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39-45

  • Le Saboteur de Paul Kix

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    39-45,le saboteur, Paul Kix, résistance française, Robert de la Rochefoucauld, de gaulle

    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Saboteur ?

       "L'Histoire vraie mais méconnue d'un résistant français pendant la Seconde Guerre Mondiale, franchement, il n'y avait aucune chance que je ne cède pas."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Robert de La Rochefoucauld avait 16 ans au début de la Guerre mais déjà il savait qu'il ne pourrait pas rester sans rien faire. Après une dénonciation pour ses propos anti-nazis, il décide de quitter sa famille et de rejoindre l'Angleterre..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "L'avant-propos est passionnant et nous démontre une fois encore l'importance de se replonger dans l'Histoire même quand on croit déjà tout savoir. L'importance aussi, et j'en ai toujours été convaincue, de ne pas juger des choses que nous n'avons pas vécues. Ensuite, ça retombe un peu et j'ai trouvé que ça traînait en longueur mais on apprend à connaître Robert et sa famille. Cet homme a eu, pendant la guerre, un destin absolument incroyable, émaillé à la fois d'énormément de chance et de malchance et par-dessus tout cela, d'un courage, et parfois d'une inconscience incroyable. Je me réjouis donc qu'un livre lui soit consacré, un film bientôt également, on ne parle jamais assez de nos héros. En revanche, je n'ai pas été séduite par la forme. J'aurais aimé un vrai roman, qui aurait permis plus d'affect et d'émotions que ce récit un peu froid des évènements. Enfin, ce que l'auteur a le plus développé ce sont les évasions spectaculaires de Robert. On a donc l'impression que le jeune homme a passé la guerre à se faire arrêter et à s'échapper et ses actes de sabotage deviennent anecdotiques. C'est bien dommage."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai aimé l'honnêteté de l'auteur en toutes choses, sur la résistance française et le Général de Gaulle par exemple, dans le bon comme dans le mauvais, j'ai aimé sa façon de nous relater avec pudeur les derniers instants de cet homme exceptionnel et entier qu'était Robert de la Rochefoucauld et j'ai aimé le découvrir, tout simplement. C'est déjà pas mal, je crois."

     

        Mlle Alice, merci, et à jeudi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Le Saboteur" ?

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  • La Goûteuse d'Hitler de Rosella Postorino

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Goûteuse d'Hitler ?

       "Je suis une personne étrange mais le mot Hitler, dans le titre d'un livre, ça peut facilement me faire craquer. La période me fascine, j'adore en savoir toujours plus, découvrir de nouvelles facettes de l'Histoire et creuser la psychologie des ses pires et de ses meilleurs personnages."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors que Rosa s'est installée à la campagne, chez ses beaux-parents qu'elle connait encore si peu, pour échapper aux bombardements sur Berlin, elle est réquisitionnée pour devenir goûteuse d'Hitler et va devoir affronter chaque nouvelle journée avec la peur de mourir empoisonnée..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ici, suivre une allemande pendant la guerre, passer de l'autre côté de la frontière, c'était déjà pour moi une promesse alléchante. Plonger au coeur du système méconnu des goûteuses d'Hitler, un bonus inespéré. Malheureusement, le résultat ne s'est pas révélé aussi passionnant que je l'espérais, sûrement parce que le côté roman prend trop le dessus. Je ne suis pas sûre de savoir exactement comment l'expliquer mais on ne sent pas assez la réalité qui se cache derrière cette histoire. De plus, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à l'héroïne qui m'a longtemps plus agacée que touchée. Il y a heureusement d'autres éléments beaucoup plus convaincants mais sous-exploités à mon goût : la palette des personnages des goûteuses, l'histoire d'amour avec un SS, le complot contre Hitler. Il y a avait de la matière...

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est très mélancolique et il y a tellement de choses que l'auteur laisse en suspend ! Comme tout au long de ce roman, j'ai l'impression que les parties qui auraient pu être les plus interessantes sont toutes celles qu'elle a laissé de côté. J'ai quand même aimé ce roman mais je sais que je l'oublierai vite aussi, loin de HhHH ou la Part de l'Autre."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Goûteuse d'Hitler" ?

    Catégories : Lire des Romans 2 commentaires
  • Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Orphelins 88 ?

       "J'ai du mal à résister à un livre qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale, ce n'est pas nouveau, même si j'ai toujours peur du roman cliché, vu et revu, mais le fait que celui-ci soit édité dans la Collection R, donc jeunesse, de Robert Laffont, a vaincu mes dernières résistances."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Le bras droit de l'enfant à tendance à se tendre pour le salut nazi et pourtant le tatouage de son bras gauche indique clairement qu'il est passé par un camps de concentration. Alors qui est-il ? Orphelin ou non ? Germanisé, polonais ou juif ? Il n'en sait rien, il n'a aucun souvenir..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "On suit ce gosse perdu, complètement écartelé entre les pensées du National Socialisme que l'on lui a inculqué et ce qu'il peut voir de ses propres yeux dans l'orphelinat dans lequel il atterri après la guerre. Il va devoir réapprendre à réfléchir seul, découvrir ce qu'il pense par lui-même et sans savoir qui il est réellement, il luttera pour n'avoir à choisir aucun camp, après tout, la guerre est finie. J'ai vraiment adoré cette dimension de l'histoire qui nous montre les souffrances de différents peuples sans essayer de les hiérarchiser, qui nous rappelle également que le racisme est partout, et pas seulement chez les oppresseurs, et qui nous explique, enfin, que l'on peut avoir fait des choses terribles et avoir une seconde chance. Je ne parle pas des nazis eux-mêmes, bien sûr, de ceux qui avaient la conviction d'avoir raison et d'accomplir un plan supérieur, mais de tous les autres. Peu de choses sont noires ou blanches dans une guerre et le fait que l'auteur raconte cela à travers des enfants, dans un langage simple accessible à ces jeunes lecteurs, permet d'adoucir la leçon donnée. Quant au personnage de Wally, un G.I. noir qui, là encore, mettra bien à mal le libéralisme des États-Unis et son illusion de liberté, il m'a tout bonnement chamboulé."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est certainement ce que j'ai le moins aimé : trop de coïncidences extraordinaires, entre autres. J'ai également grandement déploré l'un des éléments qui nous est dévoilé et qui, pour moi, affaibli le message général mais je ne peux en dire plus sans vous spoiler. De toutes façons, ça n'enlève rien à mon sentiment général : lisez ce livre ! (et ça ne m'a pas empêché d'être émue aux larmes)."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Orphelins 88" ?

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