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littérature coréenne - Page 33

  • Résidence Saha de Cho Nam-Joo

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    • résidence Saha, cho nam-joo, science-fiction, littérature coréenne, science-fiction coréenne, Corée du Sud, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Résidence Saha ?

       "Tout le monde ou presque connaît Kim Jiyoung, Née en 1982, premier roman traduit en français de Cho Nam-Joo. L'ayant lu et apprécié, j'étais également curieuse de découvrir celui-ci."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Dans la ville-état de Town, lorsqu'une pédiatre est retrouvée morte, c'est vers la Résidence Saha que l'enquête s'oriente, ce lieu où vivent ceux qui ne sont pas qualifiés pour obtenir le titre d'habitant, tout juste bons à exécuter les corvées dont personne ne veut..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'espérais une ambiance inquiétante, je m'attendais à une enquête et je n'ai véritablement trouvé ni l'un ni l'autre. L'autrice utilise la fiction, cette ville-état qui n'existe pas, pour poser des critiques qui passeraient sûrement moins facilement sans cela et qui résonne malgré tout très fort avec la réalité dans laquelle nous vivons aujourd'hui (et juste histoire d'avoir un peu froid dans le dos quand même : écrit en 2019, un chapitre non décrit une pandémie extrêmement similaire à celle que nous avons vécu un an après). Le propos est intéressant mais la façon dont il est amené m'a moyennement convaincue. On passe d'un résident à l'autre, du passé au présent et toutes les histoires tristes finissent pas s'entremêler. Même si j'ai apprécié les personnages, ou peut-être justement parce que je les ai appréciés, j'aurais aimé quelque chose de plus cohérent."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'avais peut-être mis trop d'espoirs dans ces dernières pages. Parfois, un livre sur lequel j'ai un avis mitigé peu complètement se révélera ce moment-là mais ce ne sera finalement pas le cas ici avec un suspense à la résolution décevante et peu originale à mon goût, et une fin plus ou moins ouverte."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Résidence Saha" ?

    Catégories : Lire et Imaginer 0 commentaire
  • Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo

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    • kim jiyoung née en 1982, Cho nam-joo, littérature coréenne, hanguk, passion corée, Corée du Sud, littérature féministeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Kim Jiyoung, Née en 1982 ?

       "Je me souviens avoir déjà hésité à le lire lors de sa sortie en grand format, alors que je ne connaissais encore rien de la Corée du Sud. Et puis d'autres lectures ont pris le pas sur celle-ci. Je ne me suis pas non plus jetée dessus dès mes premières découvertes de la littérature coréenne mais finalement, au détour des rayons d'une librairie, j'ai senti qu'il était temps de se lancer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Kim Jiyoung est fatiguée, peut-être un petit peu déprimée aussi, d'avoir dû quitter son travail pour élever sa fille, de devoir rester à la maison, alors lorsqu'elle se met à tenir des propos étranges, son mari ne s'inquiète pas tout de suite. Mais il lui faudra se rendre à l'évidence, elle parle avec la voix d'autres femmes, et elles ont des choses à dire..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est étonnant parfois à quel point on peut être trompé par l'impression que l'on a d'un livre. Je lisais celui-ci un peu à reculons, il faut l'avouer. J'avais envie de le lire mais en en même temps, j'avais peur du côté critique, peur que ce soit une attaque de la culture et du pays que j'aime tant. Je suis évidemment très consciente des défauts de la Corée du Sud, ce n'est juste pas sur cela que j'ai envie de me concentrer. Mais j'avais tort. Ce livre est un constat du machisme ordinaire, une description sans fioriture du patriarcat et de toutes les situations d'un commun affligeant que subissent les femmes au quotidien, parfois  même sans plus s'en rendre compte, mis en exergue par la simplicité de la plume. Si le décor se trouve être la Corée, chaque élément de l'intrigue est universel et toutes les femmes s'y reconnaîtront malheureusement. Et je trouve ça d'une grande force, bien plus qu'un texte virulent, plein de haine et de colère, s'attardant sur des actes choquants pour tout être doté d'un sens commun. Montrer au contraire que ce que l'on considère comme normal, ordinaire, que l'on applique aux autres ou à soit même sans même plus y penser est dégradant, anormal, c'est ça qui est puissant."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Un livre à mettre entre toutes les mains, que je recommanderai sûrement régulièrement à l'avenir. J'ai juste trouvé dommage que l'idée de départ, ces âmes de femmes qu'incarne l'héroïne, ne soit pas plus poussée."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Catégories : Lire des Romans 0 commentaire
  • Un Hiver chez Bleuet de Heegyum Kim

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    • un hiver chez bleuet, heegyum Kim, Michi, album jeunesse, lecture d'hiver, littérature coréenne, Corée du Sud, passion Corée, blue the bearMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Un Hiver chez Bleuet ?

       "Ce livre est la preuve qu'en s'interessant à la littérature coréenne, on découvre tout un univers multiple. Et moi qui ne lit quasiment jamais d'albums, j'ai tout de suite été attirée par ce petit ours bleu et solitaire..."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "C'est l'hiver et Bleuet s'apprête avec bonheur à le passer dans son intérieur douillet mais voilà, il n'a plus de tartes aux myrtilles ! Il va alors être obligé de prendre sur lui pour affronter une situation difficile : sortir..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "La douceur de cet album est magique. Le trait du dessin m'avait déjà charmée et donnée envie de le lire et chaque page fut un réel bonheur. Le parti pris de n'utiliser que le bleu nous plonge au coeur de l'hiver avec délice. Comme Bleuet, on voudrait ne jamais quitter son univers et d'ailleurs, c'est mon seul regret, qu'on se sépare si vite... Quant au sujet, il ne touchera peut-être pas tout le monde, mais se rendre dans un lieu inconnu, se mettre dans une position qu'on ne contrôle pas, devoir parler à des inconnus sont autant de situations qui, si elles peuvent paraître anodines à certains, sont paralysantes pour d'autres. Connaissant bien le problème moi-même, j'ai forcément était très touchée par Bleuet."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'en aurais voulu plus, plus, plus mais j'ai adoré et je vais le relire souvent. Il convient à tous les âges et j'ai également déjà très envie de l'offrir autour de moi."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Un Hiver chez Bleuet" ?