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Lire et Apprendre - Page 7

  • Filles de la Mer de Mary Lynn Bracht

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    • filles de la mer, Mary Lynn bracht, littérature coréenne, femmes de réconfort, hanguk, passion corée, passion hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Filles de la Mer ?

       "J'ai découvert l'histoire des Femmes de Réconfort dès mes tous premiers drames coréens et depuis, je voulais en savoir plus, les retrouver, faire un bout de chemin avec elles... C'est ce qui m'a poussée à vouloir lire ce livre."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Hana est une Haenyeo, ces femmes indépendantes de l'île de Jeju, qui plongent pour pêcher. Mais alors qu'elle n'a que seize ans, elle va être enlevée par les Japonais pour devenir une femme de réconfort, une prostituée au service de l'armée d'occupation... Avant de mourir, sa petite soeur Emi va essayer une dernière fois de retrouver la trace de sa soeur perdue des décennies plus tôt..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Ce roman m'a inspirée des sentiments extrêmement contrastés. On suit les deux soeurs, à deux époques différentes et chaque partie semble être écrite par deux autrices différentes, une coréenne et une américaine (Mary Lynn Bracht est américaine, sa mère est coréenne). J'ai adoré l'histoire d'Emi, qui se déroule à notre époque mais revient souvent sur son passé, toute en pudeur, juste ce qu'il faut pour nous susciter de fortes émotions et faire couler quelques larmes. Pour ce qui est d'Hana, j'ai beaucoup aimé la première partie malgré des scènes inutilement glauques mais plus j'avançais, plus j'étais mal à l'aise. C'est ce que j'appelle les récits 'à l'américaine', qui nous donnent l'impression que si on ne nous décrit pas dans tous les détails l'horreur vécue par l'héroïne, le lecteur ne sera pas capable de comprendre à quel point c'était terrible. Et au fur et à mesure du récit, plusieurs mots me viennent à l'esprit : voyeurisme, sensationnalisme... J'irais même jusqu'à dire que j'ai eu l'impression que l'on souillait à nouveau la mémoire de ces pauvres femmes. La deuxième partie de l'histoire d'Hana m'a également déplue pour d'autres raisons. On s'éloigne de ce que j'étais venue chercher ici pour partir dans une fiction complètement irréaliste et la diabolisation du méchant est une déception supplémentaire. Diaboliser c'est la facilité, diaboliser c'est excuser, c'est laisser entendre que cela s'est passé parce qu'un homme était fou, et non parce que la nature humaine est juste pourrie. Diaboliser, c'est nier une partie de la vérité."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Même si je suis très critique sur plusieurs aspects de ce roman, j'en ai vraiment aimé d'autres mais cela me rappelle aussi pourquoi je lis et regarde de moins en moins de livres et séries américaines et pourquoi je me suis tournée vers la Corée du Sud. J'applaudis en revanche la note de l'auteur, la chronologie historique et la bibliographie jointes à la fin."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Filles de la Mer" ?

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  • Proverbes Coréens de Cho Yonghee

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    • proverbe coréens, hangeul, hanguk, Cho yonghee, Kang young-suk, danwon, hyewon, passion corée, corée du sudMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Proverbes Coréens ?

       "Je voulais faire une page sur les proverbes coréens dans mon carnet réservé à la Corée, je me suis donc dit que c'était l'occasion idéale d'ajouter ce livre à ma bibliothèque."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Plus de 200 proverbes utilisés dans la langue coréenne sont proposés dans cet ouvrage bilingue et illustré..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Évidemment, au milieu de tous les livres que je lis autour de la Corée, celui-ci ne fait pas partie de ceux que je pourrais recommander à n'importe qui. Il faut vraiment s'intéresser à ce pays, voire à sa langue, pour trouver de l'attrait à cet ouvrage mais si c'est le cas, foncez ! D'abord, comme le dit très bien l'auteur dans son introduction, les proverbes reflètent l'âme d'un pays. C'est passionnant de découvrir quelles analogies seront utilisées, quelles pourront être les similitudes ou les différences avec la France par exemple. Mais en plus, ce livre est extrêmement bien fait, il ne lui manque rien : chaque proverbe est écrit en coréen, en romanisation et en français, accompagné d'un fichier audio pour pouvoir également écouter sa prononciation, et d'une explication si besoin. Les dernières pages sont consacrées à un glossaire coréen/français puis français/coréen. Enfin, on peut y découvrir des illustrations du 18ème siècle des artistes Danwon et Hyewon ainsi qu'au centre du livre, plusieurs proverbes illustrés par l'artiste Kang Young-Suk.

       Mon proverbe préféré ? 'C'est comme chercher un Kim à Séoul', qui s'apparente à notre 'chercher une aiguille dans une botte de foin', une grande partie de la population du pays portant le nom de Kim."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai vraiment aimé le soin apporté au sujet et la richesse du contenu proposé. Je vais sûrement craquer très bientôt pour les autres livres de cette collection consacrés aux contes coréens."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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  • I Want to Die but I Want to Eat Tteokbokki de Baek Sehee

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    • I Want to die but I want to eat tteokbokki, Baek Sehee, littérature coréenne, santé mentale, hanguk, passion corée du sud, Corée du Sud Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec I Want to Die but I want to Est Tteokbokki ?

       "Je crois que c'est l'un des livres venu de Corée du Sud dont on parle le plus, il me paraît donc difficile de passer à côté quand on s'y intéresse un tant soit peu. Alors quand je l'ai croisé à ma librairie anglaise, il n'y avait aucune chance que je résiste."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'autrice nous parle de sa santé mentale et nous relate un certain nombre de ses séances chez son psychiatre..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'aimerais rappeler qu'il ne s'agit pas d'un roman et si vous ne vous intéressez pas à la santé mentale, ce n'est pas fait pour vous, aucun doute là-dessus. Mais si comme moi, c'est le cas, je pense que vous devriez trouver cela passionnant. Il me semble que l'on peut tous s'y reconnaître à un moment ou à un autre, à condition d'avoir un peu de recul sur soi-même, ce qui est d'autant plus interessant et ouvre de nombreuses perspectives de réflexions. J'ai particulièrement apprécié  la totale honnêteté de l'autrice, même lorsqu'elle se montre sous son plus mauvais jour, même lorsqu'elle est pathétique, comme elle le dit elle-même, ce qui la rend touchante, humaine, accessible. J'étais un peu frustrée lorsque j'ai vu arriver la fin parce qu'il ne s'agit finalement que d'un tout petit morceau de vie, et de thérapie, mais l'épilogue ainsi que les quelques lignes écrites par le psychiatre (et la recette du tteokbokki) apportent la touche finale attendue. Finalement, j'aurais autant aimé que le livre s'arrête là, sans les petits textes bonus qui suivent et que je n'ai pas tous trouvés très interessants."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est à peu près aussi bon pour votre santé mentale qu'une ou deux séances chez le psy et beaucoup moins cher alors pourquoi s'en priver ? Pour ma part, je suis impatiente de lire la suite (et j'ai presque envie de reprendre rendez-vous chez le psy)."

     

    PS/ Le livre est disponible en français mais l'éditeur a décidé de faire une traduction de la traduction anglaise... Vous êtes prévenus.

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "I Want to Die..." ?