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  • Le Roman de Jeanne de Lidia Yuknavitch

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Roman de Jeanne ?

       "J'aime les dystopies, surtout celles qui ne se contentent pas d'effleurer la surface, qui voient plus loin, qui ont plus d'ambition que de simplement divertir le lecteur. C'est ce que celle-ci paraissait être avec, en prime, une couverture sublime et l'évocation de Jeanne d'Arc pour finir de me perdre."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Les humains, ou du moins ce qu'il en reste, vivent maintenant dans une structure en orbite autour d'une Terre qui n'est plus que cendres et désolation. Mais, avant de mourir, Christine veut graver sur sa peau l'histoire de Jeanne et démêler le mythe de la réalité autour de cette héroïne morte sur le bûcher..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je sens que je vais avoir vraiment beaucoup de mal à vous parler de ce livre, comme j'ai eu beaucoup de mal à cerner cette histoire. J'ai lutté pour rentrer dedans, tentant d'appréhender ce nouvel univers qui nous est si peu expliqué, puis je me suis passionnée pour certains passages, et certains personnages, avant que les tours et détours ne me perdent de nouveau. J'ai adoré certains éléments, bien pensés mais mal amenés et mal exploités, bref, je n'ai cessé de me demander si oui ou non j'appréciais ma lecture ce qui, vous l'admettrez, et tout de même extrêmement déroutant. Pour moi, c'est un peu comme la Servante Écarlate (et attention, je sens que vous allez crier au scandale) : le livre recèle une infinité de bonnes idées et un énorme potentiel mais il ne s'agit pas là du produit fini malheureusement."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de confusion sur la fin. L'auteur reste en surface sur de nombreux sujets tout au long de son récit avec pour ambition, je pense, de faire planer le mystère sur cet univers étrange. En fait, ça manque juste de logique et de construction. Il y a des envolées lyriques, des leçons de vie, de philosophie et des réflexions poussées à leurs paroxysme. Tout cela donne l'impression que l'on a voulu donner à tout prix une dimension intellectuelle au récit tout en manquant complètement de subtilité et finit par déservir la dimension émotionnelle, pourtant indispensable à n'importe quel roman il me semble. Dernier espoir, l'adaptation !"

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Catégories : Lire et Imaginer 0 commentaire
  • Le Cactus de Sarah Haywood

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Cactus ?

       "Je suis toujours attirée par les histoires qui dépeignent un héros un peu atypique et décalé. Ici, la très jolie couverture a vite fini de me convaincre et Denoël a eu la gentillesse de m'envoyer le Cactus."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Susan Green vit sa vie de façon pragmatique et en maîtrise chaque aspect et chaque seconde. Mais tout va commencer à dérailler le jour où elle va découvrir qu'elle est enceinte, à 45 ans, et que sa mère a laissé l'usufruit de sa maison à son frère qu'elle déteste..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Le souci, avec ce roman, c'est qu'aucun des protagonistes n'est sympathique. Nous découvrons chacun d'entre eux à travers les yeux de l'héroïne qui les trouve tous détestables et malheureusement, elle n'a pas provoqué non plus beaucoup d'empathie chez moi (et pourtant, j'en ai à revendre). Sa réaction au testament de sa mère, par exemple, est très exagérée aux vues des informations que nous détenons et les explications de son comportement ne sont pas clairs : est-elle autiste ou s'est-elle forgée une carapace à cause des événements de sa vie ? Toutes les réponses à nos questions n'arrivent que bien trop tard et elle a largement eu le temps de nous agacer avant. À la page 254, l'auteur met ces mots dans la bouche de l'un des personnages : "Je n'arrive pas à apprécier un livre si je ne m'attache pas au personnage principal". Particulièrement ironique non ? Et lorsqu'enfin on commence à comprendre tout ce qui, depuis son enfance, a amené Susan à être ce qu'elle est, et qu'on compatit avec elle en détestant encore plus toute sa famille, elle s'adoucit..."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "La fin m'a plus agacée encore le reste. C'est dans les dernières pages que se concentrent enfin toutes les informations intéressantes sur lesquelles tout le livre aurait du reposer et c'est à ce moment-là qu'il y a matière à développer mais non, l'auteur boucle tout en quelques chapitres, nous laissant frustré. L'héroïne, elle, pardonne tout ou presque parce que, c'est bien connu, lorsqu'on donne naissance à un enfant, la grâce descend sur nous, on comprend tout et on pardonne tout, même (ne lisez pas si vous ne voulez pas être spoilé) à notre mère de ne pas nous avoir aimé comme elle aurait dû, même à notre frère d'être en partie responsable de la mort de notre fiancé... Tout est merveilleux dans le meilleur des mondes. C'est pour ça que toutes les mères de la Terre sont si parfaitement et entièrement heureuses, non ?"

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Catégories : Lire en Légèreté 0 commentaire