Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

science fiction

  • 2333 d'Ed Park

    Imprimer
    • ed park, 2333, occupation japonaise, science fiction, science-fiction coréenne, SF coréenne, littérature coréenne, Corée du Sud, passion hanguk, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec 2333 ?

       "Encore un roman repéré en anglais et que j'ai eu la joie de voir édité en français, qui m'attirait pour sa complexité et son genre inclassable. Je remercie beaucoup les éditions Actes Sud de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Après une soirée trop arrosée, Soon Sheen trouve un manuscrit dans sa sacoche. Il l'emmène un siècle plus tôt, lors de la colonisation japonaise en Corée et de la création du Gouvernement Provisoire en protestation. Replonger dans ce récit va alors devenir une obsession..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je sens que je vais avoir autant de mal à écrire ma chronique que j'en ai eu à lire ce roman. Et pourtant, ne vous méprenez pas, ça ne veut pas dire que je n'ai pas aimé. J'étais prévenue, c'est un récit exigeant, avec différentes histoires, à différentes époques, différents styles d'écriture. Et franchement, j'ai aimé chacune d'entre elles. J'en ai même adoré certaines. Le manuscrit m'a passionnée, comme c'est souvent le cas avec l'histoire de la Corée, j'ai appris plein de choses et passé du temps à chercher fébrilement sur mon téléphone, ce qui était réel et ce qui relevait de la fiction. C'est sûrement l'un des points qui a ralenti ma lecture d'ailleurs, sans la rendre moins interessante pour autant. Mais la raison pour laquelle ce livre a traîné des semaines sur ma table de chevet, c'est surtout que je ne comprenais pas le lien entre les histoires, que je n'arrivais pas à voir vers quoi on se dirigeait. Il m'a fallu plus de la moitié du roman pour que ce soit enfin le cas, et peut-être que je suis un peu longue à la détente, mais ça fait beaucoup. Après ça, tout est devenu bien plus facile et chaque nouveau lien débloqué en devenait presque jubilatoire."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je pense que l'auteur s'est un peu perdu lui aussi en cours de route. Il a tellement soigné son univers et  ses recoupements qu'il semble avoir oublié où il voulait en venir. Pourtant, l'idée est bien là, elle se dessine entre les lignes et elle n'est pas mauvaise du tout mais elle tombe à plat. Quand on met autant le lecteur à l'épreuve, qu'on lui demande autant d'efforts et d'investissements, il s'attend à un feu d'artifice final, pas à un pétard mouillé."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "2333" ?

    Catégories : Lire et Imaginer 0 commentaire
  • Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick

    Imprimer
    • philip k. dick, le maître du haut château, prix Hugo, yi king, science fiction, hitlerMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Maître du Haut Château ?

       "Je suis fascinée par la seconde guerre mondiale et les personnalités telles que celle d'Hitler. Comment en arrive-t-on là, pourquoi ? Ce n'est pas pour rien que j'ai fait des études de psychologie. J'étais donc très intriguée par l'idée de ce livre, qui était dans ma wishlist depuis longtemps."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1948, la seconde guerre mondiale s'achève sur une capitulation des Alliés. Hitler a gagné, l'Allemagne se partage les États-Unis avec le Japon et les américains deviennent un peuple soumis et dominé..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Qui résisterait à un tel résumé et à une telle couverture ? Pas moi, en tous cas. Pourtant, autant se le dire tout de suite, à part deux ou trois petites allusions, Hitler est complètement absent de ce roman. D'ailleurs, même les allemands y sont presque anecdotiques, puisque tous les protagonistes que l'on suit vivent sous l'occupation japonaise et cela fait quand même une grande différence. De ce point de vue là, c'est donc une déception. Mais le temps de me faire à l'idée puis de m'immerger dans ce monde complètement différent du notre, et j'ai enfin pu apprécier ma lecture. C'était un roman bien plus complexe que ce à quoi je m'attendais et qui n'aborde pas forcément des sujets que j'aurais pensé trouver là. J'ai donc pris le temps d'accompagner ma lecture de la réflexion nécessaire et exigée par l'auteur. En ce sens, j'ai trouvé que c'était une lecture exigeante, surtout si on veut aller au fond des choses mais pas désagréable pour autant. Et j'ai apprécié d'y retrouver des thèmes comme le Yi King et les synchronies, entre autres..."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Moi qui déteste généralement les fins trop vagues, voire ouvertes, j'ai vraiment aimé celle-ci. Je l'ai trouvé assez surprenante, malgré ce qu'en disent d'autres auteurs en postface, et tout à fait dans l'esprit du roman.

       En revanche, si je comprends l'intérêt d'avoir joint les deux chapitres supplémentaires que Philip K. Dick avait rédigé en vue d'une suite, j'aurais pour ma part préféré ne pas les lire parce qu'ils lèvent le voile sur cette conclusion justement, que j'avais appréciée telle qu'elle était."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la seconde guerre mondiale ICI

     

    Alors, vous craquez pour "Le Maître du Haut Château" ?

    Catégories : Lire et Imaginer 0 commentaire