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hanguk - Page 8

  • Mauvaises Herbes de Keum Suk Gendry-Kim

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    • mauvaises herbes, keum suk gendry kim, bande dessinée, album graphique, manhwa, littérature coréenne, femmes de réconfort, corée du sud, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mauvaises Herbes ?

       "Cet album a failli rejoindre ma PAL a de nombreuses reprises, notamment pour mon anniversaire l'année dernière, mais en version anglaise, étant épuisé en français. Jusqu'à ce que Futuropolis est la bonne idée de le réimprimer et la gentillesse de me l'envoyer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "C'est la véritable histoire de Lee Oksun, une femme de réconfort, une esclave sexuelle, une survivante, une héroïne, une mauvaise herbe..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Pour le contexte, les femmes de réconfort sont des coréennes, souvent très jeunes (très très jeunes), enlevées pendant la seconde guerre sino-japonaise par ces derniers, pour servir d'esclaves sexuelles aux soldats. C'est un sujet qui me passionne depuis ma découverte de la Corée et qui reste encore brûlant aujourd'hui puisque les rares survivantes attendent toujours des excuses du gouvernement japonais et manifestent devant l'ambassade tous les mercredis depuis trente ans !

       Alors lire le témoignage de l'une d'entre elles, prête à nous confier son calvaire avec un courage qu'on ne peut qu'admirer, ça me paraissait indispensable. Et sous la plume de Keum Suk Gendry-Kim, c'est fait avec respect, délicatesse et pudeur, sans rien nous cacher pour autant. Quant aux dessins, ce n'étaient pas forcément ce qui m'attirait le plus dans cet album graphique au départ, ce n'est pas le style que je préfère mais au terme de ma lecture, je peux dire qu'ils sont ce qui vient souligner et mettre en valeur à la perfection l'histoire.

       Même si c'est une lecture difficile, même si j'ai versé quelques larmes, j'ai beaucoup aimé."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai apprécié la note de l'autrice à la fin de l'album, qui vient confirmer ce que j'ai pensé du roman et d'elle-même, de sa façon de raconter les faits, aux antipodes d'un autre livre que j'ai lu sur le sujet, Filles de la Mer, qui versait dans le sensationnalisme et que je ne recommande pas."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques de manhwas coréens ICI

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    Alors, vous craquez pour "Mauvaises Herbes" ?

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  • I Want to Die but I Want to Eat Tteokbokki de Baek Sehee

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    • I Want to die but I want to eat tteokbokki, Baek Sehee, littérature coréenne, santé mentale, hanguk, passion corée du sud, Corée du Sud Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec I Want to Die but I want to Est Tteokbokki ?

       "Je crois que c'est l'un des livres venu de Corée du Sud dont on parle le plus, il me paraît donc difficile de passer à côté quand on s'y intéresse un tant soit peu. Alors quand je l'ai croisé à ma librairie anglaise, il n'y avait aucune chance que je résiste."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "L'autrice nous parle de sa santé mentale et nous relate un certain nombre de ses séances chez son psychiatre..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'aimerais rappeler qu'il ne s'agit pas d'un roman et si vous ne vous intéressez pas à la santé mentale, ce n'est pas fait pour vous, aucun doute là-dessus. Mais si comme moi, c'est le cas, je pense que vous devriez trouver cela passionnant. Il me semble que l'on peut tous s'y reconnaître à un moment ou à un autre, à condition d'avoir un peu de recul sur soi-même, ce qui est d'autant plus interessant et ouvre de nombreuses perspectives de réflexions. J'ai particulièrement apprécié  la totale honnêteté de l'autrice, même lorsqu'elle se montre sous son plus mauvais jour, même lorsqu'elle est pathétique, comme elle le dit elle-même, ce qui la rend touchante, humaine, accessible. J'étais un peu frustrée lorsque j'ai vu arriver la fin parce qu'il ne s'agit finalement que d'un tout petit morceau de vie, et de thérapie, mais l'épilogue ainsi que les quelques lignes écrites par le psychiatre (et la recette du tteokbokki) apportent la touche finale attendue. Finalement, j'aurais autant aimé que le livre s'arrête là, sans les petits textes bonus qui suivent et que je n'ai pas tous trouvés très interessants."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "C'est à peu près aussi bon pour votre santé mentale qu'une ou deux séances chez le psy et beaucoup moins cher alors pourquoi s'en priver ? Pour ma part, je suis impatiente de lire la suite (et j'ai presque envie de reprendre rendez-vous chez le psy)."

     

    PS/ Le livre est disponible en français mais l'éditeur a décidé de faire une traduction de la traduction anglaise... Vous êtes prévenus.

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "I Want to Die..." ?

  • The Korean Dream de Jake

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    • the korean dream,jake,livre sur la corée,corée du sud,hanguk,passion corée,passion hanguk,voyage illustré au coeur de la corée du sud,inès polosson,magali berthierMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Korean Dream ?

       "Est-ce qu'il y a encore quelqu'un pour s'étonner que j'ai pu craquer pour cet ouvrage même si j'en ai déjà lu presque une dizaine du même genre ? Un nouveau point de vue que je suis ravie d'avoir pu découvrir grâce aux éditions Hachette."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Jake est un français installé en Corée du Sud depuis plusieurs années déjà, qui en parle régulièrement sur les réseaux sociaux, et qui nous livre ici quelques clés sur le pays et sa culture..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Même si je les ai tous trouvés interessants à leur manière, il est vrai que les ouvrages que j'ai lu sur le sujet jusqu'ici se ressemblaient presque toujours dans leur construction. Celui de Jake, lui, se démarque de plusieurs manières. D'abord, il ne contient aucune photo, seulement des illustrations, et il est visuellement très réussi grâce au travail d'Inès Pollosson et de Magali Berthier. Ensuite, il se concentre sur un nombre limité de sujets pour mieux les développer. Si vous voulez tout savoir de la tenue traditionnelle des coréens, vous serez ravis d'avoir plusieurs pages sur le sujet, si ce n'est pas le cas, peut-être un peu moins... Tout dépend donc de ce que vous attendez de votre lecture mais je trouve néanmoins cela intelligent de ne pas avoir suivi le schéma classique qui finit par s'essouffler. Là où il aurait pu proposer quelque chose d'encore plus original, c'est en nous présentant plus souvent les choses de son point de vue d'expatriés, qui était pour moi son vrai point fort, en nous parlant plus de son vécu et de son ressenti que des faits. J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié les encadrés "fun fact" qui apportent un peu de relief."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je trouve finalement que les dernières pages étaient parmi les plus interessantes. et j'aurais aimé encore plus de petites informations de ce genre. Peut-être aurons-nous droit à un second volume ?"

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "The Korean Dream" ?

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