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Lire des Romans - Page 6

  • The Offing de Benjamin Myers

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    • the offing, Benjamin myers, au large, littérature anglaise, Yorkshire Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec The Offing ?

       "Chose assez rare, je ne me souviens pas de comment j'ai découvert ce roman mais les heures que je passe à traîner sur les sites des librairies anglaises n'y sont sûrement pas pour rien. Une chose est sûre, sa couverture m'a attirée et alors que je préparais ma pal pour l'été, cette vue sur la mer m'a convaincue de l'y ajouter."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Le jeune Robert Appleyard, tout juste seize ans, destiné à un avenir de mineur, décide de prendre un peu de temps pour parcourir le nord de l'Angleterre à pieds, juste après la Seconde Guerre Mondiale, et il se pourrait bien qu'il y fasse une rencontre qui va changer sa vie..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Contrairement à ce que pourrait laisser penser la couverture, ce n'est pas vraiment un livre léger. L'auteur nous y parle de l'état du monde, et de la guerre, celle qui vient de se terminer, comme celle à venir, avec assez peu d'optimisme mais ça n'en est pas moins un roman lumineux. Parce qu'au milieu de tout ça, il y a l'individu, et les rencontres, comme celle de ce jeune homme perdu et de cette vieille dame très seule qui ont chacun quelque chose à offrir à l'autre, un passé qui s'apaise, un avenir qui s'éclaire... C'est un livre qui parle d'amitié avec beaucoup de poésie, de la guerre de façon poignante et de la nature aussi. L'écriture est très belle, elle se déploie avec lenteur et s'apprécie avec patience. J'ai eu envie d'en recopier des passages entiers ! J'ai eu quelques petits bémols aussi, comme le fait que l'auteur encense des poèmes qu'il a écrit lui-même, j'avoue ça m'amuse toujours beaucoup, mais ça reste une jolie découverte."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Ce n'est pas un coup de coeur mais je le conseille à tout ceux qui aiment cette délicatesse que peut avoir la littérature anglaise. Il est disponible en grand format en français et j'espère sincèrement que le poche suivra."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

     

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  • Une Journée dans la Vie du Romancier Gubo de Park Taewon

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    • une journée dans la vie du romancier gubo, Park taewon, littérature coréenne, atelier des cahier, passion corée, hanguk, Corée du Sud, Séoul Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Une Journée dans la Vie du Romancier Gubo ?

       "Lorsqu'un livre parle de livres, ou de gens qui écrivent des livres, il y a quand même peu de chances que je résiste. Alors si en plus, il se passe dans le Séoul des années 30 !"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Chaque matin, Gubo quitte la maison qu'il partage avec sa mère et erre dans la ville, rencontre ses amis, observe ce qui l'entoure... Et pour une journée, il va nous emmener avec lui..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Le roman en lui-même est sympathique. On suit ce jeune écrivain un peu perdu, qui est certainement le reflet de Park Taewon lui-même, dans la ville mais également dans ses réflexions et dans ses souvenirs. Mais c'est certainement la valeur historique du document qui reste la plus interessante, un témoignage qui nous plonge dans le Séoul des années 30, ses rues, ses bâtiments, ses artistes aussi. L'éditeur a d'ailleurs réussi à mettre tout cela en valeur avec des illustrations, des photos de l'époque, des plans et des encadrés qui nous explique parfois le contexte et parfois nous expose la courte biographie d'un tel ou d'un autre. Cela rend ce récit passionnant pour tous ceux qui s'intéressent à la Corée et à cette époque. Ce dont le roman ne rend pas compte en revanche, ou du moins pas explicitement, c'est de l'occupation japonaise de l'époque, ce qui s'explique par le fait que la parution du livre se situe également à ce moment-là. La lecture revêt alors un petit côté perturbant et laisse beaucoup de place à l'imagination."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai surtout aimé cette lecture pour le côté historique et vraiment, j'applaudis l'éditeur pour le travail effectué autour qui lui donne toute l'épaisseur qu'il mérite."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

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    Alors, vous craquez pour "Une Journée dans la Vie du Romancier Gubo" ?

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  • Pachinko de Min Jin Lee

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    • pachinko, lee Min Jin, Min Jin Lee, littérature coréenne, Corée du Sud, hanguk, passion corée, saga familialeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Pachinko ?

       "J'avais profité d'une opération sur les livres numériques pour acheter Pachinko à petit prix et puis j'avais oublié que je l'avais. Jusqu'à ce qu'une amie me propose de le lire en lecture commune, l'occasion parfaite de venir à bout d'un tel pavé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Au début des années 30 en Corée, sous occupation japonaise, jeune et naïve, Sunja se laisse séduire par un riche négociant. Lorsqu'elle tombe enceinte, elle apprend qu'il est marié et refuse de devenir sa maîtresse attitrée. Pour échapper au déshonneur, elle accepte alors d'épouser un jeune pasteur sur le point d'émigrer au Japon."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Malgré ma passion pour la Corée du Sud et de très bonnes critiques sur ce roman, je ne l'avais pas mis  dans mes priorités parce que j'ai privilégié jusque-là les livres d'auteurs coréens, traduits depuis le coréen et qui se déroulent en Corée. Celui-ci a été écrit en anglais par une autrice d'origine coréenne mais ayant grandi aux États-Unis. De plus, la majorité de l'intrigue se déroule au Japon. Malgré ces éléments, je ne peux finalement que constater que ce fut un beau coup de coeur. Il se lit facilement, se dévore même, ne se lâche plus. Entre deux moments de lecture, les personnages ne me quittaient pas, surtout Sunja, cette héroïne au courage hors du commun et à la résilience extraordinaire. La plume est concise, s'étale peu sur les sentiments, respecte toute la pudeur inhérente à la culture coréenne et pourtant on ressent chaque émotion profondément. On suit l'héroïne, son entourage, sa descendance jusqu'à sa vieillesse, on fait parfois des bons de plusieurs années et certains 'manques' sont très frustrants mais cela participe évidemment à l'addiction... J'ai seulement regretté qu'à part Sunja et sa belle-soeur, les autres femmes soient si peu aimables. Mais ces deux-là en valent bien des milliers d'autres, et j'ai adoré également Mozasu et je suis triste de les avoir laissés. Pour la toute première fois je crois, j'ai regretté qu'un tel pavé ne soit pas plus long et absolument aucune scène n'est de trop."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'avoue que j'attendais une fin en particulier, ce qui n'est jamais une très bonne idée, d'autant que je me doutais qu'elle avait peu de chances d'arriver. Mais celle choisie par l'autrice est en harmonie avec le reste de l'histoire et c'est très bien comme ça."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Pachinko" ?