, roman noir, gallmeister, Peter FarrisMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Présage ?

       "J'avais beaucoup aimé Le Diable en Personne de Peter Farris et cette fresque à peine dissimulée du paysage politique américain actuel m'attirait beaucoup. J'ai eu la chance de le recevoir en service de presse de la part des éditions Gallmeister."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors que Cynthia rend visite à son père dans sa maison de retraite, il veut absolument lui raconter une histoire de son passé qui pourrait très bien avoir tout à voir avec le présent de l'Amérique..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Pour être noir, c'est noir et ça fonctionne tellement bien que j'en avais mal au ventre en tournant les pages, d'autant qu'une partie du récit est très proche de ce qu'il se passe aujourd'hui aux États-Unis. Pas toujours facile à lire donc, d'autant que l'auteur laisse peu de place à l'espoir. Il dépeint parfaitement je trouve, le plaisir des masses à se laisser manipuler parfois avec un héros politique au passé trouble qui annonce en début de discours qu'il va mentir, tricher mais qu'on va l'adorer. J'ai aimé découvrir les souvenirs de Toxey et l'enquête dans le passé, qui constituent l'essentiel du roman, même si j'ai trouvé qu'on se perdait parfois dans de longues descriptions et qu'on traînait un peu pour découvrir quelque chose qu'on avait compris depuis le début. Ça n'en est pas moins une histoire riche de ses personnages, avec une certaine nostalgie d'une époque qui n'était pourtant pas forcément meilleure et qui portait déjà en elle tous les signes de la catastrophe à venir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Si j'aime et même supporte de lire ce genre de romans, comme les thrillers aussi, c'est parce que j'en attends une forme de justice, un soupçon d'espoir. Ici, je ne peux pas dire que j'ai obtenu satisfaction. Chez Peter Farris, comme chez Benjamin Whitmer d'ailleurs, il faut un certain pouvoir d'imagination pour entrevoir ne serait-ce qu'un rai de lumière."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Le Présage" ?

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  • Li Chin de Shin Kyung-Sook

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    • li chin, sin kyung-sook, littérature coréenne, Corée du Sud, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Li Chin ?

       "C'est un des premiers romans coréens que j'ai repéré et certainement un de ceux qui me tentait le plus. Malheureusement, il est maintenant épuisé. Alors quand je suis tombée dessus sur Vinted, je n'ai pas hésité. En tous cas, pas longtemps."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Li Chin est danseuse à la cour de la Reine Min, en Corée du Sud et pas n'importe quelle danseuse, la plus appréciée de toutes. Mais un autre destin l'attend. L'envoyé français tombe amoureux d'elle et avec lui, elle va découvrir Paris..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un petit pavé et j'ai trouvé la première partie un peu longue. C'est très certainement du au fait que l'on commence avec le départ de Li Chin pour la France, avant de revenir en arrière et moi, je ne voulais pas revenir en arrière. Même si cela permet d'établir le contexte et de mettre en lumière le contraste entre les deux pays à la fin du 19' siècle, je le répète, c'était un peu long. Mais à partir du moment où la danseuse arrive en France, le récit est tout simplement passionnant. C'est très amusant de retrouver le Bon Marché, le Louvre et Maupassant dans un roman coréen pour commencer mais ça ne s'arrête pas là. Même si beaucoup de choses sont amenées avec subtilité, comme souvent dans la littérature de ce pays, j'ai trouvé l'autrice plutôt généreuse avec les français. Mais ne vous y trompez pas, le racisme est bien là, sous-jacent. Et ça ne l'empêche pas non plus de rappeler certains faits comme l'existence de l'imprimerie en Corée avant Gutenberg ou les demandes d'aide à la France qui ont été systématiquement ignorées... Et quand on sait un peu ce qu'il s'est passé à cette époque, et jusqu'à l'annexion de la Corée en 1910 par le Japon, on ne peut que tourner les pages de plus en plus en vite pour savoir ce que chacun va devenir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Même s'il s'agit ici d'un roman, Li Chin a vraiment existé, tout comme Collin du Plancy, la reine Min et bien d'autres personnages. Leur destin n'appartenait donc pas complètement à l'autrice mais j'ai beaucoup aimé la façon dont elle a réussi à leur rendre justice il me semble. Maintenant, je rêve d'un roman sur la dernière reine de Corée, qui a vécu tant d'évènements terrible et décisifs pour son pays."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Li Chin" ?

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  • La Langue et le Couteau de Kwon Jeong-Hyun

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    • la langue et le couteau, Kwon Jeong-hyun, littérature coréenne, Corée du Sud, Picquier, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Langue et le Couteau ?

       "Aux éditions Picquier, de nombreux ouvrages coréens ont été publiés au fil des ans mais il n'est pas toujours facile de les trouver encore aujourd'hui alors quand je tombe dessus, je n'hésite pas une seconde, et ce fut le cas de celui-ci..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Trois personnalités, un soldat, un cuisinier et une jeune femme, trois nationalités, un japonais, un chinois et une coréenne, trois prismes différents pour observer l'effondrement de l'occupation japonaise..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai beaucoup aimé le parti pris de départ, celui d'avoir ces trois personnalités si différentes, aux intérêts divergents, qui vont s'affronter ou s'entraider mais aussi de raconter l'occupation japonaise d'une manière vraiment originale, à travers la nourriture. J'ai d'ailleurs apprécié tous ces passages, qui mettent l'eau à la bouche, et l'escalade dans la relation malsaine du commandant et du cuisinier est très prenante. Mais en dehors de ça, l'intrigue est un peu faible à mon goût, même l'arrivée imminente des forces soviétiques ne distille pas la peur qu'elle devrait, n'installe pas la tension qui aurait pourtant été bienvenue, peut-être parce que le Commandant lui-même ne s'en préoccupe pas. Finalement, tout est raconté de manière si détachée, que l'on a du mal à avoir de l'empathie pour l'un ou pour l'autre. Je ressors donc de cette lecture un petit peu mitigée, sans trop savoir ce que j'en ai pensé, et sans être trop sûre de m'en souvenir longtemps."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est là que se concentre toute l'action et que l'histoire devient interessante mais on reste dans le côté un peu étrange et déroutant de ce récit."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Langue et le Couteau" ?

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