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hanguk - Page 4

  • Business Proposal de Haehwa

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    • business proposal, haewa, light novel, romance, corée du sud, littérature coréenne, hanguk, passion coréeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Business Proposal ?

       "Les light novel à l'origine de mes manhwas ou dramas favoris déferlent enfin en France, pour mon plus grand plaisir, et je ne pouvais absolument pas passer à côté de celui-ci. Je remercie le nouveau label OML de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Hari se rend à un rendez-vous arrangé pour rendre service à sa meilleure amie avec pour mission de faire fuir son prétendant. Seulement voilà, il est au contraire bien décidé à l'épouser et c'est son patron..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'ai adoré la première moitié, j'étais complètement prise par l'histoire et ravie de retrouver mes personnages préférés. L'éditeur a fait un excellent travail de traduction et ça se dévore sans complexe. Pour tout vous dire, on partait sur un coup de coeur. Et puis, petit à petit, les choses ont commencé à se dégrader. On tourne en rond, les deux héros m'ont fatiguée, il n'y aucune évolution. Mais surtout, là où on s'amuse du comportement Kang Taemu dans la série, où il en devient même ridicule par moment, ici aucune remise en question et il passe peu à peu de clairement agaçant à carrément problématique. Hari ne vaut pas beaucoup mieux, elle est consciente du problème mais n'a aucune personnalité et puis, à partir du moment où son fiancé est beau, ça semble vraiment être la seule chose qui la préoccupe. Le reste des personnages ne vaut pas mieux. Ils complotent tous pour l'obliger à faire ce à quoi elle se refuse, là encore, pour le consentement, on repassera, même sa meilleure amie est dans le coup ! Avec une meilleure amie comme ça, pas besoin d'ennemies, c'est moi qui vous le dit. Je me rends compte que le drama a vraiment fait un excellent travail pour changer tout ça !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Jusqu'à la dernière page, les choses n'ont cessé d'empirer. La fin est absolument catastrophique, ne devrait même pas être éditée. Je ne valide pas, je ne conseille pas et je ne comprends pas."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Le Garde, le Poète et le Prisonnier de Lee Jung-Myung

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    • le garde le poète et le prisonnier, lee jung-myung,littérature coréenne,corée du sud,hanguk,passion corée du sud,polar coréen, japon, occupation japonaiseMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Garde, le Poète et le Prisonnier ?

       "Il faisait partie de ma longue liste de romans coréens que je souhaitais découvrir un jour sans que ce soit une priorité absolue. Mais quand je tombe sur ce genre de livres habituellement introuvables en librairie, c'est une chance qui ne se refuse pas."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1944, dans le pénitencier de Fukuoka, un gardien réputé pour sa cruauté est retrouvé assassiné. Watanabe, jeune recrue de la prison, va recevoir l'ordre d'enquêter mais ce qu'il va découvrir ira bien au-delà de ce qu'il recherchait..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un livre surprenant dans lequel j'ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais. D'abord, c'est un livre qui parle de livres, de littérature, de son importance, de la rédemption par la poésie aussi, du poids des mots et c'est magnifique. Malgré tout, j'ai parfois eu du mal à rester dans l'histoire qui se déploie vraiment très lentement, où l'enquête reste très secondaire, pour finalement nous apporter toutes les réponses et tous les rebondissements dans le dernier quart de notre lecture. J'ai adoré bien sûr cette dernière partie mais j'ai vraiment regretté que toutes ces bonnes idées n'aient pas été mieux exploitée, plus tôt, cela aurait permis d'instiller la tension et le suspense qui manquent au reste du roman et d'obtenir un récit mieux équilibré. L'autre problème, c'est qu'il s'agit de la traduction d'une traduction alors à chaque fois que l'on a un poème ou une jolie tournure de phrase, et ça arrive souvent, je ne pouvais m'empêcher de me demander à quel point nous étions loin de l'original, des mots choisis par l'auteur. Quelle frustration quand même !"

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Comme je l'ai dit, j'ai adoré la fin et toutes ses révélations, j'ai aimé bien sûr également en apprendre toujours plus sur ce qu'ont pu subir les coréens pendant l'occupation japonaise mais ce livre ne se limite pas à ça. À lire en écoutant Verdi."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Les Orchidées Rouges de Shanghai de Juliette Morillot

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    • les orchidées de Shanghai,juliette morillon, littérature coréenne, Corée du Sud,hanguk, passion corée, femmes de réconfortMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Orchidées Rouges de Shanghai ?

       "J'ai adoré l'essai de Juliette Morillot sur la Corée du Sud, c'était vraiment passionnant, alors j'ai été ravie d'apprendre que ce roman épuisé de l'autrice, sur un sujet qui me tient à coeur, allait enfin être réédité."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Sangmi n'a que quatorze ans lorsqu'elle est enlevée à la sortie de l'école, en 1937, par l'occupant japonais. C'est ici que sont destin de femme de réconfort commence..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Cette partie de l'histoire de la Corée me touche particulièrement. Ces très jeunes filles coréennes, entre 10 et 19 ans, qui ont été prostituées de force par les soldats japonais, attendent toujours aujourd'hui des excuses officielles. C'est une histoire terrible qui a besoin d'être racontée mais il est très difficile de le faire avec respect, sans verser dans le glauque et c'est pour cela que j'avais peur de me lancer dans cette lecture. J'ai adoré les 100 premières pages, j'ai été tout de suite happée, touchée par l'héroïne et l'écriture de l'autrice. Je pensais que j'allais le dévorer, qu'on se dirigeait vers un coup de coeur. Puis les choses ont commencé à se dégrader. J'ai d'abord cru qu'en entrant dans le vif du sujet, la lecture devenait naturellement plus difficile mais ce n'était pas seulement cela. Les longueurs se multiplient, les détails inutiles avec et on décroche, on se détache même de Sangmi et de ce qu'elle subit alors que ça devrait être le contraire. Mais surtout, plus je tourne les pages, plus je trouve tout cela ridicule. Ce roman aurait du être un roman chorale, un florilège de femmes, de leurs souffrances et de leurs histoires. Au lieu de ça, c'est Sangmi qui subit tout, qui a tout vu et tout vécu. Elle a été femme de réconfort, dans les pires bordels comme auprès d'un riche protecteur, elle a été espionne et traductrice, elle était là à Nankin, elle était là quand l'attaque sur Pearl Harbor se profilait, elle était parmi les cobayes des expérimentations japonaises aussi et dans l'une des villes bombardées de virus mortels... Elle était absolument partout. On dirait que l'autrice a pris une liste de toutes les exactions japonaises, et Dieu sait s'il y en a, et qu'elle a coché ses cases au fur et à mesure."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "À Hiroshima évidemment ! Quand (attention spoiler) à l'instant où elle va retrouver son père, la bombe tombe droit sur elle et que Sangmi, seule survivante et décidément indestructible, sauve un bébé en coupant le cordon ombilical avec ses dents, j'ai juste ri en fait."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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