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Books are my Wonderland - Page 14

  • La Grange d'Angie Kim

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    • la grange,angie kim,littérature coréenne,polar coréen,korean lit,passion corée,corée du sud,hangukMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Grange ?

       "Les avis mitigés, le fait que l'action se déroule aux États-Unis et que le livre, seulement sorti en grand format en France, soit épuisé ne faisaient pas de ce titre une priorité de lecture. Jusqu'à ce qu'Hugo le sorte soudainement en poche."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "La famille Yoo se démène pour offrir une vie meilleure à leur fille depuis qu'ils se sont installés aux États-Unis mais alors que les choses commençaient enfin à s'améliorer, une catastrophe survient, plusieurs blessés, plusieurs morts. Était-ce accidentel ou intentionnel ? Qui est vraiment responsable ?"

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Comme je l'ai dit, les avis que j'avais lus sur ce roman n'étaient pas très enthousiastes et je n'en attendais donc pas grand chose. J'avais tort. J'ai adoré ma lecture. Après l'introduction et la catastrophe, l'intrigue reprend un an plus tard avec le procès. Au fil des pages, on change de protagonistes pour apprendre à connaître chacune des personnes impliquées, leur passé, ce qu'ils ont fait le jour de l'explosion et depuis mais surtout, ce qu'ils cachent. C'est passionnant. L'autrice a un talent fou pour nous immerger dans la vie de ses gens et dans leur tête, pour nous les faire aimer ou détester. Et puis, il y a un sujet en fil rouge de ce roman, c'est la différence. Les enfants et adolescents présents sont tous différents : la première, immigrée, peine à trouver sa place, une autre est handicapée, et deux sont autistes. Et pour ces derniers, la façon dont Angie Kim nous parle de leurs mères ne peut que nous émouvoir, leur amour, leur dévouement et leurs difficultés aussi. Ce n'est pas toujours un roman facile à lire, j'étais souvent déchirée entre le reposer pour souffler un peu et digérer ce que j'avais lu et ne pas le lâcher jusqu'à la dernière ligne, pour savoir."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai eu très peur pour cette fin. Il s'y passe des choses que j'ai un peu vu venir et que j'aurais vraiment souhaitées différentes. Malgré tout, c'est tellement bien amené et tellement bien écrit, que je me suis une nouvelle fois laissée porter et j'en ai pleuré. Cette histoire, un superbe coup de coeur, est une véritable ode au courage des mères."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

    et toutes celles sur les polars coréens, par LÀ

     

    Alors, vous craquez pour "La Grange" ?

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  • Gangnam d'Ian Manook

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    • gangnam, ian manook, littérature coréenne, Corée du Sud, polar coréen, passion corée, hanguk, korean litMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Gangnam ?

       "Je suis tombée sur ce livre vraiment par hasard, à quelques jours de sa sortie. Ian Manook est un auteur que je voulais déjà découvrir alors avec une intrigue qui se déroule en Corée, il aurait été étonnant que je ne sois pas intéressée et je remercie Flammarion de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors qu'il viennent d'arriver en Corée du Sud pour y passer leurs vacances, la femme de Verneuil est enlevée et personne ne veut l'aider. Heureusement pour lui, un ancien flic qui parle français, à moitié mafieux et surnommé Gangnam, va s'en mêler..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je ne sais jamais trop quoi penser d'un livre qui se déroule en Corée, écrit par un français. J'en lis peu d'ailleurs, ce sont les plumes coréennes qui m'intéressent mais quelques exceptions m'attirent malgré tout. C'était le cas avec celui-ci et je me suis vite rendue compte que Ian Manook s'était extrêmement bien documenté, qu'il connaît bien le pays et sa culture. Difficile de lui reprocher le contraire quand il nous explique et nous détaille absolument tout page après page. Si cela m'a rassurée sur son implication, je ne vous cache pas que j'aurais aimé une approche beaucoup plus subtile. J'ai apprécié son écriture rythmée, son histoire et ses rebondissements. J'ai beaucoup aimé évoluer en plein coeur de la mafia coréenne, un sujet sur lequel je ne m'étais pas encore penchée jusque là mais qui m'intéresse, et je me suis vraiment attachée aux personnages même s'ils ne sont pas très originaux dans le paysage du polar : le vieux flic écorché par la vie, la jeunette à la Lisbeth Salander... Et ce ne sera pas le seul cliché. Plus on approche de la fin, plus ça se complique. J'ai tellement levé les yeux au ciel que j'ai cru qu'ils ne redescendraient jamais : rien ne nous sera épargné côté thématiques coréennes (l'arrivée des haenyo a été la goutte de trop) et les rebondissements sont de plus en plus énormes et invraisemblables à chaque ligne."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Apparemment, cet auteur écrit souvent des trilogies. S'il y a une suite à celui-ci, je serai donc bien embêtée. J'ai vraiment envie de retrouver les personnages mais j'aime les romans qui savent être efficaces sans avoir besoin d'en faire autant. Je suis donc incapable de dire si je lirai la suite ou non."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Gangnam" ?

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  • Babysitter de Joyce Carol Oates

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    • babysitter,joyace carol oates,une année au féminin,littérature américaineMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Babysitter ?

       "Cette fois, c'est une autrice contemporaine mais déjà incontournable que nous avons choisi pour notre challenge Une Année au Féminin, une autrice qui était dans ma wishlist depuis quelques temps déjà."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Hannah Jarrett fait partie de l'élite de Détroit et comme il se doit, elle a tout ce qu'on peut désirer mais elle s'ennuie. Alors lorsqu'un inconnu avec qui elle a tout juste échangé quelques mots lui demande de le rejoindre à l'hôtel, elle accepte. Et malgré l'horrible façon dont il la traite, elle y retourne..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "La relation fut compliquée, à l'image de celle de l'héroïne. Je reconnais le talent d'écriture de l'autrice, l'emprise qu'elle réussit à avoir sur son lecteur, comme une sorte de miroir à son histoire... Je n'ai donc pas peiné à lire ces 600 pages, même s'il ne se passe absolument rien dans les 100 premières, mais je me demandais souvent quel en était l'intérêt et si je ne ferais pas aussi bien d'arrêter. Je n'ai eu aucune empathie pour l'héroïne (ce qui n'est apparemment pas le but de Oates), je n'ai éprouvé aucun attrait à jouer les voyeurs dans sa vie, et tout ce qui m'avait attiré dans ce texte est extrêmement secondaire. Je ne suis même pas sûre de comprendre ce qu'il est censé dénoncer ? L'emprise justement ? Je ne pense pas, ou alors c'est raté. Les dérives de la riche bourgeoisie ? Rien de très nouveau sous le soleil. En somme, ce texte n'était ni aussi noir, ni aussi dérangeant que ce à quoi je m'attendais et il me laisse juste perplexe. Les messages subliminaux, ça ne fonctionne pas sur moi malheureusement. Si un auteur à quelque chose à dire, je préfère qu'il l'énonce clairement et pas en employant une multitude d'effets littéraires (phrases courtes et sans verbe à répétition, retours en arrière et insertions de propos sans rapport avec le reste du texte...)."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin, comme le reste, ne dit pas les choses clairement et après autant de pages, je pense que le lecteur a droit à une résolution nette mais j'ai aimé ce qu'elle sous-entend. Je pense encore que j'aurais pu apprécier cette autrice si j'avais commencé par un titre dont le thème m'aurait plus intéressée mais je ne pense pas que je tenterai à nouveau l'expérience."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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