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deb jj lee

  • Demain, de l'Autre Côté de Tina Cho et Deb JJ Lee

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    • demain de l'autre côté, Tina Cho, Deb JJ Lee, corée du sud, Corée du Nord, album, littérature coréenne, hanguk, passion corée, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Demain de l'Autre Côté ?

       "J'avais déjà eu l'occasion d'apprécier le travail de Deb JJ Lee à travers l'album in Limbo et j'ai été ravie de  pouvoir m'y replonger et de découvrir sa collaboration avec Tina Cho grâce aux éditions Akileos."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Yunho et Myunghee tentent de survivre en Corée du Nord, au coeur de la famine et des restrictions. Yunho doit rejoindre sa maman, en Chine, juste de l'autre côté du fleuve; Myunghee, elle, n'a plus rien à perdre. Ensemble, ils vont essayer d'accéder à la liberté..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Préparez-vous à pleurer. L'histoire de la Corée du Nord et des gens qui tentent de la quitter est déjà assez terrible mais racontée à travers les yeux de ces deux enfants, c'est évidemment encore pire. D'autant plus, qu'une fois le fleuve franchi, les épreuves ne sont pas terminées. Les pays qui renvoient les 'déserteurs' à leur point de départ, en sachant pertinemment ce qui va leur arriver, sont pléthores. Alors, oui, prévoyez quelques mouchoirs, parfois c'est triste, parfois c'est simplement très émouvant mais dans tous les cas, il est difficile de rester indifférent, de ne pas être touché par ces deux petits héros bien courageux, malgré la distance que l'autrice met dans son récit d'ailleurs.

       Ce que je ne savais pas avant de lire cet album, c'est que Tina Cho écrit souvent des récits autour de la religion, et je préfère prévenir qu'elle est présente ici aussi mais, pour ceux que cela dérange en général, ce serait dommage de s'arrêter à ça. Le principal n'est pas là, et les valeurs qu'elle défend sont universellesLà où elle m'amuse moins en revanche, c'est quand elle retrace rapidement l'histoire de la Corée du Nord à la fin de l'album et qu'elle essaie de faire croire que les États-Unis n'y sont pour presque rien dans la séparation du pays, ou comment réécrire l'histoire à sa sauce."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Ça finit bien, presqu'un peu trop bien même j'ai envie de dire, mais ça ne fait pas de mal d'avoir une petite lueur d'espoir dans ce monde en décrépitude."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Demain de l'Autre Côté" ?

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  • In Limbo de Deb JJ Lee

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    • in limbo, deb jj lee, dépression, santé mentale, Corée du Sud, passion corée, littérature coréenne, album graphiqueMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Shuttle ?

       "J'ai tout de suite été attirée par cette couverture qui exprime déjà tant de choses à elle seule. Ajoutez à cela la Corée et la santé mentale et je ne pouvais évidemment plus résister."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Deborah Jung-Jin Lee est une adolescente perdue, qui ne se considère plus vraiment coréenne mais pas complètement américaine, qui ne supporte pas de ne pas ressembler aux autres et qui se sent seule et abandonnée la plupart du temps..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai l'impression qu'il va être aussi difficile de parler de cet album que ça l'a été de le lire. J'ai adoré le graphisme, la mise en page, les petites vignettes, le choix du bleu comme couleur unique. On flotte dans les limbes aux côté de Deb, on doute avec elle, on souffre avec elle. On se projette aussi parce que certains sujets sont universels, on compatit. Bref, ce n'est pas une lecture très joyeuse mais très sensible, qui aborde de nombreux sujets compliqués comme la dépression, le suicide, la maltraitance... Mais je trouve que ça en vaut la peine, parce qu'il faut arrêter de faire de la santé mentale un tabou, c'est vital. 

       Ce qui m'a énervée en revanche, c'est qu'il y a de nombreux petits mots par-ci, par-là en coréen et qu'aucune traduction n'est proposée. Ça ne gêne pas la compréhension mais c'est quoi cette nouvelle tendance ? C'est le troisième livre au moins dans lequel je la constate, avec d'autres langues. C'est quand même très agaçant !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai surtout aimé le petit mot de l'autrice qui nous donne un peu plus d'informations sur la suite, ça m'a émue mais sans cela j'aurais vraiment trouvé la fin frustrante. J'aurais apprécié aussi plus de nuance dans la notion de pardon, mais c'est quelque chose de très coréen, alors je vais le dire ici : s'il faut pardonner aux autres, c'est essentiellement pour soi-même."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "In Limbo" ?