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Lire des Biographies

  • Que les Étoiles Contemplent mes Larmes de Mary Shelley

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Que les Étoiles Contemplent mes Larmes ?

       "Finitude, qui est une petite maison d'édition pour laquelle j'ai beaucoup de respect, m'a proposé cette lecture. Comme je voulais découvrir la plume de Mary Shelley depuis longtemps, auteur entre autres de Frankenstein, j'ai accepté."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Il s'agit ici du journal intime de Mary Shelley, sur une période de plus de vingt ans, de la disparition de son mari, le poète Percy Shelley, à sa propre mort."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Qu'il a été difficile de lire cela et qu'il est difficile de vous en parler. D'abord parce que j'admire le travail de Finitude, leurs choix éditoriaux, leurs livres soignés et que je n'ai pas envie d'en faire une critique négative, ni de Mary Shelley elle-même d'ailleurs. Pourtant, je pense que ces écrits ne sont pas faits pour être lus. Mary Shelley a perdu successivement plusieurs de ses enfants, sa nièce puis son mari. Elle s'est alors retrouvée avec bien peu de soutien, et ses derniers amis sont finalement morts eux-mêmes peu de temps après ou l'ont trahie. Et ce Journal d'Affliction, qui porte bien son nom, nous livre ici ses pensées. Alors évidemment, n'attendait pas une lecture qui vous fera du bien, au contraire, Mary Shelley a sûrement l'une des vies les plus tristes que je connaisse et ce, jusqu'à ces derniers jours où malgré sa bonté et sa gentillesse, ou plus sûrement à cause de cela, tout le monde lui fit défaut. Ensuite, si une biographie de cette femme doit être passionnante, il s'agit ici uniquement de ses pensées, dépressives pour la plupart, on le serait à moins, et répétitives. Honnêtement, j'ai trouvé les notes de bas de page plus intéressantes, comme une bouffée d'air frais dans ce récit d'une telle pesanteur. Enfin, Mary Shelley a écrit ces mots pour elle seule et ils n'étaient pas destinés à être lus. Elle y a mis toutes les plaintes qu'elle s'est efforcée de ne pas exprimer à voix haute et avec lesquelles elle ne voulait ennuyer personne. Résultat, en lisant ce livre, on a l'impression d'une personne peu sympathique pour laquelle on éprouve de la pitié et qui passe son temps à gémir ce qui, il me semble, et bien loin de ce qu'était ce grand auteur."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "J'ai été plus que soulagée de refermer ce livre, je suis bien obligée de l'admettre. Le point positif en revanche, c'est que j'ai encore plus envie de découvrir ses romans, j'ai même l'impression de le lui devoir après avoir été si indiscrète !"

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

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  • The Queen's Husband de Jean Plaidy

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Queen's Husband?

       "Le tome précédent s'étant achevé sur le mariage d'Albert et Victoria, j'avais hâte de les suivre dans leur nouvelle vie ensemble et j'ai enchaîné directement sur celui-ci."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Ce troisième tome se concentre sur la vie de la Reine Victoria, du jour de son mariage avec Albert, à la mort de celui-ci."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Le début de l'histoire nous fait délaisser quelques temps Victoria pour nous raconter l'enfance et l'adolescence d'Albert. Si j'avoue avoir trouvé cette partie un peu longue et moins captivante, elle est effectivement essentielle à la compréhension du caractère du futur Prince Consort. Et, bien qu'après la lecture de cette série, je n'ai plus beaucoup de sympathie pour lui, je crois que sans cette explication de son passé, je l'aurais profondément détesté. La suite nous dévoile effectivement un homme rigide, qui ne rie jamais, ambitieux et orgueilleux. Il ne resort pas grand chose de l'amour qu'il est censé ressentir pour sa femme et il est particulièrement odieux avec son fils aîné. Heureusement, pour contrebalancer cela, on le plaint aussi parfois du caractère exécrable de sa femme et de sa stupidité constante qu'il doit supporter stoïquement. Une fois encore, je me demande si on ne tombe pas dans la caricature. Si le livre reste toutefois agréable à lire, ce n'est pas vraiment ce que je m'attendais à découvrir en choisissant de lire l'histoire romancée de la vie de Victoria. J'aimais je n'aurais cru qu'en refermant ce tome-ci, mon favori entre tous serait ce pauvre Bertie."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "Autant le tome précédent se répétait sans cesse et traînait en longueur, autant celui-ci, qui pour à peine plus de pages couvre une période quatre fois plus longue au moins, est parfois un peu rapide. D'un chapitre à l'autre, il peut s'être écoulé deux ans. Pourtant, lorsqu'Albert meurt dans les dernières pages, c'est presque un soulagement...

