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philippe jaenada

  • La Serpe de Philippe Jaenada

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Serpe ?

       "Depuis ma rencontre avec Sulak, du même auteur, auquel je repense encore avec tendresse, j'attends toujours avec une grande impatience chaque nouvelle sortie."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Georges Arnaud, l'auteur du Salaire de la Peur, de son vrai nom Henri Girard, à massacrer, dans sa jeunesse, son père, sa tante et la bonne, à coup de serpes. Du moins, c'est ce que tout le monde pense..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Ça me fait mal de le dire mais j'ai beaucoup, beaucoup souffert à la lecture de ce livre que j'ai mis plus d'un mois à achever. Dans ces opus précédents, nous étions face à des personnes coupables mais éminemment sympathiques. Ici, toute la première moitié du livre est consacrée à nous démontrer qu'Henri Girard est un homme détestable qui a massacré sa famille par cupidité. Sans empathie pour lui, difficile d'éprouver de l'intérêt pour son histoire. La seconde partie du livre est bien plus passionnante et je regrette encore plus que Philippe Jaenada n'ait pas commencé par les lettres qu'échangeaient le père et le fils avant le meurtre, ça aurait absolument tout changer. Je suis consciente que le but de la manoeuvre était de nous montrer que les apparences sont trompeuses et après nous avoir convaincu d'une chose, arriver à nous convaincre du contraire mais moi, petite fille simple, j'aurais préféré que ma lecture soit agréable de la première à la 643 ème page ! Ça ne m'a pas empêchée d'adorer le dernier tiers, d'être outrée, une fois encore, par les ratés de la justice française et l'ignominie de la race humaine, de rire des mésaventures de l'auteur ou d'aimer avoir des nouvelles de Pauline..."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Je garde cette fascination qu'arrive toujours à créer l'auteur pour ses personnages mais beaucoup de frustrations aussi. Il a certes démontré que le travail de la justice avait été bâclé, au mieux mais, même si j'ai envie d'y croire, il ne m'a pas complètement persuadée de l'innocence du principal suspect. Il fait beaucoup de suppositions, interprète les faits à la façon qui l'arrange et au final, de toutes façons, on ne saura pas... Je me suis également demandée s'il avait essayé de retrouver les descendants des gardiens. Puisqu'on entend l'avis d'à peu près tout le monde, je trouve que le leur manque cruellement."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres de Philippe Jaenada

    Catégories : Lire et Enquêter 0 commentaire
  • La Petite Femelle de Philippe Jaenada

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Petite Femelle?

       "L'année dernière, j'avais été très marquée par ma lecture de Sulak, la biographie du célèbre cambrioleur, par le même Philippe Jaenada. A ce jour, cela reste l'une de mes meilleures découvertes depuis l'ouverture de ce blog, impossible donc que je rate cette nouvelle sortie."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'auteur décide cette fois-ci de retracer l'histoire de Pauline Dubuisson, accusée de meurtre, et sur laquelle à peu près tout a déjà été dit... sauf la vérité peut-être..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Pour que les choses soient claires une bonne fois pour toutes, et malgré les quelques bémols que je vais évoquer par la suite, ce livre me paraît une fois encore indispensable, vous ne pouvez pas vous en dispenser, vous ne pouvez pas passer à côté de cette lecture, de cette découverte indispensable de la nature humaine, de ce qu'elle a de pire, de ce qu'elle a de meilleur et de toutes les nuances de gris que vous trouverez en chemin entre l'un et l'autre. Une fois encore, Philippe Jaenada, sans en avoir l'air, nous fait aimer son criminel, malgré ses actes, à cause de ses actes. On souffre avec Pauline, on tremble avec elle, on tient l'arme avec elle. On voudrait la protéger, la consoler, on s'énerve contre ces abrutis de journalistes, ces fausses féministes en herbe, ces menteurs, ces jaloux, on crie, on s'insurge avec plus de soixante ans de retard mais c'est comme si c'était aujourd'hui. Au milieu de tout cela, l'auteur nous fait parfois rire aussi,philippe jaenada,pauline dubuisson,la petite femelle digresse souvent, un peu trop même à mon goût et sur des sujets parfois qu'il pourrait tout autant garder pour lui, merci bien. Mais bon, comme à "ses criminels", on a du mal à ne pas tout lui pardonner."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Comme avec Sulak, je quitte Pauline avec regret mais entre Philippe et moi, en tous cas, c'est loin d'être fini. A chaque fois que je lis un article sur un destin intéressant je me dis que cela ferait un bon livre sous sa plume et je guetterai les prochaines parutions avec impatience. Et par-dessus tout, j'adorerais qu'il nous raconte un vrai méchant et tester sa capacité à nous le faire aussi bien aimer."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain... 

    Retrouvez ma chronique de Sulak ICI 

  • Sulak de Philippe Jaenada

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Sulak?

       "C'est la présentation de l'éditeur qui m'a donné envie de lire ce livre et de participer un peu à la rentrée littéraire pour une fois."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'auteur nous raconte avec tendresse, la vie de Bruno Sulak, braqueur audacieux et fascinant des années 80."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Dès les premières lignes, j'ai adoré la plume de l'auteur: son humour surtout, la façon de s'impliquer dans le récit. Mais au bout d'une centaine de pages, l'écriture ne suffit plus, encore faut-il s'intéresser à la vie de Bruno Sulak. Comme Jaenada commence par nous raconter l'histoire de son grand-père puis de son père, j'avoue que j'ai le temps de me poser la question sur l'intérêt de ce livre pour moi et je commence même à être agacée par la tendance de l'auteur à tout pardonner à Bruno Sulak, à lui trouver des excuses, à dire que rien n'est de sa faute, le pauvre. Puis la rencontre a lieu entre ce bandit au grand coeur et moi et comme chaque personne qu'il a croisésulak,philippe jaenada,bruno sulak,julliard sur sa route, il me séduit. A partir de là, il m'a été très difficile de lâcher le livre. A chaque pose, je m'empressais de raconter ses péripéties à tout mon entourage et chacun voulait en savoir plus. Ma mère me pressait même de finir pour connaître l'épilogue et je dois dire que je ne me suis pas fait prier."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Je ne dirai rien sur la fin car je ne veux pas gâcher le suspense. Je peux vous dire que ce livre m'a procuré plus d'émotions qu'aucun autre livre depuis au moins un an, m'a fait rire, pleurer et que je pense régulièrement à Bruno Sulak..."

     

        Mlle Alice, merci, et à dimanche prochain...