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  • La Langue et le Couteau de Kwon Jeong-Hyun

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    • la langue et le couteau, Kwon Jeong-hyun, littérature coréenne, Corée du Sud, Picquier, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Langue et le Couteau ?

       "Aux éditions Picquier, de nombreux ouvrages coréens ont été publiés au fil des ans mais il n'est pas toujours facile de les trouver encore aujourd'hui alors quand je tombe dessus, je n'hésite pas une seconde, et ce fut le cas de celui-ci..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Trois personnalités, un soldat, un cuisinier et une jeune femme, trois nationalités, un japonais, un chinois et une coréenne, trois prismes différents pour observer l'effondrement de l'occupation japonaise..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai beaucoup aimé le parti pris de départ, celui d'avoir ces trois personnalités si différentes, aux intérêts divergents, qui vont s'affronter ou s'entraider mais aussi de raconter l'occupation japonaise d'une manière vraiment originale, à travers la nourriture. J'ai d'ailleurs apprécié tous ces passages, qui mettent l'eau à la bouche, et l'escalade dans la relation malsaine du commandant et du cuisinier est très prenante. Mais en dehors de ça, l'intrigue est un peu faible à mon goût, même l'arrivée imminente des forces soviétiques ne distille pas la peur qu'elle devrait, n'installe pas la tension qui aurait pourtant été bienvenue, peut-être parce que le Commandant lui-même ne s'en préoccupe pas. Finalement, tout est raconté de manière si détachée, que l'on a du mal à avoir de l'empathie pour l'un ou pour l'autre. Je ressors donc de cette lecture un petit peu mitigée, sans trop savoir ce que j'en ai pensé, et sans être trop sûre de m'en souvenir longtemps."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est là que se concentre toute l'action et que l'histoire devient interessante mais on reste dans le côté un peu étrange et déroutant de ce récit."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    et toutes celles sur la littérature coréenne, par LÀ

     

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  • La Péninsule aux 24 Saisons de Mayumi Inaba

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    • la péninsule aux 24 saisons, mayumi inaba, nature writing, littérature japonaise, roman contemplatif, picquierMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Péninsule aux 24 Saisons ?

       "Je cherchais un roman pour le printemps, nature writing ou contemplatif, ou peut-être un peu des deux et c'est celui-ci qui a attisé mon envie de plonger tête la première dans ses pages."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Les vingt-quatre saisons d'une année japonaise, c'est le temps que l'héroïne a décidé de passer loin de Tokyo, dans sa petite maison de la péninsule, pour observer le passage du temps et les changements de la nature qui l'entoure..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je voulais du nature writing, du contemplatif et j'ai été servie. Je savais ce que j'allais lire, j'ai trouvé que c'était une petite bulle d'air frais, avec des passages plaisants et des phrases très belles que j'avais envie de noter ou de relire. Pour autant, il m'a manqué un petit quelque chose, soit une histoire, soit une vraie réflexion. Pendant ma lecture, j'ai pensé que c'était plutôt la première que je regrettais, qu'on n'en sache pas plus, qu'il ne se passe pas plus de choses, mais finalement, il me semble que c'est plutôt la seconde et que j'aurais aimé plus de profondeur. J'aurais aimé aussi que les 24 saisons rythment le récit de façon moins brouillonne. En revanche, ce roman ferait un album superbe, je le voyais se dérouler sous mes yeux en tournant les pages et je regrette de ne pas être capable de le dessiner moi-même tellement j'ai trouvé cela inspirant. Espérons qu'un éditeur ou qu'un illustrateur en aura l'idée, ça s'y prêterait parfaitement."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Pas de coup de coeur pour moi donc et j'avoue que j'aimerais qu'on arrête d'utiliser les mots 'chef d'oeuvre' à tout bout de chant - combien de chef d'oeuvre lit-on véritablement dans une vie ? - mais c'était une bien jolie lecture de printemps."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • L'Été de la Sorcière de Nashiki Kaho

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    • l'été de la sorcière, nashiki kaho, picquier, littérature japonaise, littérature asiatique, feel good book, les ingrédients de ma pal d'étéMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec L'Été de la Sorcière ?

       "M'intéresser à la Corée me donne petit à petit envie d'en découvrir plus sur l'Asie en général et les publications Picquier sont toujours particulièrement alléchantes. J'ai craqué sur le titre et la couverture de celui-ci sans même vraiment savoir de quoi il parlait."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Ça ne se passe pas très bien à l'école pour Mai alors ses parents décident de la laisser vivre quelques temps à l'écart, chez sa grand-mère qu'elle aime beaucoup, la sorcière..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai beaucoup apprécié les thèmes évoqués, ils me touchent tous de près, le fait de vivre simplement, en accord avec la nature, de s'avoir s'écouter aussi, et d'être très sensible... La petite fille est attendrissante, on s'attache facilement à elle et elle entretient une belle relation avec sa grand-mère. Tout est doux et poétique dans ce roman très court. Ce n'est pas mièvre pour autant, personne n'est y parfait et l'autrice nous montre aussi que ce qui fait une bonne grand-mère, ne fait pas forcément une bonne mère. Mais il m'a manqué un petit quelque chose en plus pour en faire un coup de coeur, ou ne serait-ce qu'un récit marquant. J'aurais voulu que certains sujets soient plus approfondis, certaines relations, et que les textes ajoutés à la suite du roman fassent partie intégrante de l'histoire."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est à la fois réussie et émouvante. Je pense que cela ferait un très joli film."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "L'Été de la Sorcière" ?

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