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hanguk - Page 2

  • La Grange d'Angie Kim

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    • la grange,angie kim,littérature coréenne,polar coréen,korean lit,passion corée,corée du sud,hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Grange ?

       "Les avis mitigés, le fait que l'action se déroule aux États-Unis et que le livre, seulement sorti en grand format en France, soit épuisé ne faisaient pas de ce titre une priorité de lecture. Jusqu'à ce qu'Hugo le sorte soudainement en poche."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "La famille Yoo se démène pour offrir une vie meilleure à leur fille depuis qu'ils se sont installés aux États-Unis mais alors que les choses commençaient enfin à s'améliorer, une catastrophe survient, plusieurs blessés, plusieurs morts. Était-ce accidentel ou intentionnel ? Qui est vraiment responsable ?"

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Comme je l'ai dit, les avis que j'avais lus sur ce roman n'étaient pas très enthousiastes et je n'en attendais donc pas grand chose. J'avais tort. J'ai adoré ma lecture. Après l'introduction et la catastrophe, l'intrigue reprend un an plus tard avec le procès. Au fil des pages, on change de protagonistes pour apprendre à connaître chacune des personnes impliquées, leur passé, ce qu'ils ont fait le jour de l'explosion et depuis mais surtout, ce qu'ils cachent. C'est passionnant. L'autrice a un talent fou pour nous immerger dans la vie de ses gens et dans leur tête, pour nous les faire aimer ou détester. Et puis, il y a un sujet en fil rouge de ce roman, c'est la différence. Les enfants et adolescents présents sont tous différents : la première, immigrée, peine à trouver sa place, une autre est handicapée, et deux sont autistes. Et pour ces derniers, la façon dont Angie Kim nous parle de leurs mères ne peut que nous émouvoir, leur amour, leur dévouement et leurs difficultés aussi. Ce n'est pas toujours un roman facile à lire, j'étais souvent déchirée entre le reposer pour souffler un peu et digérer ce que j'avais lu et ne pas le lâcher jusqu'à la dernière ligne, pour savoir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai eu très peur pour cette fin. Il s'y passe des choses que j'ai un peu vu venir et que j'aurais vraiment souhaitées différentes. Malgré tout, c'est tellement bien amené et tellement bien écrit, que je me suis une nouvelle fois laissée porter et j'en ai pleuré. Cette histoire, un superbe coup de coeur, est une véritable ode au courage des mères."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Grange" ?

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  • Gangnam d'Ian Manook

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    • gangnam, ian manook, littérature coréenne, Corée du Sud, polar coréen, passion corée, hanguk, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Gangnam ?

       "Je suis tombée sur ce livre vraiment par hasard, à quelques jours de sa sortie. Ian Manook est un auteur que je voulais déjà découvrir alors avec une intrigue qui se déroule en Corée, il aurait été étonnant que je ne sois pas intéressée et je remercie Flammarion de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors qu'il viennent d'arriver en Corée du Sud pour y passer leurs vacances, la femme de Verneuil est enlevée et personne ne veut l'aider. Heureusement pour lui, un ancien flic qui parle français, à moitié mafieux et surnommé Gangnam, va s'en mêler..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je ne sais jamais trop quoi penser d'un livre qui se déroule en Corée, écrit par un français. J'en lis peu d'ailleurs, ce sont les plumes coréennes qui m'intéressent mais quelques exceptions m'attirent malgré tout. C'était le cas avec celui-ci et je me suis vite rendue compte que Ian Manook s'était extrêmement bien documenté, qu'il connaît bien le pays et sa culture. Difficile de lui reprocher le contraire quand il nous explique et nous détaille absolument tout page après page. Si cela m'a rassurée sur son implication, je ne vous cache pas que j'aurais aimé une approche beaucoup plus subtile. J'ai apprécié son écriture rythmée, son histoire et ses rebondissements. J'ai beaucoup aimé évoluer en plein coeur de la mafia coréenne, un sujet sur lequel je ne m'étais pas encore penchée jusque là mais qui m'intéresse, et je me suis vraiment attachée aux personnages même s'ils ne sont pas très originaux dans le paysage du polar : le vieux flic écorché par la vie, la jeunette à la Lisbeth Salander... Et ce ne sera pas le seul cliché. Plus on approche de la fin, plus ça se complique. J'ai tellement levé les yeux au ciel que j'ai cru qu'ils ne redescendraient jamais : rien ne nous sera épargné côté thématiques coréennes (l'arrivée des haenyo a été la goutte de trop) et les rebondissements sont de plus en plus énormes et invraisemblables à chaque ligne."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Apparemment, cet auteur écrit souvent des trilogies. S'il y a une suite à celui-ci, je serai donc bien embêtée. J'ai vraiment envie de retrouver les personnages mais j'aime les romans qui savent être efficaces sans avoir besoin d'en faire autant. Je suis donc incapable de dire si je lirai la suite ou non."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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  • Le Narwal de Pierre-Emmanuel Roux

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    • le narwal, le narval, le narwal ogles tribulations coréennes d'un baleinier français, atelier des cahiers, pierre-emmanuel roux, Corée du Sud, histoire de la corée, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Narwal ?

       "L'Atelier des Cahiers est l'une des maisons d'édition indépendantes qui publie exclusivement des ouvrages sur la Corée et je suis très admirative de leur travail. Ils ont eu la gentillesse de m'envoyer leur parution du mois de juin."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1851, un baleinier français, le Narwal, s'échoue sur les côtes de la Corée, un pays encore très fermé et méconnu. Une expédition va alors se mettre en route dans l'espoir de sauver l'équipage..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais vraiment espéré que cela se lise tel un roman comme ça peut être le cas dans ce genre de récit d'aventure mais malheureusement ça reste plutôt factuel et manque peut-être un peu de fluidité. Ça n'en est pas moins interessant sur de très nombreux point, à commencer par l'histoire des premières relations entre la Corée et la France bien sûr. On découvre comment vont être traités les naufragés, le système administratif coréen en place et les préjugés que les occidentaux pouvaient avoir à l'époque. Ce que j'ai particulièrement aimé c'est l'honnêteté de l'auteur sur l'attitude de la France qui, sans surprise, est celle d'une puissance colonialiste qui a depuis longtemps décidé qu'elle valait mieux que les autres. Franchement, voir à quel point nous avons réécrit ensuite ce qu'il s'était passé, notamment à travers des articles de journaux mensongers et largement relayés, m'a d'abord énervée pour finir par m'amuser, grâce à la façon dont l'auteur présente les choses. C'est nous qui sommes ridicules dans l'histoire (et la Corée en sort plutôt grandi même s'ils ne sont pas parfaits non plus), et notamment le consul qui se vante partout d'avoir sauver l'équipage (mais de quoi, on ne sait pas)."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je suis très heureuse d'avoir découvert cette histoire et maintenant que nous connaissons les faits, fruit d'un travail de recherche colossal je pense, je ne peux m'empêcher de penser à nouveau que cela ferait un excellent roman."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Le Narwal" ?

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