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Lire des Classiques - Page 20

  • La Femme de Marbre de Louisa May Alcott

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Femme de Marbre ?

       "De temps en temps, j'ai la chance de recevoir un roman en provenance des Éditions Finiude, sélectionné en rapport avec mon goût pour Jane Austen il me semble, et ce fut dernièrement le cas de celui-ci, un inédit de Louisa May Alcott."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Cecil, jeune orpheline sans ressource, va se voir confiée aux bons soins du sculpteur Bazil Yorke. Mais pour lui plaire, elle va s'efforcer de ressembler chaque jour un peu plus à l'une de ses précieuses statues, au risque de se perdre elle-même..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avoue que je m'attendais à ne pas vraiment être emballée par cette histoire. Je ne sais pas pourquoi, à cause de la couverture peut-être, ou du fait que je ne suis pas une grande fan des Quatre filles du Docteur March, bien trop triste pour moi. J'imaginais quelque chose d'un peu plombant pour le moral je crois mais la préface nous fait découvrir une autre facette de l'auteur, qui écrivait des romans feuilletons pour un quotidien de Boston dans le plus complet anonymat. Disons c'est que c'est un peu la check-lit du classique en quelque sorte. Déjà, je suis plus intriguée. Et des les premières pages, je suis agréablement surprise. L'écriture est simple et agréable, le roman se lit facilement d'une traite et les personnages nous happent dans leurs intrigues. J'ai, plusieurs fois, eu une pensée pour Catherine Morland et les romans gothiques qu'elle aime dévorer sous les draps. Ici aussi, nous avons une bonne dose de mystère et de romantisme, d'élan et de frayeur. C'est un roman qu'il faut lire avec un peu de recul et d'humour aujourd'hui je pense."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je pense que ce roman ne me marquera pas forcément mais je suis heureuse d'avoir pu le découvrir et comme toujours, le travail d'édition et de traduction de Finitude confine à la perfection. Le seul bémol dans toute cette histoire est que l'on flirte un peu trop souvent avec l'idée de l'inceste à mon goût, même si les codes de l'époque étaient bien différents."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "La Femme de Marbre" ?

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  • Mrs Dalloway de Virginia Woolf, Illustré par Nathalie Novi

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mrs Dalloway ?

       "Je connais beaucoup de choses de Virginia Woolf mais pas ses écrits. Je crois que j'avais à la fois un peu peur de me lancer et la certitude que je n'aimerais pas. Du coup, j'ignore si je l'aurais fait un jour de moi-même mais comme les éditions Tibert ont eu la gentillesse de m'envoyer ce magnifique ouvrage illustré, il ne me restait plus qu'à sauter le pas."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Mrs Dalloway est de retour à Londres et elle donne une soirée. Ce sera l'occasion pour elle de croiser de nombreux amis et de se replonger dans les souvenirs du passé..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "D'abord, même si c'est évident, il faut le préciser, le travail de Tibert Éditions est une nouvelle fois une grande réussite. Le livre est magnifique et l'univers onirique de Nathalie Novi, peuplé d'oiseaux, correspond parfaitement à ce texte de Virginia Woolf.

       Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, je ne me trompais pas en pensant qu'il ne s'agissait pas de mon genre de prédilection. On se perd souvent dans de longues descriptions, dans des digressions sans queue ni tête et j'avoue sans scrupule avoir sauté de très nombreux passages. Pour autant, à ma grande surprise, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Je sais que c'est assez paradoxale. Disons que si j'avais de longues heures devant moi à ne rien faire, et aucun autre livre qui m'attende, j'aurais certainement pu me délecter de toute cette poésie et de la beauté de ces mots, du grain de folie et de la mélancolie des personnages, de l'ambiance si particulière qui m'a rappelée Edith Wharton... Mais j'aime les livres qui ont une histoire bien ficelée, un but, une fin claire. J'aime aussi enchaîner les lectures, je me rends compte que je suis dans une sorte d'urgence même lorsque je lis, en conséquence de quoi ce roman et moi étions incompatibles mais ça ne m'empêche pas de reconnaître ses qualités."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Là encore, j'aurais aimé en savoir beaucoup plus sur la plupart des personnages alors que l'auteur nous laisse dans le vague, nous invite à imaginer nous-mêmes ce qu'il en est mais c'est malgré tout avec le sentiment qu'il vient de se passer quelque chose de beau que je referme ce livre."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "Mrs Dalloway" illustré par Nathalie Novi ?

  • Avec Vue sur l'Arno d'E.M. Forster

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Avec Vue sur l'Arno ?

       "Pavillons poche réédite régulièrement, sous une forme élégante, des classiques et des incontournables auxquels je vous conseille vivement de jeter un oeil. Vous ne pourrez manquer de trouver une pépite que vous aviez toujours eu envie de lire ou un auteur que vous projetiez de découvrir depuis longtemps..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Lucy découvre Florence accompagnée de sa cousine, Miss Bartlett, en guise de chaperon. Dès leur arrivée surgit la première déception, leurs chambres, qui devaient donner sur l'Arno, sont situées côté cour, sans aucune vue. Mr Emerson et son fils, logeant dans la même pension, proposent alors d'échanger leurs chambres avec ses dames, provoquant des réactions diverses et des conséquences inattendues..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Si ce classique du genre a été écrit une centaine d'année après les romans si modernes de Jane Austen, il semble pourtant avoir au moins cent ans de plus. J'ai donc eu du mal, je l'avoue, à rentrer dans l'histoire, à ne pas trouver l'héroïne un peu idiote et la plume un peu trop pleine de fioritures : "De délicates bouffées sentimentales parfumaient ses remarques discontinues, leur conférant une beauté un peu étrange comme dans un bois délabré d'automne surgissent parfois des odeurs évocatrices du printemps." Vous voyez ce que je veux dire ? Heureusement, le roman est court et surtout plein d'humour. J'ai donc continué et ne l'ai pas regretté, la seconde partie étant bien plus fluide et agréable que la première et nous offrant enfin l'occasion de nous inquiéter rééllement pour Lucy et pour son avenir."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Je suis contente d'avoir enfin découvert ce récit bien connu dont j'ai beaucoup apprécié l'humour. Malgré tout, j'ai trouvé quelques éléments de la fin un peu dur pour la jeune Lucy dont les erreurs résultent plus de son éducation et de son entourage selon moi, que de sa propre volonté."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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