Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lire des Romans - Page 10

  • Sidérations de Richard Powers

    Imprimer
    • sidérations, Richard Powers, autisme, astrobiologie, fin du mondeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Sidérations ?

       "Plusieurs des publications de Richard Powers m'intriguent depuis un certain temps, notamment à cause des sujets qu'il aborde, et cette fois, ça y est, j'ai décidé de me laisser embarquer."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Theo Byrne refuse que l'on essaie de faire entrer son enfant dans une case, il refuse qu'on l'abrutisse de psychotropes pour la tranquillité des adultes, alors à sa manière, seul depuis la mort de sa femme, il tente d'élever son fils, d'accepter sa différence, de gérer ses crises... Mais dans un monde en déclin, tout devient plus compliqué..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Richard Powers a une plume d'une grande puissance, un peu étrange, difficile à appréhender parfois. Comme son histoire. Il faut se laisser le temps de s'en imprégner. Le texte est chargé aussi, triste, parfois inquiétant, empreint de fatalisme. Et d'un autre côté, il y a tout cet espoir qui ne meurt jamais vraiment, ses observations magnifiques de la nature, on s'émerveille avec lui et avec son fils, même s'il nous donne l'impression de flotter au-dessus de ses personnages, même si j'ai eu aussi souvent envie de secouer ce père dépassé que de lui offrir un peu de réconfort. Vous l'aurez compris, c'est un roman très riche, dont il est difficile de parler, qui me laisse plutôt des impressions que des certitudes. Il ne vous reste plus qu'à le lire vous-même pour vous en faire une idée."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Depuis les premières pages, je n'avais pas beaucoup de doutes sur la manière dont tout cela allait se terminer, ça n'a pas rendu les choses plus faciles pour autant. J'ai été profondément touchée par cette histoire sur bien des aspects mais je ne suis pas sûre de me replonger tout de suite dans un Richard Powers."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

     

    Alors, vous craquez pour "Sidérations" ?

    Catégories : Lire des Romans 0 commentaire
  • Divorce à l'Anglaise de Margaret Kennedy

    Imprimer
    • Margaret Kennedy, vintage classic, divorce à l'anglaise, littérature anglaise, mathieu persan, éditions de la table rondeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Divorce à l'Anglaise ?

       "Le Festin, réédité l'année dernière chez le même éditeur, a été l'un de mes plus jolis coups de coeur de 2022, ce n'est donc rien de dire que j'attendais celui-ci avec grande impatience. Et puis, couverture de Mathieu Persan quoi."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Betsy est décidée, Alec et elle doivent divorcer. C'est entendu entre eux, tout est réglé et se déroulera dans la plus grande cordialité. Mais la mère de ce dernier n'est pas d'accord, elle, et elle est déterminée à venir y mettre son grain de sel..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Au départ, ça commençait bien. J'ai retrouvé ce que j'aime dans la plume de Margaret Kennedy, son humour, sa finesse, son analyse psychologique. Elle a quelque chose de Jane Austen, j'ose le dire. Après, il y a l'écriture bien sûr, mais il y a aussi l'histoire que raconte l'auteur. Ici, très vite, j'ai compris que pour moi le plaisir de lecture serait très limité. C'est précisément le genre de récit que je n'aime pas, une famille qui se délite par bêtise, fierté, manque de communication. Regarder des gens qui auraient tout pour être heureux déconstruire pas à pas leur vie et se rendre misérables ne me procure aucune espèce de joie, satisfaction ou je ne sais quoi d'autre. Je peux reconnaître toutes les qualités littéraires à ce roman, il n'en reste pas moins que je n'ai pas aimé, et j'en suis la plus peinée."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai malgré tout plus apprécié la fin que le reste, le rythme s'accélère et après quelques rebondissements, chacun reprend sa vie et accepte son lot. Que faire d'autre..."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres de Margaret Kennedy ICI

     

    Alors, vous craquez pour "Divorce à l'Anglaise" ?

    Catégories : Lire des Romans 0 commentaire
  • Herland de Charlotte Perkins Gilman

    Imprimer
    • club de lecture pavillons poche,club de lecture,pavillons poche,herland,utopie féministe,eugénisme,charlotte perkins gilmanMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Herland ?

       "Il s'agit du troisième roman choisi par Pavillons Poche pour la box du club de lecture, celle de mars, en hommage à la femme... Toute une ironie."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Trois explorateurs du début du vingtième siècle découvre un pays entièrement peuplé de femmes et se voit obligés de réévaluer leurs préjugés... (oui, dit comme ça, on dirait presque que c'est féministe)."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'aurais pu vous parler de ce livre comme d'un roman sympathique, facile à lire, parfois amusant, avec quelques idées interessantes et d'autres à laisser et m'en tenir là. Le problème, c'est que l'éditeur a décidé d'ajouter cette inscription sur la couverture : "le roman culte du féminisme américain". Du coup, je vais être obligée de m'énerver...

       Si quelqu'un a trouvé ce livre féministe, qu'il vienne m'expliquer...   

    1. L’auteur décrit certes une communauté de femmes avec beaucoup de qualités mais elle ne les attribue qu’à ces femmes en particulier, qui ont une histoire et une évolution particulière, et certainement pas à l’ensemble des femmes de la planète.
    2. Le but ultime de cette communauté est la maternité. C’est la récompense suprême, elles n'ont pas d'autre identité que d'être mères, et chaque femme a porté avec fierté et extase cinq enfants sur des générations pour repeupler le pays. Ce n’est pas exactement l’idée que je me fais du féminisme.
    3. Ces femmes sont arrivées après beaucoup d’efforts à un niveau de perfection élevé (ce qui les rend juste chiantes en fait). Mais comment ont-elles fait me direz-vous, c’est simple : chaque femme qui présentait au fil des siècles une « anomalie » se voyait refuser le droit d’enfanter pour ne pas le reproduire. Et ça, mes chers amis, cela s’appelle de l’eugénisme.

       J'ai d'autres arguments mais une fois ce thème évoqué, je pense honnêtement que tous les autres sont inutiles. Comment peut-on vanter aujourd'hui un tel texte, je m'interroge...

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Bon, allez, je ne peux m'empêcher de vous donner encore quelques exemples (mais attention, spoilers) : finalement, elles sont aux anges de voir débarquer trois hommes et de pouvoir réintroduire la notion de "père" (ces hommes, nos sauveurs...). Enfin, elle refuse le sexe en dehors de la procréation parce qu'elles n'arrivent pas à s'enlever de la tête, qu'au fond, c'est mal. Youhou ! Au temps pour la libération sexuelle de la femme donc.
       Quelques recherches rapides suffisent pour tomber sur des articles très interessants concernant Charlotte Perkins Gilman, une femme reconnue pour son racisme et son goût pour l'eugénisme. Édifiant. Comment peut-on vanter aujourd'hui un tel texte, je m'interroge. Ah, pardon, je l'ai déjà dit..."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques des livres du club de lecture Pavillons Poche ICI

     

    Alors, vous craquez pour "Herland" ?

    Catégories : Lire des Romans 6 commentaires