"Le tout premier roman de littérature coréenne que j'ai lu était Mr Han, l'une des oeuvre de cet auteur. Je l'avais choisie parce qu'il était court et que Hwang Sok-Yong est très plébiscité. Aujourd'hui, je suis prête à me lancer dans ses petits pavés."
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Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"Shim Chong, encore jeune fille, va être vendue par sa belle-mère pour devenir la concubine d'un vieux chinois. Très vite, elle comprendra que son corps est son seul bien et qu'elle devra s'en servir pour s'en sortir."
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Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"Le titre était assez clair pour que je sache un peu dans quoi je me lançais avec cette lecture, c'est vrai. Ce à quoi je ne m'attendais pas en revanche, d'autant plus de la part d'un auteur coréen, c'est que l'on se vautre autant dans le glauque. Et pour être complètement honnête, ce qui me dépasse toujours autant, c'est que certains lecteurs encensent cela et semblent penser que c'est indispensable pour transmettre un message, éveiller les consciences... Personnellement, je n'ai pas besoin de tous les détails d'une scène de viol pour me rendre compte de l'horreur vécue par l'héroïne et il me semble plutôt qu'un grand auteur est celui qui arrive à vous bouleverser sans avoir besoin de ça. Non, je ne suis ni prude, ni coincée. Oui, des scènes à répétition et minutieusement décrites de sexe non consenti ou entre une très jeune fille et un homme de 80 ans me mettent mal à l'aise. J'ai donc fini par survoler une bonne centaine de pages et repris ma lecture à la moitié du roman environ parce que je voulais quand même aller au bout de cette transposition du mythe coréen de Shim Chong et que je ne suis pas aveugle aux autres qualités du roman mais je n'ai plus vraiment réussi à m'y intéresser."
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Et comment cela s'est-il fini ?
"J'étais bien contente de le refermer. J'ai toujours l'intention de lire les autres romans de l'auteur mais j'avoue que je crains maintenant ce que je vais pouvoir y trouver."
Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...
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