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  • La Nuit de Feu d'Eric-Emmanuel Schmitt

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Nuit de Feu ?

       "L'auteur aborde ici le sujet de la croyance, qui m'intéresse particulièrement, surtout lorsqu'elle survient à l'âge adulte. Expliquée avec les mots de ce philosophe que j'admire, il faut bien l'avouer, j'étais curieuse du résultat."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Eric-Emmanuel Schmitt nous raconte comment, à vingt-huit ans, alors qu'il était en repérage pour un film dans le grand Sud algérien, il est parti non croyant et revenu croyant..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "À la toute fin du livre, l'auteur explique qu'il n'a l'intention de convaincre personne, qu'il n'est pas là pour ça et n'écrit pas son histoire dans ce but. Je comprends tout à fait cette position mais il est assez difficile d'appréhender l'immensité de ce qu'il a vécu et ressenti de cette manière, évoqué en seulement quelques lignes au détour d'une mésaventure. Finalement, ce passage est même presque anecdotique dans cette histoire. De ce point de vue là, je suis un peu déçue parce que personnellement, c'est pour cela que j'avais choisi ce livre mais d'un autre côté, et même si je l'ai trouvé un petit peu long à démarrer, il y a beaucoup d'autres belles choses dans ce récit dont la rencontre entre un français et un touareg qui ne parlent pas la même langue et qui vont pourtant devenir amis."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "C'est étrange, je ne suis jamais complètement convaincue par le côté "roman" des livres du philosophe mais ses mots me touchent et j'ai toujours envie d'en découvrir plus. Je vous laisse sur ces mots à méditer, concernant la religion et illustrant le fait que le plus important n'est pas de croire ou de ne pas croire mais de s'interroger : les certitudes ne créent que des cadavres."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

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    Catégories : Lire des Romans 0 commentaire
  • L'Évangile Selon Pilate d'Eric-Emmanuel Schmitt

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec L'Évangile Selon Pilate ?

       "J'avais trouvé la façon de l'auteur d'aborder certains sujets dans la Part de l'Autre vraiment passionnante et j'avais très envie de le rencontrer. J'ai saisi l'occasion au Salon du livre et, curieuse de savoir ce qu'il aurait à dire de la résurrection du Christ, j'ai choisis ce roman à faire signer par la même occasion."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En deux parties, l'auteur se glisse d'abord dans les pensées de Jésus aux derniers jours de sa vie, avant de nous raconter, sous forme d'enquête, les pistes explorées pour expliquer la disparition du corps du Christ et les efforts déployés pour le retrouver..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Je n'ai pas regretté mon choix. Je me suis plongée dans ma lecture dès le train de retour entre Paris et Marseille et je ne l'ai plus lâché avant de l'avoir terminé. Il fait parti de ces livres que l'on décortique et dont on ne peut s'empêcher de raconter des pans entiers à tout son entourage. Ce n'est pas tant le côté roman qui m'a passionné que le côté historique et, une nouvelle fois, la vision de l'auteur. Sa façon de nous pousser à nous interroger, de nous livrer des éléments et de nous laisser juger, de nous pousser d'un côté, puis de l'autre, avec finesse m'a chamboulée. J'ai eu une préférence pour la seconde partie du roman, dans le pas de Pons Pilate qui enquête et appréhende ce qu'il va trouver ou non mais la partie qui s'attache à Yéchoua, à ses doutes, à ses hésitations, et plein de délicatesse et d'humanité et m'a parfois plus parlée que la doctrine catholique qui est pourtant la mienne."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Ce livre est une petite petite que je conseille à tout le monde, croyant ou non, et que je relirai sans aucun doute un jour ou l'autre. J'ai même versé une petite larme... Et sans hésitation, à mon dîner parfait, aux côtés de Jean d'Ormesson, Jane Austen, Marilyn Monroe et Fabrice Lucchini, j'inviterais Eric-Emmanuel Schmitt !