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Reine Victoria ICI

    Et celles de cette saga en particulier LÀ

  • Columbine, Comment mon Fils a-t-il Pu Tuer ? de Sue Klebold

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    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Columbine ?

       "J'ai la chance de faire partie du Cercle Arion de Robert Laffont et de recevoir certaines publications dans ce cadre-ci. Chaque mois, je fais donc avec plaisir un tour des nouvelles publications. En voyant Columbine je me suis dit oui, puis non, puis oui quand même..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dix-sept ans après les faits, la mère de Dylan Klebold, l'un des deux tueurs de Columbine, raconte sa tragédie. Celle d'un enfant timide et intelligent qui a grandi dans une famille normale et affectueuse et qui un jour d'avril, a décidé de tuer et de mourir..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?

       "Ce livre est bouleversant et surtout, essentiel. J'ai du mal à écrire ma chronique parce que je ressens le besoin vital de vous convaincre que vous devez absolument lire ce livre. Ce ne sera pas facile. Il vous fera pleurer, c'est certain, il fera, je l'espère, tomber certains de vos préjugés, il vous fera peut-être même aimer un peu Dylan contre votre gré. Mais surtout, il vous aidera peut-être à sauver une vie. Sue Klebold n'écrit pas ce livre pour excuser les actes de son fils ou se plaindre de la vague de haine qui a déferlé sur elle mais parce que depuis le drame elle essaie de sensibiliser les gens aux signes de dépression et de suicide. Ceux-là même qu'elle n'a pas vu... Penser que Dylan est un monstre et que notre enfant ne pourrez jamais faire ça, c'est humain, c'est de la préservation. Mais dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, je pense sincèrement que la naïveté peut être criminelle.

       Pour vous parler plus directement du contenu même du livre, je peux vous dire que j'ai préféré la première partie à la seconde. Nous sommes directement plongés dans la tête de cette femme aux premières heures du massacre, qui pense avoir une vie parfaite et dont le monde s'écroule soudainement et c'est très impactant. Cette femme qui le matin même pensait à son fils avec fierté et qui quelques heures plus tard, prie de toute son âme pour qu'il se suicide. Mais tout ce qu'elle dit par la suite est tout aussi intéressant, d'autant qu'elle a, pour ce livre et pour son bien, fait d'innombrables recherches et consultées de nombreux spécialistes. Les paragraphes sur le rôle des médias et sur la requalification des maladies mentales en maladies cérébrales et leur dépistage sont particulièrement importants et pertinents il me semble. Je ne sais que vous dire de plus ou au contraire, pourrais vous en parler toute la journée mais j'espère sincèrement que certains d'entre vous auront la curiosité, et le courage, de lire cet ouvrage."

    • Et comment cela s'est-il fini?

       "J'ai eu beaucoup de mal à refermer ce livre, à abandonner Sue et Dylan. Il m'a fallu digérer tout cela avant de réussir à vous en parler et en écrivant ma chronique, je verse encore quelques larmes..."

     

        Mlle Alice, merci, et à lundi prochain...

     

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