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Lire des Biographies

  • Mémoires d'une Reine de Corée de Dame Hong

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    • mémoires d'une reine de corée, dame Hong, littérature coréenne, passion corée, Corée du Sud, passion hanguk, dynastie yiMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mémoires d'une Reine de Corée ?

       "Depuis que je m'intéresse à la littérature coréenne, c'est un des livres qui revenait le plus souvent, qui était le plus plébiscité, j'ai donc été absolument ravie d'apprendre que Picquier rééditait enfin leur version épuisée de cet ouvrage."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dame Hong, était la belle fille du roi Yeongjo, la femme du prince Sado, et la mère du roi Sunjo. Qui de mieux placée qu'elle pour nous plonger dans les intrigues de la dynastie Yi et nous conter le destin de son mari..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Quelques mots sur l'édition : cette version-ci a été traduite depuis l'anglais et non depuis le coréen. Comme c'est une ancienne version, ça se justifie assez facilement par le contexte mais je ne vais pas rentrer dans les détails ici. Il est à noter également que le texte coréen est beaucoup plus long et a ici été tronqué. Depuis, une version complète et traduite du coréen a été édité en France chez Imago mais je ne savais pas tout cela au moment de faire mon choix malheureusement.

       Pour ce qui est du récit, il est passionnant pour deux raisons. La période de la dynastie Yi est riche en évènements et marquera la Corée durablement de son empreinte, quand on s'intéresse à ce pays, on ne peut donc que s'y intéresser. Et avoir un témoignage d'une de ses reines est tout simplement inespéré. Il ne faut pas croire pour autant que ce témoignage est impartial, loin s'en faut. Il n'est pas non plus toujours fluide, exempt d'exagération et de répétitions. Cela s'explique aussi par le fait que ce sont plus un ensemble de documents et lettres rassemblées que réellement des mémoires à proprement parlé. J'avoue que j'aurais peut-être préféré une version romancée pour ce qui est de la forme. Mais cela nous permet aussi de voir notre héroïne tiraillée entre la vérité et sa loyauté, sa colère et son éducation... Quant aux évènements eux-mêmes, ils sont assez terrifiants."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'aurais évidemment aimé en savoir encore plus, et avoir notamment la suite du texte mais cela reste un récit fascinant et j'ai hâte maintenant de me plonger dans des romans qui se situeraient à cette époque précise."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "Mémoires d'une Reine de Corée" ?

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  • The Magical Language of Others d'E.J. Koh

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    • the magical language of others, E.J. Koh, memoir, lettres, littérature coréenne, Corée du Sud, passion coréeenneMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Magical Language of Others ?

       "Je suis fascinée par cette couverture. À tel point que j'ai acheté ce livre en hardback, un format plus cher et que je n'apprécie pas d'habitude, parce que je voulais cette illustration. Bien sûr, l'histoire m'attirait également énormément."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'autrice nous raconte, au travers des lettres de sa mère, reçues alors qu'elle était adolescente, le traumatisme qu'elle a vécu lorsque ses parents sont repartis vivre en Corée en les laissant seuls son frère et elle aux États-Unis..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je ne plonge jamais dans les détails d'un livre avant de l'ouvrir, j'aime découvrir l'histoire au fil des pages. Ici, je m'étais donc imaginée les circonstances qui avaient pu pousser des parents à laisser leurs enfants derrière eux dans un autre pays et on peut dire que j'étais loin de la réalité. J'ai donc été choquée de découvrir que cette famille n'avait aucun problème financier et que la mère avait fait ce choix d'elle-même sans que ça ne semble la préoccuper plus que ça. L'égoïsme qui transparait d'ailleurs dans chacune de ses lettres est assez sidérant, pendant que sa fille souffre seule à l'autre bout de la planète. Et c'est vraiment le côté qui m'attirait dans cette histoire, je pense qu'il y avait beaucoup à en dire. Malheureusement, l'autrice s'éparpille, son récit manque parfois de cohérence. Elle nous emmène aussi sur les traces de ses grands-mères et, si c'est interessant, ce n'est pas forcément ce que j'attendais ici. Mais c'est d'autant plus touchant que l'on sent que c'est une façon de se protéger, et de protéger sa mère également, que de ne pas s'attarder sur ses problèmes de santé, ses difficultés à garder la nourriture ou ses envies de mourir pendant que sa mère lui écrit qu'elle est très fière d'elle."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai aimé la fin, l'autrice revient au sujet principal et conclut son histoire, à la fois dans les faits et en décidant de lâcher prise mais d'une manière générale, je pensais aimer ce récit plus que ce fut le cas."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "The Magical Language of Others" ?

  • Wintering de Katherine May

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    • wintering, lecture d'hiver, hiver, dépression, hiverner, Katherine MayMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Wintering ?

       "Je pense que c'est encore un de ces livres que j'ai découvert chez Miranda mais une chose est sûre, il était dans ma wishlist depuis un bon moment. Cette année, j'ai enfin craqué, c'était le choix parfait pour la case du 21 décembre de mon calendrier de l'avent."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Katherine May, par le prisme de sa propre expérience, nous parle des hivers de nos vies, que ce soit le saison qui revient tous les ans, ou les périodes difficiles que nous traversons à un moment ou à un autre..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai adoré ce livre. Pourtant, il m'est difficile de dire pourquoi. C'est un texte sans prétention, qui n'a rien d'extraordinaire ou de révolutionnaire en soi et pourtant sa magie opère, la magie des petits riens réconfortants, de la compréhension et des sentiments partagés. Depuis quelques années, j'aime de plus en plus l'hiver, son côté enrobant, le temps qui ralentit, le froid qui nous saisit et j'ai apprécié de retrouver tout cela ici. D'un autre côté, je pourrais le conseiller sans hésiter à tous ceux qui, justement, n'aiment pas cette saison, avec l'espoir que ce texte leur apporte un peu de lumière au coeur de cette période sombre, que ce soit au sens propre ou au sens figuré. Et Katherine May ne se contente pas de nous parler d'elle, son propos est universel, varié, interessant. J'ai été touchée, je me suis reconnue, projetée et je ne pouvais pas le lire à un meilleur moment. Vraiment, c'est amusant de constater qu'un texte si simple puisse être en même temps si puissant, j'ai même fait traîner ma lecture parce que je ne voulais pas le terminer." 

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je le quitte avec regret. Alors qu'au cours des premières pages, je m'étonnais d'avoir lu que certains le relisaient tous les ans, j'ai maintenant envie de me joindre à cette tradition. J'ai également très envie de l'offrir atour de moi et, ça tombe bien, il est également disponible en français.

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "Wintering ?