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littérature coréenne

  • Shim Chong, Fille Vendue de Hwang Sok-Yong

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    • shim chong, hwang sok-yong,littérature coréenne,corée du sud,passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Shim Chong, Fille Vendue ?

       "Le tout premier roman de littérature coréenne que j'ai lu était Mr Han, l'une des oeuvre de cet auteur. Je l'avais choisie parce qu'il était court et que Hwang Sok-Yong est très plébiscité. Aujourd'hui, je suis prête à me lancer dans ses petits pavés."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Shim Chong, encore jeune fille, va être vendue par sa belle-mère pour devenir la concubine d'un vieux chinois. Très vite, elle comprendra que son corps est son seul bien et qu'elle devra s'en servir pour s'en sortir."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Le titre était assez clair pour que je sache un peu dans quoi je me lançais avec cette lecture, c'est vrai. Ce à quoi je ne m'attendais pas en revanched'autant plus de la part d'un auteur coréen, c'est que l'on se vautre autant dans le glauque. Et pour être complètement honnête, ce qui me dépasse toujours autant, c'est que certains lecteurs encensent cela et semblent penser que c'est indispensable pour transmettre un message, éveiller les consciences... Personnellement, je n'ai pas besoin de tous les détails d'une scène de viol pour me rendre compte de l'horreur vécue par l'héroïne et il me semble plutôt qu'un grand auteur est celui qui arrive à vous bouleverser sans avoir besoin de ça. Non, je ne suis ni prude, ni coincée. Oui, des scènes à répétition et minutieusement décrites de sexe non consenti ou entre une très jeune fille et un homme de 80 ans me mettent mal à l'aise. J'ai donc fini par survoler une bonne centaine de pages et repris ma lecture à la moitié du roman environ parce que je voulais quand même aller au bout de cette transposition du mythe coréen de Shim Chong et que je ne suis pas aveugle aux autres qualités du roman mais je n'ai plus vraiment réussi à m'y intéresser."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'étais bien contente de le refermer. J'ai toujours l'intention de lire les autres romans de l'auteur mais j'avoue que je crains maintenant ce que je vais pouvoir y trouver."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Shim Chong, Fille Vendue" ?

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  • Snowglobe de Soyoung Park

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    • snowglobe, dystopie, soyoung park, télé réalité, lecture d'hiver, littérature coréenne, Corée du Sud, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Snowglobe ?

       "Comme toutes les sorties coréennes ou presque, ce livre avait rejoint ma whislist bien avant sa sortie et puis j'ai eu la surprise de le trouver dans une librairie. Depuis, il est même sorti en français chez Nathan !"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Chobahm rêve de rejoindre Snowglobe, le seul endroit sur Terre où les températures sont encore vivables, où on ne risque pas de mourrir de froid si on reste dehors plus de trente minutes. La contrepartie ? Accepter d'être filmé en permanence, de faire de sa vie un divertissement..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je me suis immergée dans ce monde de froid avec délice et j'ai aimé prendre le temps d'explorer cet univers et de rencontrer Chobahm et sa famille. Puis arrive le moment tant attendu, celui de pénétrer à l'intérieur du Snowglobe et les évènements se précipitent alors. C'est vraiment une lecture intéressante, pleine de rebondissements et d'idées intrigantes, avec des scènes particulièrement réussies mais j'ai été un peu déstabilisée par l'équilibre des choses ou plutôt le mauvais équilibre des choses devrais-je dire. Je ne me suis jamais ennuyée mais soit certains passages sont vraiment trop longs par rapport à d'autres, soient ce sont ces autres qui sont trop sous-développés. Pour ma part, je penche plutôt pour cette idée mais j'imagine que c'est une question de point de vue. J'aurais aimé 100 pages de plus au moins, j'aurais aimé qu'on apprenne plus à connaître la deuxième famille de l'héroïne et surtout j'aurais aimé que l'idée de télé-réalité ne reste pas qu'un prétexte à l'intrigue complètement sous-exploité. C'est encore et toujours ce que je reproche à presque tous les livres de ce style qui favorisent l'action au détriment d'un contexte solide et bien construit."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est très satisfaisante et on sent en même temps que l'autrice a planté pas mal de graines pour la suite, que j'ai hâte de lire. Et si vous cherchez une dystopie du froid sans prise de tête, je vous conseille de la lire aussi."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Pars, le Vent se Lève de Han Kang

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    • pars le vent se lève, Han Kang, prix Nobel, prix Nobel de littérature, Corée du Sud, littérature coréenne, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Pars, le Vent se Lève ?

       "À l'occasion de son prix Nobel de littérature, Han Kang a vu ses oeuvres, épuisées jusqu'alors en France, enfin réimprimées et j'en suis plus qu'heureuse. Celui-ci ne fait pas exception et j'ai eu la chance de le recevoir de la part des éditions Decrescenzo."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Accepter la mort d'In-Ju, son amie de toujours, a été une épreuve difficile pour Jeong-Hee mais lorsqu'un an plus tard, elle tombe sur un article qui sous-entend qu'elle se serait suicidée, écrit par un homme dont Jeong-Hee n'a jamais entendu parler, elle ne va pas le supporter et décider de se battre pour faire toute la lumière sur cette histoire..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ce n'est pas le premier roman de Han Kang que je lis et j'avais quelques appréhensions sur ce que j'allais découvrir ici, en partie parce que j'ai tellement été marquée par Human Acts que je ne l'imagine pas pouvoir faire mieux et également parce que je sais ce que son écriture peut avoir de particulière. Et c'est évidemment le cas ici avec des paragraphes très courts, des changements de sujets et d'époque nombreux et même des passages sur l'univers, sa création, son fonctionnement... Disons qu'il faut être attentif à ce qu'on lit pour ne pas perdre le fil. Mais très vite, et malgré une multitude de procédés que j'aurais détesté dans un autre roman, et des personnages qui sont tous assez peu sympathiques et équilibrés, il devient impossible de le lâcher. Une tension s'installe, il y a un vrai mystère à élucider, une enquête à mener et un antagoniste à vaincre. Et puis surtout, il y a la puissance de la plume de Han Kang qui a elle seule justifie le Nobel qu'elle a reçu. Je me demande si j'ai jamais lu quelque chose d'aussi intense, même si ce n'est pas un coup de coeur évident, même si tout ne me plaît pas. C'est le genre de roman qui infuse lentement dans votre esprit et vous accompagne encore pendant un moment après avoir refermé la dernière page."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "À la coréenne bien sûr. Je m'y attendais tellement et pourtant ça m'a énervée et déçue malgré tout, du moins sur le moment. Les fins coréennes pour moi, ce sont en quelques sortes des fins ouvertes mais c'est aussi plus subtile que ça, en fait tout est là, dans les non-dits, les sous-entendus, il ne vous reste plus qu'à être attentif et à interpréter tout cela correctement. Je préfère obtenir des réponses claires pour ma part mais j'admire cette façon de faire et je crois que l'autrice nous dit aussi que le sujet du roman n'était pas forcément celui que l'on croyait au départ et que l'important est ailleurs."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Pars, le Vent se Lève" ?

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