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korean lit - Page 3

  • L'Oiseau qui Boit des Larmes 1 - Lee Young-Do

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    • l'oiseau qui boit des larmes,le coeur des nagas,folklore coréen,corée du sud,littérature coréenne,korean lit,fantasy,lee young-doMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec L'Oiseau qui Boit des Larmes ?

       "Étant un incontournable de la littérature coréenne, je ne pouvais qu'avoir l'oeil sur cette publication et attendre avec impatience qu'elle arrive jusqu'à nous. Je suis ravie qu'Hachette Heroes ait accepté de me l'envoyer et je dois dire que le travail de couverture et de traduction est impeccable."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors que la cérémonie qui doit le rendre presque invincible en lui enlevant le coeur approche, Ryun, du peuple des Nagas, se pose de plus en plus de questions sur le bien fondé de cette tradition. De l'autre côté de la frontière, trois êtres se rapprochent, un Kim, un Tokkebi et un Rekkon, trois êtres pour en mener un..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais un peu peur de la comparaison à Tolkien mais le roman se lit très bien. Il prend son temps, certes, il nous faut tout de même appréhender ce nouveau monde et apprendre à connaître ses quatre peuples, mais on ne s'ennuie jamais. L'univers est très riche et j'ai adoré y trouver à la fois des inspirations du folklore coréen mais aussi des parallèles avec la situation actuelle de la Corée, tout en restant assez discret pour ne pas gêner ceux que ça n'intéresserait pas. L'humour, qui lui aussi n'est ni tonitruant, ni tapageur m'a beaucoup plu mais ce que j'ai préféré ce sont les personnages, si différents mais rassemblés par la même quête et c'est ici que l'évocation de Tolkien fait sens. J'ai adoré apprendre à les connaître, voir évoluer leur relation et je me suis beaucoup attachée à eux. Je suis impatiente de les retrouver pour trois tomes de plus. Il m'aurait peut-être fallu quelques émotions plus fortes pour transformer cette lecture en coup de coeur mais ce que je ressens est plutôt une grande tendresse pour ses héros et leur devenir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je pensais que ce premier tome se terminerait à l'arrivée au temple et ce n'est pas le cas. J'ai donc eu un peu l'impression qu'on s'arrêtait au beau milieu de l'histoire et c'est dommage je trouve. Quoi qu'il en soit, vivement la suite."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Park Avenue de Renée Ahdieh

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    • park avenue, Renée Ahdieh, littérature coréenne, corée du sud, hanguk, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Park Avenue ?

       "Quelle bonne surprise cela a été de découvrir ce livre que je ne connaissais pas dans le catalogue des sorties Ellipsis et quelle joie ce fut bien sûr de le recevoir de leur part."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors qu'elle vient tout juste d'être nommée associée junior, Jia se voit confier un dossier qui la dépasse complètement, pour la seule raison qu'elle est, comme ses clients, d'origine coréenne. Un dossier qui pourrait faire basculer son avenir, dans un sens comme dans l'autre..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je m'attendais à ce que ça ressemble un peu à la Famille Han, de Min Jin Lee, l'autrice de Pachinko, et je n'avais pas complètement tort, en moins profond et moins littéraire peut-être. L'autrice écrit pour la jeunesse habituellement et même si celui-ci est présenté comme son premier roman pour adultes, cela se sent malgré tout, ce qui ne m'a pas forcément dérangée. En tous cas, on y retrouve la même mentalité, les mêmes ambitions, celles de américano-coréens qui veulent réussir à tout prix, trouver leur place et se mettent beaucoup de pression pour ça. Ici, on est quand même sur un niveau un peu différent de richesses puisque les clients de Jia sont multimillionnaires. En conséquence, tout y est un peu too much, mais c'est logique, et voulu bien sûr. On prend l'avion comme on prendrait le bus, on voyage de New-York à Séoul en passant par les Îles Caïmans et on rencontre une jeunesse dorée parfois un peu clichée peut-être mais sûrement pas tant que ça en réalité. Il y a même un petit côté Gossip Girl. Franchement, c'est une lecture que j'ai trouvé agréable et divertissante. On s'attache facilement à l'héroïne et il y a un vrai suspense qui nous tient et nous pousse à tourner les pages. Argent, divorce, héritage et secret de famille rendent le tout efficace."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Est-ce que j'ai été surprise par les derniers rebondissements ? Pas du tout. Est-ce que j'ai pensé quelques secondes que c'était allé un peu trop loin quand même ? C'est possible. Est-ce que j'ai boudé mon plaisir pour autant ? Absolument pas."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Park Avenue" ?

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  • The Mermaid from Jeju de Sumi Hahn

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    • the mermaid from jeju, jeju, sumo Hahn, littérature coréenne, korean lit, Corée du SudMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Mermaid From Jeju ?

       "Deux objectifs remplis avec ce roman : lire un livre numérique par mois en 2025 et dévorer tout ce que je peux trouver sur l'Île de Jeju pour nourrir mon obsession. Que demander de plus ?"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Goh Junja est une des haenyeo de l'île de Jeju, comme sa mère et sa grand-mère avant elle, et alors qu'elles pensent toutes avoir surmonté le pire avec l'occupation japonaise, elles vont se rendre compte que la paix n'est pas encore d'actualité en Corée..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ce n'était pas une lecture désagréable mais les moments vraiment interessants de l'histoire tardent quand même drôlement à arriver. C'est d'autant plus agaçant qu'avec le recul, je ne comprends pas du tout l'intérêt d'avoir développé autant certaines parties de l'histoire pour ne finalement pas tellement s'en servir quand d'un autre côté les évènements terribles qui se sont déroulés sur l'île en 1948 et 1949 sont à peine effleurés. Bref, c'est un peu confus et déséquilibré. J'ai aimé malgré tout que certaines choses soient évoquées, comme les collaborateurs coréens, ceux qui ont profité de la colonisation japonaise pour s'enrichir en trahissant leur peuple et que les américains à leur arrivée ont maintenu à leur poste d'influence, ce qui ne pouvait que finir par dégénérer. En revanche, l'implication directe de États-Unis me semble exagérée. Attention, je n'excuse en rien ce qu'ils ont fait mais ils ont été plus malin que de donner des ordres directs ou de larguer les bombes eux-mêmes il me semble. Ils se sont plutôt contentés de planter toutes les graines nécessaires avant de laisser les autres faire le sale boulot. Je retiendrai malgré tout une très belle scène dans les tunnels, quand les haenyeo se mettent à chanter pour soutenir l'une des leur."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je n'ai pas aimé la fin. Pourtant, cette partie dans le présent me plaisait beaucoup et je ne suis pas contre un peu de surnaturel et de chamanisme, surtout quand il s'agit de Jeju mais là, c'est trop facile, trop linéaire, chaque mort vient faire son petit discours et tout est résolu. Très peu convaincant."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "The Mermaid from Jeju" ?