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juliette morillot

  • Les Orchidées Rouges de Shanghai de Juliette Morillot

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    • les orchidées de Shanghai,juliette morillon, littérature coréenne, Corée du Sud,hanguk, passion corée, femmes de réconfortMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Orchidées Rouges de Shanghai ?

       "J'ai adoré l'essai de Juliette Morillot sur la Corée du Sud, c'était vraiment passionnant, alors j'ai été ravie d'apprendre que ce roman épuisé de l'autrice, sur un sujet qui me tient à coeur, allait enfin être réédité."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Sangmi n'a que quatorze ans lorsqu'elle est enlevée à la sortie de l'école, en 1937, par l'occupant japonais. C'est ici que sont destin de femme de réconfort commence..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Cette partie de l'histoire de la Corée me touche particulièrement. Ces très jeunes filles coréennes, entre 10 et 19 ans, qui ont été prostituées de force par les soldats japonais, attendent toujours aujourd'hui des excuses officielles. C'est une histoire terrible qui a besoin d'être racontée mais il est très difficile de le faire avec respect, sans verser dans le glauque et c'est pour cela que j'avais peur de me lancer dans cette lecture. J'ai adoré les 100 premières pages, j'ai été tout de suite happée, touchée par l'héroïne et l'écriture de l'autrice. Je pensais que j'allais le dévorer, qu'on se dirigeait vers un coup de coeur. Puis les choses ont commencé à se dégrader. J'ai d'abord cru qu'en entrant dans le vif du sujet, la lecture devenait naturellement plus difficile mais ce n'était pas seulement cela. Les longueurs se multiplient, les détails inutiles avec et on décroche, on se détache même de Sangmi et de ce qu'elle subit alors que ça devrait être le contraire. Mais surtout, plus je tourne les pages, plus je trouve tout cela ridicule. Ce roman aurait du être un roman chorale, un florilège de femmes, de leurs souffrances et de leurs histoires. Au lieu de ça, c'est Sangmi qui subit tout, qui a tout vu et tout vécu. Elle a été femme de réconfort, dans les pires bordels comme auprès d'un riche protecteur, elle a été espionne et traductrice, elle était là à Nankin, elle était là quand l'attaque sur Pearl Harbor se profilait, elle était parmi les cobayes des expérimentations japonaises aussi et dans l'une des villes bombardées de virus mortels... Elle était absolument partout. On dirait que l'autrice a pris une liste de toutes les exactions japonaises, et Dieu sait s'il y en a, et qu'elle a coché ses cases au fur et à mesure."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "À Hiroshima évidemment ! Quand (attention spoiler) à l'instant où elle va retrouver son père, la bombe tombe droit sur elle et que Sangmi, seule survivante et décidément indestructible, sauve un bébé en coupant le cordon ombilical avec ses dents, j'ai juste ri en fait."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Les Orchidées Rouges de Shanghai" ?

    Catégories : Lire des Romans 0 commentaire
  • La Corée du Sud en 100 Questions de Juliette Morillot

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    • la corée du sud en 100 questions,juliette morillot, taillandier, Corée du Sud, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Corée du Sud en 100 Questions ?

       "Tous les livres sur la Corée m'intéressent, ce n'est pas vraiment une surprise, mais quand j'ai appris que celui-ci sortait en poche, il était évident que je ne pouvais plus faire l'impasse et je remercie les éditions Tallandier de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "100 questions pour apprendre à mieux connaître la Corée du Sud, que ce soit à travers son histoire globale ou à travers des évènements bien plus précis comme le naufrage du Sewol..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ce n'était pas forcément super bien parti. Dans les premières pages, les questions étaient surtout prétexte à retracer l'histoire de la Corée de façon chronologique, ce à quoi je ne m'attendais pas forcément, et que j'ai déjà lu bien des fois. Sans compter que certaines périodes m'intéressent moins que d'autres. Mais très vite, on arrive au 20' siècle, qui lui me passionne, et en plus on comprend rapidement que la chronologie était plus que nécessaire pour bien comprendre le contexte. À partir de là, je ne pouvais plus le lâcher. C'est bien écrit, direct, sans hypocrisie. Jamais la responsabilité des coréens dans ce qu'ils ont pu vivre n'est amoindrie - d'ailleurs j'ai particulièrement apprécié la question sur la collaboration avec les nazis - mais aucune excuse n'est trouvée aux japonais pour les horreurs commises, et encore moins aux américains et je suis ravie d'avoir pu enfin lire un ouvrage qui ne mâche pas ses mots ! J'ai passé toute ma lecture à raconter à tout le monde autour de moi ce que je découvrais au fur et à mesure et ça, c'est toujours le signe d'un débordement d'enthousiasme chez moi."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'était tellement passionnant que l'autrice a réussi à me donner envie de lire son autre ouvrage sur le même schéma, La Corée du Nord en 100 Questions, ainsi que ses romans bien sûr, dont l'Orchidée Rouge de Shanghai, qui vient justement d'être réédité au format poche chez Charleston."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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