       Je voudrais quand même vous raconter une petite chose étonnante. À la fin de ce livre, l'auteur nous livre son journal de bord, comme il le fait régulièrement, du moins dans ses premiers romans, et nous raconte comment le manuscrit de ce livre lui a été volé et qu'il a dû le réécrire. De mon côté, c'est ma chronique qui a disparu. Sur 500 chroniques que j'ai écrite en plus de six ans, ça ne m'était jamais arrivé. J'ai cherché partout, tout essayé, impossible de la retrouver, il a fallu que je la réécrive. Le livre a même disparu d'un autre fichier sur mon ordinateur. Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça étrange..."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

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    Catégories : Lire et Enquêter 4 commentaires
  • La Part de l'Autre d'Eric-Emmanuel Schmitt

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Part de l'Autre?

       "Ce livre m'a été offert par mon oncle, ce qui m'a particulièrement touché parce qu'il est très rare qu'il nous fasse un cadeau personnalisé, mais nous avions eu une discussion sur ce livre et il s'en est souvenu à Noël."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Eric-Emmanuel Schmitt se pose une question: que se serait-il passé si Hitler avait été admis aux Beaux-Arts. Partant de là, il nous raconte tour à tour la vie d'Hitler, futur dictateur, et celle d'Adolf H., peintre en devenir."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Je trouve le postulat de départ extrêmement intéressant, je n'ai pas fait des études de psychologie pour rien, je suis passionnée par le raisonnement humain et le fonctionnement de chacun. Malheureusement, j'ai été assez vite déçue. Tout d'abord, ce n'est pas qu'un tout petit élément qui change, mais à peu près toute sa vie. Alors je veux bien admettre que le moindre petit changement aurait pu entraîner une réaction en chaîne mais là, vraiment, c'est trop, on en revient à se demander ce qu'il se serait passé si Hitler n'avait pas été Hitler et ça n'a plus vraiment d'intérêt. De plus, il y a une part de ridicule dans ce récit qui fait qu'on ne peut le prendre au sérieux et qu'on n'y croit pas une seconde. C'est bien dommage parce que j'aurais vraiment souhaité me laisser convaincre mais il aurait fallu pour cela je pense que j'arrive à retrouver le même homme malgré les différences, et des parallèles dans leurs vies, quelque chose qui les rattache l'un à l'autre. 

       Pour ce qui est de la partie romançant la vie d'Hitler, j'ai là aussi des réserves quant à un évènement se déroulant juste après la première guerre qui vient presque le déresponsabiliser de ses actes (attention, je ne veux pas du tout dire par là que l'auteur l'excuse d'aucune manière!). Dans la postface, Eric-Emmanuel Schmitt explique à quel point il est important de ne pas déshumaniser Hitler, de ne pas s'imaginer qu'il n'est pas comme nous et d'affronter toutes les parts sombres que peut revêtir un Homme mais, justement, je trouve que c'est ce qu'il finit par faire dans le livre, et choisit ainsi la facilité.

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Pour ce qui est du roman en lui-même, il est incontestable que je ne suis pas séduite. En revanche, en lisant le journal d'écriture de l'auteur, je me dis que nous pourrions avoir des conversations véritablement passionnantes! Par exemple sur sa théorie expliquant que si Hitler reste si tabou en France (essayez de demander sa bio en librairie), contrairement à l'Angleterre, c'est parce que nous, nous ne l'avons pas vaincu.

       D'ailleurs, un dernier mot pour dire que j'ai été particulièrement choqué par le fait que certains des amis de l'auteur se sont fâchés avec lui sous prétexte qu'il osait aborder ce thème quand moi je trouve qu'il serait au contraire criminel de ne pas s'y intéresser. J'ose espérer que les personnes qui lisent mes chroniques sont plus intelligentes et plus ouvertes d'esprit que ça, alors à ceux qui s'apprêtaient à laisser un commentaire désobligeant, merci de passer votre chemin."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

    Catégories : Lire et Imaginer 4 commentaires