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Lire et Imaginer - Page 35

  • Harry Potter à l'École des Sorciers de J.K. Rowling

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    • Harry Potter, Harry Potter à l'école des sorciers, j.k. rowingMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Harry Potter à l'École des Secrets ?

       "C'est marrant comme certaines choses vous marquent à jamais... Je me rappelle parfaitement avoir découvert Harry Potter dans une librairie de Courchevel, où je passais les vacances de Noël en famille. Je me souviens précisément du rayon, de la couverture, de ma main se tendant avidement vers le second tome alors que je venais de dévorer le premier en quelques heures à peine, ce frisson provoqué par une rencontre exceptionnelle qui ne s'est jamais démentie depuis..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Le jeune Harry Potter a perdu ses parents dès le plus jeune âge et est élevé, ou plutôt martyrisé, par son oncle, sa tante et son cousin. Mais le jour de ses onze ans, tout son univers va basculer lorsqu'il va découvrir qu'il est un sorcier et qu'il est attendu de pied ferme à Poudlard, le collège magique, où tout le monde sait déjà qui il est..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "À l'époque, à chaque nouvelle sortie, je relisais tous les Harry Potter depuis le début. Puis il y a eu les films, revus récemment avec mes neveux, et puis, disons-le, j'ai un peu grandi quand même... Du coup, je me suis un peu lassée des histoires des deux ou trois premiers volumes, très marqués jeunesse, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai peut-être moins été subjuguée par ma lecture que ce à quoi j'aurais pu m'attendre. Et puis, plus j'avançais, plus j'étais gênée par certaines tournures de phrases, par de nombreuses répétitions et je commençais à me dire que finalement, J.K. Rowling avait peut-être amélioré son style au fil des années. Sacrilège ! Finalement, après une énième interrogation, je suis allée chercher, au fond de mes tiroirs, un vieil exemplaire en anglais acheté lors de mon séjour en Angleterre. Et là, quelle ne fut pas ma stupéfaction en comparant les textes. Alors je tiens à préciser tout de suite que je suis consciente de la difficulté de ce travail, surtout pour un roman tel que Harry Potter avec de nombreux mots inventés, que je ne suis habituellement d'ailleurs pas particulièrement pointilleuse sur le sujet mais que ce que j'ai découvert m'a stupéfaite. Le style est différent, toutes les répétitions relevées n'existent pas dans l'original et de très nombreux mots et adjectifs ne sont tout simplement pas traduits. Et je vous parle là d'une édition soi-disant complète et non de la toute première dans laquelle Gallimard avait tout simplement estimé que l'on pouvait purement et simplement se passer de paragraphes entiers. Après cette polémique là, après celle des noms propres, après tant d'années, tant de rééditions et tant d'argent gagné, je suis non seulement déçue mais également en colère de découvrir la qualité de cette traduction alors même que j'ai tous les volumes dans une édition reliée, collector et particulièrement coûteuse. Bien sûr, et même si Dumbledore m'a un peu manqué, Harry Potter à l'école des sorciers est toujours une merveille d'imagination mais vous n'aviez pas attendu ma chronique pour le savoir, en revanche, cette traduction m'aura gâchée ma lecture jusqu'à la dernière ligne."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme Harry, j'ai déjà hâte de retourner à Poudlard au plus vite mais que faire, racheter tous les exemplaires en anglais, continuer en français en essayant de faire abstraction ? Pour le moment, je vais adopter la seconde solution, mon porte-monnaie n'étant pas extensible à l'infini mais je ne vous cache pas que je continue à pester intérieurement. D'ailleurs, comme Ginny ayant avalé la potion de Mrs Pomfresh contre le rhume, je suis sûre que de la fumée sort de mes oreilles."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres de J.K. Rowling ICI

    et toutes celles de l'univers de Harry Potter, par là...

     

    Alors, vous craquez pour "Harry Potter à l'École des Sorciers" ?

     

       Et si vous voulez des exemples concrets des problèmes de traduction qui m'ont gênée, je vous invite à lire mon post Facebook à ce sujet.

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  • Un Chant d'Enfant - Tome 2 de Raphaël Gérard

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    • un chant d'enfant, Raphaël Gérard, dystopie, roman jeunesse, jeune auteurMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Un Chant d'Enfant ?

