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Lire et Enquêter - Page 4

  • Conclave de Robert Harris

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    • conclave, robert harris, religion, rome, pape, habemus papam, catholiquesMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Conclave ?

       "C'est Bianca, du blog des livres, des livres, qui m'a parlé de ce roman et m'a proposée de le lire en temps réel avec le conclave qui allait s'ouvrir à Rome. Comme, normalement, une occasion pareille ne devrait pas se représenter de si tôt, j'ai accepté avec joie."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Le pape est mort et le Cardinal Lomeli va devoir mettre de coté son deuil pour organiser le prochain conclave, accueillir ses frères, ménager les susceptibilités et jouer le rôle de médiateur mais il va aller de surprise en surprise et garder la tête sur les épaules et le coeur pur va s'avérer plus difficile que prévu..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je partais sûrement avec un petit à priori concernant l'auteur, je pensais que ça n'était pas forcément pour moi et pourtant, je dois dire honnêtement que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu autant de mal à lâcher un bouquin. Ma lecture commune en a fait un moment plus agréable encore, la tenue du conclave en parallèle a indéniablement participé à la montée en pression, mais même sans ça j'aurais adoré ce roman. C'est efficace, addictif et plein de rebondissements, parfois drôle même, parfois tragique. Je pensais que c'était du roman à sensation, et ça l'est sûrement un peu, mais c'est intelligent et bien amené, bien documenté aussi. Maintenant, je veux lire tout ce qu'à pu écrire Robert Harris ! Et que dire du personnage principal que j'ai trouvé magnifique, d'une grande humanité, tout ce qu'un représentant de l'Église devrait être. Ses réflexions, ses doutes, sur la croyance, sur l'institution elle-même, sur sa place en son sein, m'ont touchée, tout comme son empathie sans faille pour ses semblables. Une belle réussite."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'étais avertie que la fin était particulière et elle l'est. Pendant quelques secondes, j'ai vraiment été déçue même, on peut le dire. Avec le recul pourtant, non seulement elle ne gâche en rien mon ressenti sur ce roman mais j'en apprécie toute l'ironie."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Conclave" ?

  • Made in Gangnam de Ju Won-Kyu

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    • made in gangnam, ju won-kyu, policier coréen, thriller coréen, roman policier, Corée du Sud, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Made in Gangnam ?

       "Un roman qui se passe au coeur même de Gangnam, le célèbre quartier riche et branché de Séoul, ne pouvait que m'intéresser et j'ai vraiment attendu cette sortie poche avec grande impatience."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Trop d'argent, trop de sexe et trop de drogue, un flic véreux et couvert de dettes, un avocat un peu particulier et dix corps nus et couverts de sang à faire disparaître..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je préfère prévenir, il ne faut pas s'arrêter à la scène d'ouverture qui relève vraiment du voyeurisme inutile à mon goût. Du coup, ce n'était pas forcément très bien parti et les avis que j'avais lu en amont sur le roman étaient plutôt mitigés mais finalement j'ai aimé ma lecture. Bien sûr, c'est parfois un peu too much, on sent que ça a été écrit dans l'espoir de devenir un film et je reste convaincue que plus de retenue, sur deux scènes en particulier, aurait eu plus d'impact mais il y a trop d'éléments interessants dans ce roman pour ne retenir que ça. Le personnage du flic, mais surtout celui du planificateur m'ont tout de suite intéressée, ça en devient même fascinant quand on se souvient que tout cela est en partie inspiré de faits réels. C'est glauque aussi bien sûr, et inquiétant mais le format court permet de s'immerger dans ce monde pourri jusqu'à la moelle sans s'y perdre pour autant. J'aurais juste apprécié un peu plus de profondeur psychologique même si, comme souvent avec les romans coréens, les silences et les non-dits sont aussi importants que les mots écrits noir sur blanc."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai beaucoup aimé le cynisme de ces dernières lignes. Que sont vingt minutes dans la vie d'un homme."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Made in Gangnam" ?

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  • The Old Woman With the Knife de Gu Byeong-Mo

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    • the old woman with the knife, la vieille dame au couteau, gu byeong-mo, littérature coréenne, policier coréen, roman noir coréen, Corée du SudMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Old Woman with the Knife ?

       "J'aime de plus en plus les thrillers coréens et celui m'attirait particulièrement de par son titre. En plus, il est disponible en français et en anglais, je n'avais que l'embarras du choix."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "À 65 ans, Hornclaw devrait songer à profiter de sa retraite et à vivre paisiblement avec son chien mais elle n'en a pas vraiment envie. Sauf que dans son métier, un oubli peut être fatal, une erreur, mortelle. Combien de temps pourra-t-elle encore continuer à tuer des gens ?"

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Avec un tel titre, j'espérais un roman plutôt amusant mais il faut toujours se méfier de ses attentes. Je n'ai donc pas vraiment ri au cours de ma lecture mais j'ai apprécié la critique sociale, l'analyse du regard que porte la société sur les femmes qui vieillissent, sur la façon dont elles se jugent elle-même aussi et donc, en effet, ce n'est pas très joyeux. J'ai également aimé la construction du roman, qui nous dévoile peu à peu le passé de l'héroïne qui, bien que très détachée, fini par être touchante. L'antagoniste aussi m'a plu mais comme souvent avec la culture coréenne, il faut aller au-delà des mots pour bien comprendre les motivations des uns et des autres, leurs sentiments, leurs blessures, et finalement se laisser émouvoir. Ici, je n'aurais pas été contre un peu plus d'approfondissements, certains éléments finissent par en paraître trop superficiels, comme le changement de comportement de Hornclaw alors que j'en comprends bien les tenants et les aboutissants pourtant. Bref, cette pudeur qui me plaît tant dans la littérature coréenne, reste un équilibre très difficile à atteindre je trouve."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai vraiment aimé cette fin, une nouvelle fois, elle en dit tellement avec si peu mais, une nouvelle fois aussi, j'aurais bien voulu avoir un peu plus d'informations et de détails sur tout ce qui s'était passé."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Vieille Dame au Couteau" ?

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