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Lire des Romans - Page 7

  • Beasts of a Little Land de Juhea Kim

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    • beasts of a little land, Judea Kim, littérature coréenne, passion corée, hanguk, corée du sudMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Beasts of a Little Land ?

       "Là encore, il s'agit sûrement de l'un des romans sur la Corée les plus plébiscités et souvent comparé à Pachinko, que j'ai adoré. Un mot de plus de mon amie Chloé Duval en sa faveur et je n'ai pas pu résister plus longtemps."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "De 1918 à 1965, on suit le destin de trois jeunes femmes amenées à devenir courtisanes, des gisaeng, dans la Corée du vingtième siècle et ses nombreux bouleversements, occupation japonaise, guerre civile..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un roman qui m'effrayait un peu et j'ai mis du temps à me lancer. À cause de la prose des premières pages peut-être, de son épaisseur ou encore du fait que j'en avais entendu tant de bien. Finalement, il a eu le temps de sortir au format poche, chez 10 18, avec la même très belle couverture et j'en ai profité pour le lire en français. L'une de mes peurs s'est révélée infondée, l'écriture est fluide et il se lit facilement. Pour les deux autres, je lui ai en effet trouvé quelques longueurs et je n'ai pas aimé autant que je l'aurais voulu. Je n'ai pas grand chose à critiquer mais il n'y a rien non plus que j'ai vraiment adoré, qui m'a passionnée. L'écriture est plus américaine que coréenne, contrairement à Pachinko, plus directe, moins dans la suggestion, les personnages ne sont pas vraiment sympathiques et surtout, tout est effleuré. Il m'a vraiment manqué quelque chose, une petite étincelle, pour être emportée. Pour autant, je pense que pour toutes ses raisons, c'est une très bonne entrée en matière pour tous ceux qui aimeraient en savoir un peu plus sur la Corée sans se lancer dans une lecture trop dépaysante finalement."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est douce, réparatrice c'est vrai, mais je l'ai également trouvée un peu facile."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Créatures du Petit Pays" ?

  • La Famille Han de Min Jin Lee

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    • la famille han, Min Jin lee, free food for millionaires, littérature coréenne, korean lit, Corée du Sud, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Famille Han ?

       "Au départ, le sujet des coréens immigrés aux États-Unis ne m'intéressait pas forcément, moi, c'est en Corée que j'ai envie de voyager, mais j'ai eu un tel coup de coeur pour Pachinko que j'ai décidé de lire malgré tout l'autre roman de Min Jin Lee."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Casey Han a tout essayé pour dompter son caractère rebelle et satisfaire les exigences de ses parents. Mais malgré des résultats excellents et un diplôme de l'Ivy League, ce n'est jamais assez. Après une énième dispute, le ton monte un peu trop et la jeune femme se retrouve à la porte de chez elle."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je suis tellement admirative du talent de l'autrice. Le premier chapitre est une claque, c'est le cas de le dire. Il nous plonge directement dans l'intrigue et on s'attache instantanément à l'héroïne. Même si j'ai toujours su qu'elle n'était pas parfaite, qu'elle m'agacerait parfois, qu'elle me décevrait sûrement aussi par la suite, je n'ai pas pu m'empêcher de l'aimer et ça c'est un des talents de Min Jin Lee. Les émotions sont présentes dès le début et elles ne nous quittent plus. Les pages se tournent toutes seules, avec une facilité déconcertante. C'est le genre de roman que l'on prend pour lire un chapitre ou deux et que l'on repose trois heures plus tard sans avoir vu passer le temps. Et comme je ne peux pas m'empêcher de comparer avec Pachinko, je suis épatée de voir à quel point l'autrice adapte sa plume à son histoire et à l'époque sans rien perdre de sa force et de son addictivité. On voit également les prémices de ce qu'elle fera de façon plus approfondie dans son deuxième roman, cette façon qu'elle a de sauter des scènes auxquelles on aurait aimé assister pour créer un peu de frustration. J'ai aimé certains personnages, j'en ai détesté d'autres, j'aurais voulu leur mettre des claques parfois ou leur faire des câlins. Bref, je ne m'y attendais pas du tout, mais c'est un coup de coeur."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'étais tellement triste de les quitter, je ne voulais pas que ça se termine, j'en aurais voulu plus, beaucoup plus ! Ça ne m'arrive jamais d'habitude avec les pavés pourtant. Ah si, ça m'est arrivé avec Pachinko aussi. Tellement hâte que Min Jin Lee sorte un troisième roman maintenant."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Famille Han" ?

  • Lemon de Kwon Yeo-Sun

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    • lemon, kwon yeo-sun, littérature coréenne, koreanlit, Corée du Sud, deuil, passion corée, hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Lemon ?

       "Comme à peu près tout livre coréen qui se respecte, il était évidemment dans ma wishlist et sa sortie poche française fut l'occasion pour moi de le découvrir grâce aux éditions 10 18."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Lorsqu'elle était adolescente, Da-eon a perdu sa grande soeur, un meurtre qui n'a jamais été élucidé. Arrivée à l'âge adulte, elle va partir en quête de réponses..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "En lisant le résumé, on pourrait s'attendre à un roman policier mais ce n'est pas le cas. Si l'héroïne cherche effectivement des réponses, c'est parfois tout simplement à la question "comment survivre à la mort de sa soeur". On explore donc avec elle ses sentiments profonds, divers et chaque étape du deuil. Je n'avais lu quasiment que des avis mitigés sur ce roman et je pense que c'est en grande partie à cause de cela, et du fait que l'on n'obtient aucune réponse claire. Pour ma part, j'étais avertie et j'ai pu apprécier ma lecture. J'ai apprécié le changement de narratrice aussi, les non dits et les sous-entendus et s'il est vrai que le nom du meurtrier n'est pas écrit noir sur blanc, il n'est quand même pas bien difficile à deviner il me semble, comme les conséquences terribles de son acte. Je m'attendais à une lecture vraiment étrange et si c'est sûrement différent d'un roman français c'est pour moi très proche de tout ce que j'ai pu lire de coréen à ce jour."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je le recommande volontiers. Sans que ce soit un coup de coeur, j'ai vraiment aimé ce roman et on peut le relire pour y découvrir toujours plus il me semble, d'autant qu'il est très court. Et à lire à plusieurs pour comparer ses théories, c'est encore mieux. Je ne suis pas certaine en revanche qu'il me marquera durablement mais ça, seul le temps le dira."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Lemon" ?

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