       "Le premier tome m'avait été offert par une amie (et celui-ci aussi d'ailleurs) et franchement, j'avais beaucoup aimé malgré quelques petits bémols. Toujours dans mon optique d'en finir avec toutes les séries en cours que je lis, j'étais ravie de plonger dans cette suite."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors que Zoé et Maëlle s'adaptent peu à peu à leur nouvelle vie, la marraine de cette dernière désespère de retrouver sa trace. Mais le jeune Eleo ne baisse pas les bras pour les réunir. Pendant ce temps, Vincenne se débat pour prouver son innocence..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Dès les premières pages, je suis de nouveau frappée par le talent d'écriture de l'auteur. Son point de fort est indéniablement l'alternance des points de vue avec une ambiance, un phrasé propre à chacun et facilement reconnaissable. On ne se perd pas, on ne passe pas son temps à se poser des questions, à chaque début de chapitre, on sait immédiatement qui parle et je le redis, j'ai rarement vu cela dans d'autres romans, même d'auteurs aguerris. Ensuite, ces personnages justement, ils sont géniaux. J'avais beaucoup aimé Zoé dans le premier tome, ici c'est Vincenne qui remporte mon suffrage. Les dialogues sont géniaux, enlevés et bourrés d'humour. L'univers et le cadre de l'histoire sont bien ficelés et originaux, encore un bon point, indéniablement. Passons aux bémols, ils ne sont vraiment pas énormes mais il y en a. D'abord l'histoire traîne un peu en longueur, il ne se passe assez de choses à mon goût mais comme tout est interessant, je ne peux pas dire que l'on s'ennuie malgré tout. Je trouve toujours l'Errant du Néant peu utile mais ses passages sont moins lourds que dans le tome précédent. J'espère malgré tout que son rôle se révèlera essentiel sur la fin et justifiera sa présence. Mais le principal problème de cet ouvrage, à mon avis, et je le dis au risque de me faire de nouveau taper sur les doigts par l'éditeur comme lors de ma précédente chronique, c'est sa couverture peu attractive et surtout, son manque total de visibilité, et franchement, c'est bien dommage."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme pour le premier opus, j'ai un peu l'impression que ma lecture est interrompue au beau milieu de l'histoire et c'est toujours un peu frustrant mais j'ai hâte malgré tout de lire la conclusion de cette sage et comme j'ai déjà le dernier tome dans ma PAL, ça ne devrait pas traîner."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Un Chant d'Enfant" ?

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  • Les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle de Stuart Turton

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    • les sept morts d'Evelyne Hardcastle, Stuart turton, sonatine, le mois anglaisMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle ?

       "J'aime beaucoup l'idée de départ, un récit qui voit se répéter sans cesse la même journée. Ici, cette boucle s'effectue autour du meurtre d'une jeune femme et d'une enquête à boucler, c'était beaucoup trop intriguant pour que je résiste."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Une chose est certaine, ce soir, Evelyn Hardcastle va mourir, le jour même de la fête donnée par ses parents pour célébrer son retour, le même jour que son petit frère assassiné dix-neuf ans plus tôt, ce jour que notre héros verra se répéter sans cesse, jusqu'à ce qu'il réussisse à résoudre l'énigme..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je tourne et retourne dans mon esprit toutes les sensations que m'a procuré ce roman depuis quelques jours pour tenter d'en déduire une image globale, quelque chose d'à peu près cohérent à vous raconter mais croyez-moi, la tâche est difficile. C'est un roman dense, qui demande toute notre attention, qui ne peut pas se lire par petits bouts par-ci, par-là. Il est exigeant mais en retour, je dois bien avouer qu'il est mené magistralement. Les surprises sont nombreuses, les rebondissements incessants, nous obligeant à nous creuser le cerveau pour revoir toute l'action, tous les personnages, toutes ces journées identiques qui viennent de s'écouler... sans jamais trouver la moindre faille. J'applaudis sans hésiter la construction et l'originalité, la richesse des personnages, le cadre glauque et glaçant pourtant situé dans une belle demeure un soir de fête. En revanche, je ne peux pas dire pour autant que ce soit un coup de coeur. L'intrigue peine à se mettre en place au début et ça traîne un peu en longueur. Le médecin de peste, le valet de pied, c'était un peu trop pour moi et inutile au milieu de ce récit où les détails et les intrigues secondaires foisonnent déjà. Il m'a manqué quelque chose, un soupçon de légèreté peut-être, un tout petit peu plus de simplicité même si je suis consciente que ce n'était pas l'effet recherché."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai apprécié les révélations successives, le pourquoi du comment, la résolution de l'enquête même si je me serais passée du couplet sur la rédemption et que j'avais compris pas mal de choses depuis un petit moment. En revanche, que pas une ligne ne soit écrite sur l'après, sur la vie du héros en dehors de cette boucle, j'ai trouvé cela extrêmement frustrant et il me semble qu'après plus de 500 pages de casse-têtes, le lecteur méritait bien ça pourtant."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle" ?